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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 12:40

Une nouvelle vague de massacres frappe de nouveaux le Proche-Orient. De la Palestine à l'Irak, sans oublier la Libye (où l'ont voit aujourd'hui les résultats catastrophiques de notre intervention militaire de 2011), les haines communautaires semblent plus déchaînées que jamais et prédisent un sombre avenir pour cette région ou vivent côte à côte musulmans, juifs et chrétiens, Arabes, Kurdes et Turcs.

Billet d'humeur du 10 août 2014: Gaza, djihadistes irakiens et élection présidentielle turque

C'est évidemment la tragédie palestinienne qui marque le plus les esprits - et réveille les fractures les plus douloureuses. Comment ne pas être effaré par ce déchaînement de violences et ces bombardements aveugles qui frappent une population majoritairement civile, prisonnière d'un réduit qu'elle ne peut ni fuir, ni protéger? Le comble de l'ignominie est atteint avec ces colons israéliens qui s'installent sur des sièges, comme s'ils étaient au spectacle, pour admirer ce massacre et applaudir chaque bombe lancée sur cette terre ravagée.

 

Mais peut-être plus effarantes encore sont les justifications qu'on essaie d'apporter à ces massacres. Israel ne ferait que "se défendre"; mais depuis quand faut-il tuer près d'un millier de civil pour venger la mort - certes tragiques - de trois citoyens? D'aucuns affirment que le Hamas se cache dans les hôpitaux ou les écoles, ce qui expliquerait la destruction de ces bâtiment. Ce n'est pas impossible (le mépris du Hamas pour la vie de ses citoyens est patent), mais cela justifie-t-il le meurtre de civils, de femmes et d'enfants? Lorsqu'un braqueur prend un otage, fait-on sauter toute la banque pour l'éliminer?

D'autres feignent la fausse naïveté. Jacques Attali se demande pourquoi les Palestiniens ne se cachent pas dans les tunnels creusés par le Hamas. Peut-être parce qu’Israël a affiché son intention de détruire ces tunnels?

Député de l'UDI et conseiller de Benjamin Netanyahou, le Franco-Israélien Meyer Habib parcours tous les plateaux de télévision pour expliquer qu'Israel représente la civilisation, la bonté, la grandeur d'âme, face à la "barbarie islamiste". Comment ce subtil analyste explique-t-il alors que le Hamas sorte renforcé de l'opération menée par Israël?

 

La position du Parti Socialiste est écœurante - mais qui pouvait attendre autre chose de ce parti? Celle de l'UMP l'est tout autant. Le FN se tait piteusement. Seul le vieil axe "gaullo-communiste" (Mélenchon, Villepin, Dupont-Aignan...) réagit avec un peu de dignité. Et rappelle la position traditionnelle de la France: sécurité pour les Israéliens, liberté et dignité pour les Palestiniens. Un juste milieu oublié depuis longtemps par les politiciens au pouvoir...

Non moins écœurantes sont les réactions qui tentent d'associer toute critique des bombardements israéliens à de l'antisémitisme. Ces amalgames auquel se livrent une poignée de fanatiques (en vrac: Manuels "el Blanco" Valls, le triste clown journalistique Frédéric Haziza, le néo-con Ivan Rioufol...) sont terriblement dangereux.

Associer les juifs à Israel, c'est aussi injuste et raciste qu'assimiler les musulmans au Qatar ou à l'Arabie Séoudite. Confondre une religion, que ce soit le judaïsme ou l'islam, avec un Etat - en particulier un Etat belliqueux et agressif - est une absurdité totale.

Scandaleuse aussi est la complaisance des autorités envers la Ligue de Défense Juive, dont on semble seulement découvrir l'existence, alors que ses milices tabassent et menacent depuis de longues années.

Bien sûr, les dérives que l'on a pu voir dans certaines manifestations (casseurs, slogans antijuifs...) sont inacceptables, scandaleuses. Et l'on ne peut que déplorer la présence de mouvement islamistes violents, tels les représentants du Hamas ou de certains groupes salafistes. Comment peuvent-ils défiler ainsi, alors qu'ils ont finalement une lourde responsabilité dans le malheur des Palestiniens? Toutefois, on ne saurait réduire les adversaires de la politique israélienne aux antisémites ou aux islamistes, bien loin de là!

 

Un petit mot, justement, sur le Hamas. Fondé en grande partie pour discréditer la résistance nationaliste palestinienne et la concurrencer, ce mouvement profite des massacres de Gaza pour se présenter comme le pôle de la résistance. Qu'est-ce que c'est que cette blague? Qu'est-ce donc que cette résistance qui, en huit ans, n'a pas été foutue d'attaquer un seul objectif militaire israélien? Qui n'a apporté que le malheur, la violence et la répression aux Palestiniens? Qui, par ses lubies obscurantistes, a empêché l'émergence d'une élite intellectuelle palestinienne comparable à celles qui ont mené le combat de la décolonisation au XXème siècle?

Les Palestiniens, poussés au désespoir par l'intransigeance israélienne, ont élu le Hamas. Il faut respecter ce vote, et traiter avec ce mouvement. Mais il ne faut jamais oublier qu'il est le meilleur ennemi, c'est-à-dire l'allié objectif, d’Israël. Et ce n'est pas un hasard si chaque opération israélienne conduit, in fine, à renforcer le Hamas. Au détriment, bien sûr, des nationalistes palestiniens.

Il est vrai que, vu le ramassis de collabos et de corrompus qu'est devenue l'OLP, le Hamas a beau jeu de prospérer sur le vide ainsi laissé. Les faucons israéliens se délectent de ce désastre. Et les pacifistes, en Israël comme en Palestine, se voient de plus en plus marginalisés.

 

J'ai lu cet été un de ces pacifistes, l'historien israélien Schlomo Sand. Son excellent ouvrage Comment le peuple juif fut inventé combine un profond humanisme avec une analyse précise fondée sur une culture solide. Un livre qui explique le problème fondamental d’Israël: au lieu de se penser comme l'Etat de l'ensemble de ses citoyens, il se pense comme l'Etat d'un peuple qui, en réalité, n'existe pas.

Billet d'humeur du 10 août 2014: Gaza, djihadistes irakiens et élection présidentielle turque

Assez parlé d’Israël et de la Palestine. Une autre tragédie se jouait à la même période en Irak, où les massacreurs de l'EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant, mouvement djihadiste sunnite) persécutaient impitoyablement les chrétiens, et depuis peu les Yézidis, autre minorité religieuse locale.

Naturellement, certains ont tenté, de manière tout à fait indécente, de mettre ces deux tragédies en concurrence. Certains défenseurs d'Israel se posent ainsi en protecteurs des chrétiens d'Orient, histoire de détourner l'attention des crimes de Tsahal. Inversement, des manifestants pro-palestiniens restent silencieux sur les massacres commis par l'EIIL - comme s'il refusaient de dénoncer ce mouvement islamiste qui n'a pourtant rien à envier en barbarie, bien au contraire, aux faucons du Likoud.

 

L'Irak, donc. Pays qui, dans les années 1970, sous l'impulsion d'un nationalisme arabe en pleine vigueur, était devenu le plus alphabétisé et l'un des plus modernes du monde arabe. C'était avant les premières erreurs de Saddam Hussein (guerre contre l'Iran, écrasement des soulèvements kurdes...) qui ont fini par le mener à sa perte.

