Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Nations Libres
  • Nations Libres
  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
  • Contact

Recherche

29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:44

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de la Cour vous feront blanc ou noir. »

Jean de la Fontaine

 

 

S’il est une chose que l’affaire Strauss-Kahn nous aura apprise, c’est à quel point la mainmise des puissants sur les médias, les politiciens et la justice, leur autorise une mauvaise foi sans limite. Il en est ainsi de Dominique Strauss-Kahn et de ses avocats qui ont su, à partir d’éléments infimes, diffuser dans l’opinion des idées plus fausses les unes que les autres. Il ne s’agit donc pas ici de faire le procès de l’ex-patron du FMI, mais de tordre le coup à quelques idées fausses, ou mensongères, colportées par ses amis.

 

 

La théorie du complot : absurde et illogique

 

Beaucoup de défenseurs de Strauss-Kahn ont évoqué, parfois en toute bonne foi d’ailleurs, la possibilité d’un complot mené par les Etats-Unis, contre un politicien soupçonné de menacer leurs intérêts. La théorie est séduisante, tout d’abord parce qu’il nous est toujours difficile d’admettre le comportement indigne et stupéfiant de nos représentants, mais aussi et surtout parce que les Américains sont spécialistes de ce genre de manipulations. Mais, n’en déplaise à notre chauvinisme, elle est irrecevable.

 

Les services secrets américains sont parmi les meilleurs au monde ; quelques échecs retentissants ne sauraient faire oublier qu’ils ont tenus, des années durant, la dragée haute au KGB, à la Stasi, au Mossad, au MI6. Ils ont renversé des gouvernements, déclenché des guerres, discrédité les hommes les plus puissants du monde, en toute discrétion. Croit-on vraiment que ces services auraient pu autant bâcler une affaire comme celle de Dominique Strauss-Kahn ?

 

Etant donné les nombreuses failles du personnage, si les Américains avaient voulu le discréditer, ils s’y seraient pris bien plus habilement.

Dans un premier temps, sachant les moyens dont disposeraient la défense, ils se seraient arrangés pour embaucher une femme au passé totalement irréprochable – et au physique irrésistible. D’autre part, ils se seraient assurés au préalable de mettre le procureur Cyrus Vance de leur côté. Enfin, quel intérêt auraient-ils eu à chasser du FMI son directeur général, qui prévoyait de quitter l’institution dans moins d’un an ?

C’est justement parce que la défense de Nafissatou Diallo est si faible, parce que le procureur est si favorable à Dominique Strauss-Kahn, qu’un complot américain est tout simplement inimaginable. Ou alors, il faudra en déduire que les services secrets américains sont devenus les plus mauvais du monde…

 

 

Le passé douteux de Nafissatou Diallo : une excuse pour la violer ?

 

L’ensemble des partisans de Dominique Strauss-Kahn, Cyrus Vance en tête, se sont rangés derrière l’enquête menée par la défense, qui affirme que la victime supposée aurait menti dans son passé. C’est un fait indéniable, en effet. Pour enfoncer le clou, lorsque N. Diallo menaça de porter plainte au civil, suite au stupéfiant parti-pris de Cyrus Vance, elle fut accusée d’être vénale (personne ne songeant qu’elle pouvait avoir juste perdu confiance en la justice pénale de son pays).

Admettons tout cela. Admettons que cette femme ait déjà menti et cherche à gagner de l’argent. Qu’est-ce que cela change à l’affaire ? Seuls les naïfs et les hypocrites peuvent dire le contraire : lorsqu’une victime vient d’un milieu extrêmement précaire, celui de l’immigration africaine, par exemple, il est rare qu’elle présente un parcours irréprochable. La majorité des réfugiés politiques mentent plus ou moins lors de leur entrée aux Etats-Unis ; la majorité des gens de ce milieu ne refusent pas une occasion de se faire de l’argent facilement – faiblesse très humaine, et aggravée par la misère. Et alors ? Cela ôte-t-il à ces gens tous les droits, cela autorise-t-il qu’on abuse de leur corps sans égard ?