La responsabilité principale de ce fiasco revient aux Américains. En renversant Saddam Hussein et en détruisant l'appareil d'Etat baasiste, ils ont signé l'arrêt de mort de l'Irak en tant que Nation. Aujourd'hui, l'Irak démocratique et pacifié que nous annonçaient certains éditocrates atlantistes (coucou Ivan Rioufol) nous semble bien éloigné. Les exactions du gouvernement chiite de Nouri al-Maliki ont fourni un terreau fertile à l'émergence de mouvements djihadistes sunnites. Ces mouvements ont ensuite été soutenus par l'Occident (Etats-Unis, France, Turquie...) face à Bachar al-Assad. Avant de prendre le contrôle de régions entières.

 

Les chiites et les Kurdes, qui avaient applaudi le renversement de Saddam Hussein, risquent paradoxalement d'être les premières victimes du vide laissé par son absence. Triste ironie du sort.

Car oui, ce sont les chiites, les laïcs arabes, les Kurdes, les chrétiens, les Yézidis, qui sont les premières cibles de l'EIIL. Les crétins qui se réjouissaient de l'émergence d'un grand Califat "terreur d'Israel et de l'Occident" (sic) doivent bien se le mettre dans le crâne: l'EIIL n'a pas du tout l'intention de combattre Israel (ils l'ont même précisé). Courageux, mais pas téméraires, nos vaillants djihadistes. C'est quand même moins risqué d'égorger des prisonniers de guerre chiites que d'aller défier les missiles israéliens...

Billet d'humeur du 10 août 2014: Gaza, djihadistes irakiens et élection présidentielle turque

Mais ce titre de Calife que l'EIIL prétend défendre est très convoité. Un peu plus au nord, un certain Recep Tayyip Erdoğan se verrait bien le porter, lui aussi. Et ça tombe bien, car c'est aujourd'hui même que l'élection présidentielle turque lui apportera une victoire éclatante.

Comment s'en étonner, du reste? Le pâle candidat qui lui sert de concurrent, Ekmeleddin Ihsanoğlu, ressemblait depuis le début à une erreur de casting. Choisi pour rassurer l'électorat conservateur, cet ancien président de l'Organisation de la Conférence Islamique n'a pas séduit les laïques ni les alévis, sans parvenir à mordre sur l'électorat AKP. La logique démocratique est de toute façon avec Erdoğan: le poids électoral d'une population anatolienne et stambouliote conservatrice lui assure une victoire mathématique et automatique sur les élites européanisées.

 

Sûr de cette victoire, Erdoğan s'est d'ores et déjà permis quelques piques contre les Arméniens ou les alévis. Histoire de bien leur faire comprendre qu'ils n'ont aucune place dans sa vision de la Turquie. Il savoure sa revanche sur Atatürk et son héritage, qu'il détruit lentement mais sûrement. Faut-il en conclure que le siècle kémaliste touche à sa fin?

Résultats ce soir.Je prédis, comme je l'ai fait depus le début, une victoire d'Erdoğan avec plus de 50% des voix. Son rival sera à 35%. Quant au candidat des Kurdes - voué à l'échec en raison même du caractère communautaire, non assumé mais visible, de sa candidature - il ne devrait être qu'entre 10 et 15%.

 

Le Proche-Orient ne nous vend pas du rêve. Même les plus optimistes devront convenir que la situation y est bien sombre - plus peut-être qu'elle ne l'a jamais été...

Et Dieu doit bien rire en regardant ses adorateurs s'entre-massacrer en son nom.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:10

Eric Zemmour a parfaitement résumé le bilan géopolitique de 2013: Vladimir Poutine est l'homme de l'année. En Syrie comme en Ukraine, il a réussi à mettre à bas ses adversaires occidentaux - dont la faiblesse momentanée a permis à un autre pays, l'Iran, de replacer ses pions sur l'échiquier international.

Billet d'humeur du Nouvel An 2013: l'année de Vladimir Poutine; propagande de Reporters Sans Frontière; Dieudonné et sa "quenelle"

La Russie a joué en trois coups gagnants, mettant tous ses adversaires à bas. En accueillant le lanceur d'alerte Edward Snowden, Vladimir Poutine a permis à son pays d'apparaître comme un défenseur des libertés publiques face à la machine de répression américaine. Les révélations de son hôte ont été une arme redoutable face aux Américains.

Une arme qui a compté lors de la crise syrienne de l'été 2013.

 

Répondant aux volontés occidentales d'attaquer la Syrie, Vladimir Poutine a proposé une négociation sur le désarmement de ce pays. Un coup de maître: en acceptant cette négociation, les Occidentaux reconnaissaient implicitement la légitimité du régime de Bachar al-Assad, seul allié arabe de Moscou.

Ceux qui avaient voulu contrer la volonté russe et renverser le régime syrien se sont cassés les dents. Mohamed Morsi, le Président égyptien, a fini renversé par un coup d'Etat. Recep Tayyip Erdogan, le Premier Ministre turc, a été dangereusement déstabilisé par les manifestations de Taksim. Lâché par la puissante confrérie Gülen, il voit désormais son pouvoir vaciller sous les accusations de corruption. 

 

Gagnant sur la Syrie, Vladimir Poutine a du essuyer un contre-coup en Ukraine. Les Occidentaux ont essayé de déstabiliser le régime ukrainien (fort peu sympathique, il est vrai), en utilisant sa jeunesse révoltée et tournée vers l'Union Européenne. Echec, une nouvelle fois: Vladimir Poutine a su ramener l'Ukraine sous son influence. Mieux encore, il s'est payé le luxe de libérer le délinquant financier Mikhaïl Khodorkovski et ces pauvres militantes manipulées des Pussy Riot. Se donnant ainsi l'image de tzar magnanime, et faisant taire bon nombre de critiques occidentaux. 

 

Les adversaires de la Russie n'ont eu que de petites vengeances mesquines à se mettre sous la dent. Boycott plus ou moins officiel des Jeux Olympiques de Sotchi pour les Occidentaux. Plusieurs attentats-suicides dans la ville de Volgograd (ex-Stalingrad) pour les islamistes. Rien qui paraisse en mesure d'enrayer l'appétit de puissance d'un ours russe encore mal remis du choc des années 1990, mais bien décidé à retrouver sa place sur la scène mondiale.

 

 

Je découvre à ce sujet la dernière vidéo de propagande de Reporters Sans Frontière: on y découvre plusieurs dirigeants (russe, syrien, nord-coréen, hongrois, turc, italien, azéri, chinois et zimbabwéen) en train de fêter le nouvel an. Un petit message moralisateur en fin de vidéo nous informe que sans Reporters Sans Frontière, l'information serait entièrement contrôlée par ces individus. 

Diantre. Après que Nicolas Sarkozy a, selon Henri Guaino, "sauvé la démocratie en France, en Europe et dans le monde", nous apprenons donc que Reporters Sans Frontière a sauvé la liberté de presse mondiale. 

On passera sur le procédé qui consiste à amalgamer, dans un ensemble complètement incohérent, de vrais dictateurs (Kim Jong-Un ou Ihlam Aliev), des dirigeants autoritaires mais démocratiquement élus (Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdogan) et des démocrates comme Viktor Orban ou Silvio Berlusconi (ce dernier n'étant d'ailleurs plus au pouvoir).

Certes, Reporters Sans Frontières choisit de se concentrer sur la "liberté de la presse", et de ne pas s'occuper du spectaculaire développement de la Chine ou de l'Azerbaïdjan, ou bien de la situation chaotique en Syrie ou au Zimbabwe. C'est un choix.

Mais même avec ce choix, il manque deux ou trois bonshommes sur la vidéo, non? Quid de Barack Obama, l'homme qui a voulu faire condamner le lanceur d'alerte Edward Snowden (authentique défenseur de la liberté de la presse, lui)? Où sont les présidents du Turkménistan, de l'Ouzbékistan ou de l'Erythrée, véritables cauchemars pour les journalistes? Et que penser de l'absence des monarques séoudien, qatari ou émiratis? Faut-il croire que l'argent du pétrole achète tout - y compris la bienveillance de Reporters Sans Frontière?

 

 

Il est vrai qu'en France, la liberté d'expression devient elle-même un concept très relatif, à l'heure où le Ministre de l'Intérieur prétend faire interdire à un humoriste de faire ses spectacles.

Parlons donc clairement de Dieudonné, et expliquons en quoi il est scandaleux de vouloir interdire, soit ses spectacles, soit le fameux geste de la "quenelle" qu'il a popularisé.

Dieudonné, qu'est-ce donc? C'est un humoriste et un provocateur qui, aux origines, riait de tous les extrémistes et de toutes les religions. Après un sketch caricaturant un extrémiste de droite israélien, il avait subi en 2003 une scandaleuse persécution, sur fond d'accusations injustifiées d'antisémitisme.

En réaction à ce lynchage public, Dieudonné a multiplié les provocations. Certaines sont très drôles, d'autres de mauvais goût, d'autres choquantes. C'est au public d'en juger. Je l'écris d'autant plus librement que je n'ai jamais trouvé Dieudonné spécialement drôle. Son obsession de certains sujets (les Juifs, les sionistes et, dans une moindre mesure, l'esclavage) m'agace, et je comprends très bien qu'un certain nombre de Juifs se sentent choqués par ses provocations.

Mais qui a le droit de définir ce qui est drôle ou non? Certainement pas la justice. Vouloir faire interdire les spectacles de Dieudonné, sous prétexte que le Ministre de l'Intérieur n'aime pas ce qu'on y dit, c'est un pas très dangereux vers la dictature. Et c'est une hypocrisie d'autant plus grande que, lors des attaques anti-islam de Charlie Hebdo, Manuel Valls avait été le premier à défendre ce journal au nom de la liberté d'expression...

Il est donc monstrueux de prétendre interdire à un humoriste de faire son travail - même quand on trouve son humour choquant ou pas drôle. Après tout, si Dieudonné tient des propos diffamants ou racistes pendant son spectacle, rien ni personne n'empêche la justice de le poursuivre pour cela. Et s'il doit être condamné, il le sera.

Plus inquiétant encore: Meyer Habib, député UDI proche de l'extrême-droite israélienne, prétend faire interdire la "quenelle". Des personnalités comme Tony Parker ou Nicolas Anelka ont été menacées pour avoir effectué ce geste.

Billet d'humeur du Nouvel An 2013: l'année de Vladimir Poutine; propagande de Reporters Sans Frontière; Dieudonné et sa "quenelle"

Qu'est-ce donc que la "quenelle"? Il s'agit d'un geste plus ou moins vulgaire, imitant le "fist-fucking". Chacun jugera du bon goût de la chose.

Mais là où la mauvaise foi atteint repousse toutes les limites, c'est quand des groupes communautaristes comme la Licra, le BNVCA ou le CRIF prétendent y voir un geste antisémite. Soyons donc bien clair dessus: la "quenelle" n'a aucun rapport, ni avec l'antisémitisme ni avec le racisme, et encore moins avec le nazisme. C'est un geste vulgaire, scatologique même, mais sans lien avec l'antisémitisme. Comment peut-on être débile au point d'y voir un "salut nazi inversé" (sic)?

Il est vrai toutefois que certains fans de Dieudonné ont donné une signification ambiguë au geste: lorsque de jeunes crétins font leur "quenelle" devant les portes d'Auschwitz, ou devant l'école juive où plusieurs enfants avaient été assassinés par Mohamed Merah, on ressent un profond malaise.

Oui, certains "quenelliers" sont clairement antisémites. Il ne faut pas se voiler la face. Mais ce n'est pas le cas de tous. Et ce n'est pas le cas du geste en question. Après tout, si quelqu'un faisait un doigt d'honneur devant les portes d'Auschwitz, ce serait certainement de l'antisémitisme. Est-ce que pour autant, le doigt d'honneur deviendrait antisémite? Certainement pas.

Mais la "quenelle" est tellement pratique pour le gouvernement, à qui elle permet de ne pas parler de ses innombrables échecs (notamment économiques et sociaux)! François Hollande lui-même, en visite chez ses amis d'Arabie Séoudite (une dictature violemment antisémite), a pris le temps de condamner la "quenelle". Aucun président n'avait atteint un tel niveau de ridicule. Qui parlait de changement?

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:45

L'atmosphère politique en France devient irrespirable, aussi lourde et morose que le temps (pluie et nuage, qui a parlé de réchauffement de planète?) Seule la perspective de mon prochain voyage, en Italie, en Turquie et en Grèce, au soleil et loin de toutes ces politicailleries, me remet d'aplomb. Allons! Avant cette pause salutaire, revenons sur les péripéties des dernières semaines.

 

 

Quelle belle expérience que cette campagne législative à laquelle j'ai eu la chance de participer, livrant bataille dans la 8ème circonscription de Seine St-Denis (Rosny-sous-Bois, Gagny, Villemomble). Après la calamiteuse campagne présidentielle de 2012, j'avais pourtant choisi de prendre un peu de distance, et de ne plus me mêler de la politique française, médiocre au possible. 

Mais, apprenant la candidature de mon amie Sarah Ben Ammar, je n'ai pas hésité une seconde, devenant son suppléant pour la campagne. En plus du plaisir de militer aux côtés d'une camarade à la compagnie aussi plaisante que les idées, l'élection législative offre l'occasion d'aller porter sur le terrain des idéaux qui me sont toujours aussi chers. 

 

Pourquoi faire campagne dans la 8ème circonscription de Seine-St-Denis? Peut-ête aussi pace que j'aime le charme discret de Villemomble et Gagny, deux banlieues résidentielles que j'ai si souvent parcourues en vélo...

 

La campagne est courte, elle est intense, elle est difficile. "Petits" candidats, nous n'avons ni l'argent, ni les militants, dont disposent les autres partis - et notamment le maire UMP de Villemomble, Patrice Calmejane, notable local dont les myrmidons sont en permanence sur le pied de guerre. 

Nous devons, nous, agir par nos propres moyens; un plan de la circonscription, un seau de colle, des affiches, des tracts, et en voiture! Recouvrir les panneaux d'affichages, officiels ou en libre-service, remplir les boîte aux lettres, rencontrer les gens, recoller nos affiches, voici notre quotidien pendant près de deux semaines. 

La tâche est rude, mais elle a ses côtés agréables: rencontre de militants et sympathisants, découverte du département, longues et passionantes discussions politiques. 

 

Le résultat tombe dimanche au soir: 0,75%. Pour un parti comme DLR, dans un département comme la Seine-St-Denis, c'est tout à fait honorable. C'est moins que le score de Nicolas Dupont-Aignan aux présidentielles - mais cela s'explique aisément si l'on postule que les gens votent plus pour un personnage, que pour un parti. Notre campagne, la première, était une belle campagne, dont nous pouvons être fiers.

Une seule déception: avoir été dépassés (de peu) par le candidat du MNR, un certain Marcel Forestier, dont la campagne et le slogan se réduisait à la maxime: "La France aux Français". (Non content de prendre au FN les voix qui lui auraient permis d'accéder au second tour, il en piquait aussi la devise.)

 

Mais ce qui est fait est fait. Nous avons, Sarah et moi, fait de notre possible pour porter l'idée d'une France libre; nous pouvons nous féliciter d'avoir porté ce message, dans un département qui intéresse peu les partis politiques. 

 

 

Les autres candidats de Debout la République n'ont pas non plus ménagé leurs efforts. Quelle belle équipe de jeunes militants s'est lancée sur les routes de France, afin d'y porter les idéaux du gaullisme, du patriotisme et du rassemblement! 

Quoique je n'aime guère ce terme, c'est avant tout la "diversité" de ces militants et candidats qui me frappe. Diversité sociale, raciale et religieuse. Diversité des parcours aussi: du chevènementiste au nationaliste, en passant par les gaullistes de toujours, c'est toute une France, jeune et dynamique, qui se rassemble dans ce combat!

 

Les jeunes candidats de DLR ont souvent mené eux-mêmes leur campagne, accomplissant un effort remarquable sur le terrain, donnant de leur énergie, de leur argent et de leur enthousiasme. 

 

À 19 ans seulement, Flavien Goulisserian et Esther Lubiato, obtiennent 0,85%, en Bourgogne et en Mayenne. Un score très honorable, qui récompense leur campagne active et leur courage politique.

Nora Herbet, en Moselle, fait partie de la centaine de candidats qui dépassent 1% (permettant le financement public du parti); une juste gratification pour cette jeune candidate qui a accompli une exceptionnelle campagne de terrain.

1% aussi pour Marie Hennard qui, à 23 ans seulement, a mené le combat tambour battant en Isère.

 

Quid du patron? Nous attendons, dimanche soir, ses résultats avec inquiétude: les médias le donnaient battus, l'UMP avait envoyé contre lui un candidat. Pour moi, pour Sarah, pour Esther, pour Flavien, Nicolas Dupont-Aignan reste un espoir de porter les valeurs gaullistes à l'Assemblée Nationale.

Des premières rumeurs nous viennent. Mauvaises.

Et puis, tombe le résultat: avec 42,8% des voix, Nicolas Dupont-Aignan écrase le candidat de l'UMP (9,5%) et s'impose loin devant la candidate socialiste (30%). Soulagement, fierté: il pourrait être le seul candidat à la présidentielle gagnant les élections législatives. 

 

François Xavier-Villain, dans le Nord, est l'autre grand succès de DLR. Avec 44% des voix, ce proche de Nicolas Dupont-Aignan pourrait bien l'emporter face au PS. 

 

 

Néanmoins, les résultats généraux de ces élections législatives me laissent une impression étrange: celle du triomphe absolu du système mondialiste (UMP et PS), système dont les opposants, même lorsqu'ils l'emportent, se sont montrés bien médiocres. 

 

J'attends avec beaucoup de curiosité les résultats d'Hénin-Beaumont où, comme je l'avais prévu, les sondages ont tapé à côté de la plaque. Marine Le Pen obtient 42% dans la circonscription; avec 21,5%, Jean-Luc Mélenchon est éliminé du second tour. 

Cette candidature sonnait faux dès le départ. Frustré d'avoir été vaincu, à l'élection présidentielle, par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a voulu prendre sa revanche. Par orgueil, à la recherche du bon coup médiatique, il s'est précipité dans une circonscription qu'il ne connait pas, et qu'il pensait gagner car elle est historiquement de gauche. Mais au lieu d'y livrer un combat ouvriériste attendu, il a mené une campagne éloignée des vrais problèmes. Ses diatribes "antifascistes", son agressivité, ont effrayé les électeurs. Son refus de s'opposer frontalement au PS l'a mis en position de faiblesse. Il en a payé le prix, et il a même de la chance d'avoir dépassé les 20%!

 

Si l'échec de Jean-Luc Mélenchon est bien mérité, la victoire de Marine Le Pen ne l'est pas. La candidate du Front National a fait une campagne presque aussi lamentable que son rival. La publication d'un faux tract, dénonçant une amitié supposée entre Mélenchon, et les Arabes et Berbères, était d'un niveau de bêtise consternant. 

Arrêtons nous deux minutes sur cette phrase: "Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb." Même si je n'ignore pas les arrières-pensées de Mélenchon quand il l'a prononcée, je l'approuve pleinement, et je la reprends à mon compte. En effet, ces peuples du Maghreb (Marocains, Algériens, Tunisiens) sont des partenaires essentiels de la France. 

En critiquant cette phrase, Marine Le Pen a montré sa totale méconnaissance des enjeux géopolitiques en Mediterranée. Elle a refait la même erreur, d'ailleurs, lorsqu'elle a reproché à Mélenchon d'être proche de la Chine, de Cuba et de l'Iran: du Bernard-Henri Levy dans le texte!

 

Dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, les deux candidats "anti-mondialistes" se sont ridiculisées dans un duel stérile, tandis que le PS, plus dangereux mais plus habile, plaçait ses pions. 

 

Il est vraiment grand temps que le FN dégage les vieux cons et les jeunes néo-cons qui, en son sein, prônent la "solidarité occidentale" et autres conneries! Dans une circonscription comme celle de Hénin-Beaumont, si ravagée, si blessée par le mondialisme, Marine Le Pen aurait pu être élue du premier coup en jouant sur le social, au lieu de se perdre dans ses obsessions arabo-musulmanes!

Le jeune Florian Philippot, porte-parole du FN, est une des rares personnalités de valeur du parti qui, refusant le clivage gauche-droite, attaque la mondialisation, et non les immigrés ou les musulmans. Son maintien au second tour est une bonne nouvelle. Si seulement il pouvait amener le reste du parti sur sa ligne...

Une ligne sociale et originale très bien défendue également, dans les Ardennes, par Benoît Girard, candidat "pro-immigrés" du Front National!

Le combat de Florian Philippot est également partagé par mon amie Tamou-Charlotte Soula qui a réussi la belle performance de se hisser au second tour face au Parti Socialiste, dans le Pas-de-Calais. 

 

Quid du SIEL? Malgré les bons résultats de ses candidats (dont Julia Buchman, dont je connais l'engagement souverainiste depuis longtemps), le parti ne décolle pas: Paul-Marie Coûteaux n'atteint que 20% dans sa circonscription. Je le regrette: ce gaulliste historique méritait plus, mais peut-être a-t-il eu tort de se perdre dans un clivage gauche-droite dépassé. 

En revanche, les désistements de certains candidats UMP en faveur du "Rassemblement Bleu Marine" semblent valider, en partie, sa stratégie. 

 

La situation de François Bayrou m'attriste quelque peu. Oh, certes, je ne partage ni son idéologie européïste, ni son conformisme; mais j'approuve la constance de son engagement centriste. J'aime les hommes cohérents, et ils ne sont pas fréquents en politique. L'attitude de l'UMP s'explique (François Bayrou lui a peut-être fait perdre l'Elysée), mais celle du PS est d'une rare mesquinerie. Au moins le candidat centriste tombera-t-il avec honneur...

 

À Sarcelles, François Pupponi (PS) est en ballotage. Le FN a appelé à soutenir l'UMP contre lui, ce que j'approuve. Turcophobe, sioniste invétéré, impliqué dans bien des affaires louches et proche de Dominique Strauss-Kahn, il mérite une sévère défaite!

 

Le score du PS me semble assez faible; l'UMP tient très bien le choc. Faut-il en conclure que le gouvernement a déjà déçu les Français? C'est fort possible, car les premières semaines de François Hollande ont été marquées d'une rare médiocrité. Ceci dit, quel plaisir de ne plus avoir à supporter les François Fillon, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre et autres Claude Goasguen! 

 

 

L'élément qui m'inquiète le plus est l'influence gagnée, déjà, par l'infâme Bernard-Henri Levy, sur le gouvernement - mais aussi l'ensemble du monde médiatique et journalistique. C'est avec dégoût et mépris que j'ai vu ce faiseur de guerre, ce faussaire professionel, venir à Cannes présenter son documentaire de propagande. Kadhafi présenté en tyran totalement fou, combattu par une armée de jeunes et sympathiques rebelles... et au milieu de tout cela, BHL, BHL, BHL, partout. BHL débarquant à Benghazi, BHL soupesant un obus, BHL se promenant au milieu des snipers. Quelle sinistre comédie!

 

Ces deux clowns sont, paraît-il, des révolutionnaires syriens qui, émus aux larmes par le film de BHL, réclament une intervention "humanitaire" (comprendre: une guerre) en Syrie. 

 

Le film a fait un bide. Très bien. Mais BHL continue d'avoir ses entrées dans le monde politique et médiatique. Comment cela est-il possible?

J'enrage quand je pense au sort qu'on réserve, dans le même temps, à Dieudonné ou Eric Zemmour. Le premier, humoriste aux blagues acerbes, s'est vu interdire de jouer dans plusieurs théatres; en Belgique, il a été tout bonnement chassé en plein spectacle, par près de 300 CRS. Le tout sous l'approbation de Xavier Magnée, avocat de Marc Dutroux. Ô inversion des valeurs!

Quant à Eric Zemmour, il s'est vu menacé de quitter son poste, sur RTL, pour une chronique qui n'a pas eu l'heur de plaire à Christiane Taubira. Quand je pense à toutes les chroniques hostiles au gouvernement qui se sont succédé sous Nicolas Sarkozy, je me dis que l'hôpital se fout, un peu, de la charité. 

 

Voilà où en est réduite la France. BHL, milliardaire enrichi par l'exploitation des Africains, faussaire de la pensée, faiseur de guerre, se pavane à Cannes. Pendant qu'un humoriste, et un journaliste d'investigation, sont persécutés par des groupes communautaires pour n'avoir pas pensé comme on le leur demandait. Décidémment, plus que jamais, j'attends ce voyage en Mediterranée. L'air devient trop irrespirable ici. 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 19:14

Il y a près d'un mois, je me rendais au congrès de lancement du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés), le nouveau parti souverainiste de Paul-Marie Coûteaux. J'y avais été convié pour assister à la prestation des multiples candidats lancés par le parti aux législatives (que je profite ici pour saluer de leur courage, et j'ai là une pensée pour mes amies Julia et Julie). 

Je fais moi-même, peu après mon talentueux camarade Tristan, un petit discours de politique étrangère - en présence, assez déstabilisante, de Marine Le Pen, alliée du SIEL. J'y développais alors les thèmes gaullistes qui me sont chers: souveraineté, dialogue des civilisations, amitié avec le monde musulman ou la Russie. 

C'est ainsi que je me rendais compte que décidémment, cette diplomatie d'ouverture rencontrait bien plus de succès chez ces nationalistes, qu'au sein des partis traditionnels...

 

 

Malheureusement, ce congrès m'avait aussi montré les limites du mouvement. Si je soutenais, et soutiens toujours sans relâche, le combat souverainiste du SIEL, je refuse en revanche de me positionner "à droite". Or, c'est bien la direction que Paul-Marie Coûteaux a choisi d'imprimer au mouvement. Faisant parler une libérale hystérique peu après moi, il a ensuite placé le SIEL dans le camps de la droite - envisageant même des alliances future avec la droite de l'UMP. 

Je comprends cette stratégie, mais je ne la ferai pas mienne. Je ne suis pas de droite - et pas de gauche non plus, d'ailleurs. Je suis gaulliste, républicain, français, voilà tout. 

 

 

C'est heureusement le ton que je retrouvais le lendemain, au discours de Balard de Nicolas Dupont-Aignan. Venu avec une amie, j'y ai eu le plaisir de croiser plusieurs militants que j'avais déjà vus au SIEL (dont Jean-Yves Dufour, auteur d'un très bon La France face au mondialisme). 

Mais l'ambiance y était décidémment plus rassembleuse. C'est une France de toutes les couches sociales, de toutes les origines et religions, de tous les milieux politiques, qui se retrouvait là. C'était une France rassemblée et combattante - en un mot, gaullienne. 

 

Avant de quitter  le meeting, j'ai le plaisir de croiser trois amis chevènementistes. Les lignes bougent bien! Puis, rendez-vous au mariage d'une amie...

 

 

La suite sera fort peu politique. Le Grand Bal de l'amitié franco-turque me prends les deux dernières semaines de mars. L'effort est rude, mais ni moi, ni mes deux amies Öznur et Ülker, ne baissons les bras. Non pas seulement parce que nous tenons à cette vieille et précieuse amitié franco-turque. Mais aussi parce que ce bal nous fait découvrir des personnes brillantes, qui nous apportent aide et réconfort. 

 

 

Quelle surprise de constater que, parmi les premiers à nous aider, nombreux sont les alévis, les Kurdes, les juifs, les homosexuels, les anarchistes et les gauchistes, toutes ces minorités dont l'Etat turc se méfie! Et que bien au contraire, les ultra-nationalistes mépriseront ce projet, tandis que l'Ambassade l'ignorera complètement!

Quelle déception de constater que, de tous ces proches sur lesquels nous comptions, bien peu de solidarité est venue - à l'exception de quelques amis précieux auquels je resterai grandement reconnaissant!

Quel ironie enfin qu'à Sciences-Po, antre prétendu de la xénophilie, on déchire mes affiches pour ce bal d'amitié franco-turque (avant de me traiter de xénophobe à l'occasion...) !

 

 

Enfin le bal a lieu! Français, Turcs, de toutes origines, de toutes religions, jeunes et vieux, hommes et femmes, se mélangent, se rencontrent, se découvrent, s'amusent. Et la joie des invités, la fidélité de certains amis, nous font vite oublier l'argent (un peu) et le temps (beaucoup) dépensés pour ce bal.

Oui, je suis fier d'avoir contribué à cette belle soirée, et je n'en regrette rien!

 

 

Et de suite, retour à la campagne présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan m'apparaît de plus en plus comme le meilleur candidat. Tandis que Jean-Luc Mélenchon reste prisonnier de son internationalisme, tandis que Marine Le Pen se laisse aller à la facilité d'exploiter l'affaire Merah, il reste le seul à porter un discours sérieux, de liberté et de réconciliation. 

 

J'évite d'aller voir les deux pitres qui se donnent en spectacle à Vincennes et la Concorde. Savoir que l'un d'eux va diriger notre pays cinq ans durant me démoralise profondément. 

 

 

Je me suis rendu en revanche, hier soir, le 17 avril, au meeting de fin de campagne de Nicolas Dupont-Aignan. Décidément, tout y est. S'il reste droit dans ses bottes, l'homme à un bel avenir politique. Peut-être est-il le seul à avoir compris que plus que jamais, souveraineté et réconciliation sont les deux piliers sur lesquels doit s'appuyer la France (comme je l'écrivais il y a plusieurs mois déjà). 

 

Avec une bonne amie journaliste, nous décidons d'aller faire un petit tour au meeting de Marine Le Pen, qui a lieu juste après. Nous arrivons en plein discours électoral. Et décidémment, l'ambiance est bien différente. Le problème ne vient pas tant de la candidate, qui dit des choses assez justes. Il vient des militants qui nous entourent, véritables bêtes brutes visiblement obsédées par le halal et l'immigration. Je caricature, bien sûr. Certains semblent bien plus réfléchis et raisonables. 

Mais il apparaît clairement que Marine Le Pen n'a aucune chance de gagner tant qu'elle n'aura pas débarassé son parti de ces tarés. 

 

Je le redis. J'ai vu chez Nicolas Dupont-Aignan toute la France. Ce peuple patriote, travailleur, de toutes origines sociales et raciales, de gauche comme de droite, y était réuni. Et ça me suffit. 

Je perdrais sûrement ce combat. 

Mais je préfère perdre avec mes idées et mes convictions. 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:26

Plus l'élection présidentielle se rapproche, et plus Nicolas Dupont-Aignan apparait comme un candidat crédible, aux convictions fortes et au programme cohérent. Le rassemblement de lancement de la campagne, auquel je me suis rendu, me l'a confirmé. 

 

 

Après l'ambassadeur gaulliste Pierre Maillard, qui nous a rappelé la nécessité de quitter l'Afghanistan, après le Britannique Nigel Farage aussi talentueux qu'à son habitude, c'est Nicolas Dupont-Aignan en personne qui s'est adressé à la salle enthousiaste, délivrant un très bon discours. Indépendance de la France, défense de la francophonie, diplomatie tournée vers la Russie, l'Afrique et le monde arabe, retour de l'ordre républicain, tout y était. Malgré des piques contre la Chine un peu démagogiques, et une idée de vote obligatoire assez absurde, le candidat de Debout La République a développé une grande vision pour la France, digne de celle d'un Clémenceau ou d'un Charles de Gaulle. 

 

"Petit" candidat, peut-être! Mais je préfère un petit candidat aux grandes idées, à un "grand" candidat dont les ambitions se résument, comme François Hollande, à inviter l'évadé fiscal Yannick Noah ou à multiplier les vidéos de campagnes ridicules, à la limite de la parodie (après "La France avec François Hollande", voir "Le changement, c'est maintenant...") 

 

 

 

Voir Jack Lang, Benjamin Biolay ou Arnaud Montebourg faire les clowns pour le clip de campagne de François Hollande était ridicule. 

Je n'ose croire que Jean-Pierre Chevènement, dont j'ai fini le dernier livre, excellent comme à l'accoutumée, puisse envisager, encore, de soutenir cette mascarade de candidature. François Hollande montre chaque jour que ses idées sont à l'opposé de l'idéal républicain, patriotique, gaulliste et souverainiste que défend "Le Che"; il ne peut pas ne pas le voir!

 

 

La loi scandaleuse au sujet du "génocide arménien" fournit encore, s'il en fallait, un exemple de collusion entre l'UMP sarkozyste et le PS hollandais. Jean-Pierre Chevènement s'était, avec justesse, opposé à cette loi. Mais en vain. Le Sénat, sous les pressions communautaristes arméniennes, a voté pour, sarkozystes et socialistes confondus.

Il faut dire que les adversaires de cette loi l'ont très mal combattue. Dès le début, des associations turques ont décidé de faire de ce combat une affaire communautariste. Les "Turcs et franco-turcs" étaient donc appelés à manifester. Au nom de "la défense de la Turquie". Comme si les autres Français ne pouvaient pas combattre cette loi, qui pourtant menace chacun d'entre nous. 

 

 

J'ai eu l'occasion de me rendre aux manifestations turque et arménienne organisées lundi devant le Sénat. 

Du côté turc, un effort avait été fait: la défense de la liberté d'expression était mise en avant, des drapeaux français flottaient, aucun débordement à déplorer. Et entendre citer Montesquieu et Robespierre me fit chaud au coeur! Mais à côté de cela: musiques traditionnelles voire nationalistes, beaucoup de drapeaux turcs, des jeunes filles dansant et chantant comme si elles étaient à un mariage, des slogans et discours en turcs. 

Du côté arménien, pratiquement que des drapeaux français (y compris des anciens combattants), des appels à la République, et la citoyenneté française mise en avant. 

Indéniablement, les Arméniens ont gagné la bataille de la communication. Les Turcs ont voulu jouer sur le lobbyisme et le communautarisme, sans comprendre qu'ils seraient toujours perdants à ce jeu. 

 

Voilà ce que le multiculturalisme a fait de la France: une mosaïque de "communautés", qui s'affrontent, et que les politiciens cherchent à flatter par des lois liberticides. 

 

Et que dire du nouveau coup porté à la politique étrangère française? Prendre le risque de se brouiller avec la Turquie, acteur majeur de la Méditerranée, pour des raisons électoralistes, est une stupidité complète. Cette inconscience montre que ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, n'ont les épaules pour diriger notre pays dans le monde actuel. 

La dernière bêtise de la diplomatie française a consisté à soutenir le boycott du pétrole iranien. En plus de faire monter le prix de l'essence, cette politique est complètement folle: l'Iran aura certainement sa bombe, alors ne vaut-il mieux pas tenter de dialoguer avec, pour mieux gérer les risques, plutôt que s'en faire un ennemi? Position d'autant plus indéfendable que la France n'a rien à craindre de ce pays, qui n'est pas de nos ennemis traditionnels. 

 

 

Que retenir de ce week-end? Deux politiciens sans envergure, Nicolas Sarkozy et François Hollande, participent à l'enfoncement de la France, tandis que deux voies réfléchies, celles de Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement, refusent cet abaissement. Les deux premiers sont estimés à 20% dans les sondages, les deux autres à 2%. Dans le fond, les Français méritent peut-être leur décadence...

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 20:08

L'année qui vient de s'écouler aura été riche en évènements tragiques pour la France et pour le monde. Les peuples et les nations libres auront entrevu, parfois pour la première fois, l'espoir d'une société nouvelle, libérée des entraves de la finance, des dictatures archaïques et des conflits stériles.

Espoir hélas douché par les forces de domination impériale qui, économiquement, politiquement et diplomatiquement, ont réagi avec une rare férocité, qui témoigne autant de leur déclin que d'une capacité de nuisance toujours dangereuse. 

 

Un long printemps, chaud et superbe, aura débouché sur une fin d'été triste et pluvieuse. Le climat serait-il de la partie, pour nous rappeller que la dure réalité, qui douche quotidiennement nos espoirs, nous appelle à un combat permanent? (Photo: Bakou, Azerbaïdjan, début juillet 2011)

 

 

La violence de la réaction financière face au déclin de l'Euro

 

L'échec terrible de l'Euro, annoncé depuis longtemps par les souverainistes, a été le grand évènnement européen de cette année 2011. La crise lente et vicieuse née en Grèce au printemps 2010 s'est brutalement étendue à toute l'Europe. Ce fut une crise diplomatique, politique, qui a frappé de plein fouet l'Union Européenne, laissant ses partisans étourdis pendant quelques mois. 

 

La Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, ne pouvaient plus mener la politique rigoureuse demandée par l'Allemagne, seule nation à profiter réellement de la monnaie unique. 

 

Pour la première fois, en 2011, la sortie de l'Euro et le retour au Franc a été évoquée. Cela a suffit à certains souverainistes pour crier victoire, sûrement un peu vite. 

 

Mais comme toujours, un Empire en déclin est un Empire dangereux. Une idéologie qui se meurt utilise ses dernières armes, ses plus terribles. 

La finance mondiale, dont l'Euro n'est qu'une facette, a réagi avec une rare violence. 

  • Les agences de notations, virus internationaux qui se donnent avec arrogance le droit de juger les peuples, ont multiplié leurs menaces et leurs diktats. Les politiciens européens, Nicolas Sarkozy et François Fillon en tête, se sont servilement pliés à ces agences pestinentielles: les peuples se sont retrouvés écrasés sous des plans d'austérité aussi cruels qu'inutiles. 
  • Quand les dirigeants ne se pliaient pas aux règles de la Finance, c'est une véritable dictature qui a été instaurée. Georges Papaandréou en Grèce a voulu consulter ses citoyens par referendum. Silvio Berlusconi en Italie n'a pas été assez dur dans ses plans d'austérité. Tous deux ont été chassés, et remplacés par des technocrates non élus, des banquiers responsables de la crise de 2008. Quitte à faire entrer l'extrème droite au gouvernement grecs: le fascisme ne gène pas l'Union Européenne, s'il est Euro-compatible. 
  • Au niveau mondial, les pays non-alignés sont resté sous contrôle sévère. La chute de Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, pour ses agressions sexuelles, n'a pas gêné le système financier, qui l'a remplacé par Christine Lagarde. La Chine, l'Inde, la Turquie et le Mexique ont été privé du poste qu'on leur avait promis. Quant à la Libye, sa proposition d'un nouveau système financier lui a valu d'être rasée par les bombes de l'OTAN. La guerre n'est que la continuation de l'économie par d'autres moyens...

 

Monde arabe: du rêve de liberté à la reprise en main occidentalo-islamiste

 

Les révolutions arabes sont l'autre grand évènnement de l'année 2011. Et ici aussi, la réaction de l'Empire, un temps déstabilisé, aura été d'une grande violence. En perdant Ben Ali, les Occidentaux ont perdu un solide allié. Mais les Américains, très vite, ont su reprendre la main. 

 

La Tunisie est le premier pays à s'être soulevé contre son despote. Elle est aussi probablement le seul à avoir réussi sa révolution. 

 

La tactique était simple: il s'agissait, avec l'aide des Saoudiens et du Qatar (siège d'Al-Jezeera), de favoriser partout les forces islamistes, plus facile à contrôler. L'Arabie Saoudite permettait ainsi aux Etats-Unis de contrôler ces mouvements (Ennahdha en Tunisie, Frères Musulmans en Egypte et en Syrie, islamistes libyens...) En échange, Washington fermait les yeux sur le massacre des révoltés chiites du Bahrein par les troupes saoudiennes. Un échange de bons procédés, en somme. 

 

L'Empire occidental, avec l'aide des pays du Golfe, a ainsi fait en sorte que des soulèvements populaires et sociaux, aboutissent à la victoire de forces islamistes (et militaires comme en Egypte) pro-américaines. Un dur échec pour les nationalistes et laïques arabes, et une bien mauvaise nouvelle pour les chrétiens coptes ou les Noirs libyens, massacrés dans le silence de l'Occident...

 

Des massacres de Coptes en Egypte, aux attentats de Noël au Nigéria, en passant par des recensements discriminatoires en Inde, 2011 aura encore une fois été l'année de la persécution des chrétiens dans le monde. Une situation bien trop rarement évoquée par le Vatican...

 

France: les difficultés de la réconciliation nationale

 

2011, c'est aussi la désillusion de ceux, nombreux, qui ont cru que les haines et les tensions communautaires en France s'apaiseraient facilement. C'était oublier la difficulté qu'il y a à rapprocher des modes de pensées si différents, tellement antagonistes. C'était oublier comme la synthèse nationale et fragile et menacée. C'était oublier, enfin et surtout, la complexité de l'esprit humain. 

 

Du procès ridicule intenté à Eric Zemmour par des associations en mal d'argent, au vote d'une loi censée plaire à la communauté arménienne, en passant par les outrances régulières d'associations comme le CRIF ou le CRAN, l'année aura été riche d'enseignements. On y aura vu combien le communautarisme, le racisme, les tensions, les vieilles rancoeurs, divisent encore le peuple français, et gènent son retour à l'indépendance. 

 

L'obsession du racisme est encore bien trop présente en France, comme l'ont montré les propos diffamatoires du jeune arriviste Bruno Julliard (le Benjamin Lancar du PS...) envers l'historien Bernard Lugan qu'il a traité de raciste et d'antisémite...

 

2012: le courage et la persévérance, plutôt que l'espoir ou l'optimisme

 

Souhaitons donc que cette nouvelle année, en plus d'être heureuse et réussie pour chacun, soit l'occasion de tirer des leçons de ce (très court) bilan. En Europe, dans le monde arabe, mais aussi en Afrique noire ou aux Etats-Unis, les peuples ont montré qu'ils n'acceptaient plus la soumission. Dictature des banques, dictature européïste, dictatures tout court ou démocraties dictatoriales, ont tremblé. Mais la réaction de l'Empire (entendre par là l'ensemble des forces politiques, communautaires et économistes qui dirigent le monde et ses nations) a été d'une rare férocité. Aussi devons-nous à présent, citoyens épris d'indépendance, agir avec prudence. Le combat sera rude, assurément. Les pièges seront nombreux. Il ne s'agit donc pas de se réjouir à chaque petite victoire, mais de redoubler de précaution pour la préserver. Haut les coeurs, donc, et que vivent la France et les nations libres! 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:18

 

Qu'il est plaisant de parcourir pour une semaine les vastes plaines écossaises, balayées par le froid qu'un beau soleil atténue fort heureusement! Et quel réconfort que ce retour en Angleterre et cette étape à Birmingham, chez une camarade aussi fidèle qu'accueillante! Un séjour qui me permet aussi de visionner La Rafle, plus honnète et objectif que je ne l'avais craint. Reposant, ce voyage est également riche d'enseignement, tant sur la francophilie réelle de nos rivaux et amis britanniques, que sur la fragmentation de leur société, apauvrie et communautarisée. Des amis sur place témoignent du mépris qui frappe les minorités, polonaise, indienne, musulmane, qui vivent repliées sur elle-même. Dieu bénisse l'assimilation française, qui nous évite cet enfer!

 

 

Ce sont au total plusieurs milliers de kilomètres de train que j'aurais parcourus cette semaine en Grande-Bretagne (une occasion de constater que le rail britannique reste plus efficace et confortable que la caricature que l'on en donne souvent).  Au cours de ces longs voyages, j'ai eu l'occasion de lire l'excellente Histoire du Maroc: des origines à nos jours de Bernard Lugan, publiée par Aymeric Chauprade. Une synthèse somptueuse dans laquelle transparait  l'admiration de l'auteur pour cette vieille nation, aussi bien que son mépris - justifié mais parfois trop prononcé - pour le colonialisme républicain. S'ensuit la lecture du dernier livre de Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie? Cette analyse, parce qu'elle émane d'un grand républicain, d'un socialiste sincère, et d'un homme d'une vaste culture, est donc triplement intéressante. D'où la grande question qu'elle amène: comment le candidat Chevènement peut-il encore envisager l'alliance avec des sociaux-libéraux que l'écrivain Chevènement dénonce aussi brillament? 

 

 

Et pourtant, plus que jamais, les analyses de ce grand souverainiste sont d'actualité! Plus que jamais elles méritent d'être entendues et écoutées! On trouve notamment, dans ce livre, une belle réflexion sur les rapports entre la France et l'Allemagne, deux rivaux historiques, mais dont le destin reste inéluctablement lié. 

Malheureusement, Nicolas Sarkozy n'a pas compris, ou feint de ne pas comprendre, que pour que cette relation soit saine, elle doit être équitable. Il n'a pas compris non plus que l'Allemagne, de façon tout à fait légitime d'ailleurs, défend ses intérêts. Et que ces intérêts ne coincident pas avec ceux de la France. 

 

Tout se passe comme si le Président français, qui n'a pas réussi à être le fidèle second de Washington, voulait se rattraper en devenant le fidèle second de Berlin. Il donne ainsi un appui sans faille à Angela Merkel, qui tente d'étendre à l'ensemble de l'Europe des mesures d'austérité sans cesse plus rudes et cruelles. En échange, la France, remerciée par la chancellière allemande, est, pour l'instant, épargnée. 

Quelle image désastreuse de notre pays cette collaboration donne à l'étranger! Je repense aux Britanniques, aux Espagnols aussi, que j'ai croisés dans la semaine, et qui font preuve d'autant d'inquiétude à l'égard des volontés de domination allemandes, que de déception face à l'obéissance servile de la France. 

 

 

Cette collaboration sarkozyste est concrétisée par de nouvelles règles d'autérité, présentées en commun par les chefs d'Etat de France et d'Allemagne, qui veulent étendre leur politique anti-sociale à toute l'Union Européenne. Les Britanniques, moins cons que les Français, ont déjà rejeté ces mesures. Les autres risquent fort de s'y soumettre. Bien évidemment, ce changement ne sera pas soumis à referendum. La démocratie? Ach! on s'en passera!

 

L'attitude de l'Allemagne, aussi dure soit-elle, est légitime. Le pays défend ses intérêts et sa politique. C'est de bonne guerre. Mais quelle honte, quelle humiliation de voir mon pays se coucher ainsi devant les exigences allemandes! pour sauver une monnaie, l'euro, ont l'échec est avéré. Et c'est sans aucun scrupule que le Président français déclare que "la souveraineté ne s'exerce pas seul, mais avec les alliés, les amis, les voisins". Violant ainsi allègrement l'article 3 de la Consitution française, qui stipule que la souveraineté appartient au peuple français!

Face à cette soumission illégitime de notre gouvernement à l'Allemagne, je repense avec tendresse aux bonapartistes de 1871 et aux gaullistes de 1940 qui, déjà, devaient ressentir le même sentiment de desespoir doublé de honte...

 

 

Une bonne nouvelle vient tout de même égayer ce mois de décembre: Malek Boutih, cadre de SOS Racisme, s'en prend à l'ancien patron et fondateur de l'association, Julien Dray. Jour après jour, de trahisons en scandales, ces gens montrent le caractère mensonger, néfaste et contre-productif de leurs activités passées. L'idéologie antiraciste se fissure de partout. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Réjouissons-en nous, mais gare! à tous ceux qui voudraient en profiter pour faire triompher l'idéologie inverse: le racisme doit disparaitre en même temps que l'antiracisme, pièce dont il était la face opposée. Face aux viols de sa souveraineté, la France toute entière doit se rassembler, plus forte que jamais!

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 21:50

Alors qu'un froid glacial s'abat sur l'ïle-de-France, je me force à prendre l'air autant que possible: ce vent glacial et revigorant m'aide quelque peu à mettre en ordre les idées qui se bousculent dans ma tête. Ici et là, des drapeaux français fleurissent, pour commémorer l'armistice du 11 novembre 1918. Je ne sais qu'en penser. Le peuple français, éduqué dans la haine de son histoire, réduite à Vichy et la colonisation, redresserait-il enfin la tête? Si c'est le cas, c'est honorable, et pourtant, dans le même temps, je n'aime décidémment pas cette date. 

 

Le 11 novembre n'est pas tant une victoire, que l'arrêt des hostilités entre deux peuples incapables d'entretuer plus longuement, le peuple allemand cèdant le premier. 

 

Elle marque, certes, une victoire française. Mais à quel prix? Des millions de morts, de mutilés, une génération saignée et traumatisée pour l'avenir, un pays ruiné, des territoires dévastés, une Allemagne intacte et d'autant plus dangereuse qu'on a fait la folie de vouloir l'humilier sans l'affaiblir. 

 

Je repense surtout, aujourd'hui, au triste Traité de Versailles qui s'ensuivit. L'Allemagne devait payer des réparations pour reconstruire la France exsangue. Elle s'y refusa. Et les Anglo-Saxons, et les Américains, qui n'avaient pas eu à souffrir directement de la guerre, l'encouragèrent dans cette voie. Ah, il étaient trop heureux, de voir la France à genoux, l'Europe continentale divisée! 

Je repense aux Britanniques, laissant tranquillement l'Allemagne se réarmer, y compris sous Adolf Hitler, espérant ainsi faire contrepoids à la puissance française. Je repense aux Américains qui, depuis leur continent lointain, exigèrent de la France qu'elle renonce à ses réparations.

Je repense à tous ces pays qui, après avoir laissé la France seule, ruinée et impuissante face à l'Allemagne renaissante, lui reprochèrent ensuite la défaite et l'armistice de juin 1940. Triste hypocrisie, mais qui, à part De Gaulle, pour s'en indigner?

 