 

Une bonne partie des viols commis en Occident le sont sur des prostituées, souvent illégales. Faut-il, parce que ces femmes n’ont pas une moralité irréprochable, parce qu’il leur arrive de mentir, ou même de fréquenter des trafiquants de drogue, discréditer leur parole, mépriser leur souffrance, écarter leurs plaintes ?

 

Or, aussi imparfaite que soit Nafissatou Diallo, le fait est que tous les éléments scientifiques et matériels plaident en sa faveur. Deux rapports, à savoir l’expertise psychologique et l’analyse médicale, ont conclu au viol ; les scientifiques ont établi qu’une relation sexuelle avait bien été imposée par la violence ; pour couronner le tout, le visionnage des caméras de surveillance a donné raison à la plaignante contre Cyrus Vance. Une preuve scientifique n’est jamais fiable à 100%, certes. Mais elle l’est toujours plus que des spéculations hasardeuses basées sur le passé agité d’une réfugiée politique. Et ce d’autant plus que le passé de son adversaire est au moins aussi chargé que le sien…

 

 

Quid du passé bien plus douteux de Dominique Strauss-Kahn ?

 

On ne devrait juger une telle affaire que sur les faits, non sur la personnalité des plaignants. Mais, puisque la défense de Dominique Strauss-Kahn a dépensé plusieurs millions pour salir la réputation de sa plaignante, il est temps de rappeler – et gratuitement – que le passé du Français est autrement plus trouble.

 

Nous ne parlerons pas ici de l’affaire de la MNEF, où Dominique Strauss-Kahn, soupçonné de détournement de fonds étudiants, ne fut innocenté que par une feuille de papier… dont la police d’écriture n’existait pas encore à la date de son impression supposée. Nous ne parlerons pas des micros placés secrètement auprès de Ségolène Royal pour discréditer la candidate aux primaires socialistes de 2007. Nous ne parlerons pas non plus des ridicules et pathétiques mensonges de Dominique Strauss-Kahn sur les goûts musicaux de son petit-fils, supposé aimer « Zidane il va marquer » – une idée soufflée par son conseiller en communication.

 

Contentons-nous ici des affaires de mœurs qui ont éclaboussé l’ex-directeur du FMI. De ses mensonges sur sa liaison – plus imposée que librement consentie selon elle – avec Piroska Nagy, jeune secrétaire de l’institution financière. De ses mensonges sur ses infidélités répétées, qu’il niait alors même qu’elles étaient de notoriété publique, menaçant la réputation de la France aux Etats-Unis. Du témoignage de Tristane Banon, qu’il aurait déjà tenté de violer. Du témoignage de ces multiples anonymes, socialistes et d’ailleurs, sur son rapport malsain, et presque maladif, aux femmes.

Ces éléments ne sauraient évidemment constituer le moindre début de preuve contre Dominique Strauss-Kahn. Mais si l’on juge l’affaire sur la réputation et le passé de chacun de ses protagonistes, force est de constater qu’il est, en terme de mensonge et de précédents, encore moins « fiable » que Nafissatou Diallo.

 

 

En fin de compte, jamais les avocats de Dominique Strauss-Kahn n’auront pu prouver son innocence ; au-delà des théories fumeuses et des certitudes infondées, leur seule défense aura consisté à fouiller au microscope la vie de sa victime pour y discerner quelques imperfections. Pas une seule fois ils ne se seront expliqués sur les rapports des médecins et des psychologues attestant qu’un viol avait eu lieu. Pas une seule fois leur client ne se sera exprimé lui-même pour donner sa version de l’histoire, ce qu’il n’aurait pas manqué de faire s’il avait été vraiment innocent.

Dominique Strauss-Kahn ne sera innocenté que pour une raison : parce que sa victime n’est pas moralement irréprochable ; pourtant, lui ne l’est pas non plus. Mais il est riche. Au pays de l’argent-roi, la justice peut relâcher de riches assassins comme O.J. Simpson, tout en laissant mourir dans ses geôles (quand ils ne sont pas exécutés à tort) les plus démunis. Une justice de classe que les socialistes français encensent de manière révoltante. Dominique Strauss-Kahn aura sauvé sa liberté. Mais quelle meilleure preuve de son éventuelle culpabilité, que la lâcheté et la malhonnêteté de ses méthodes de défense ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires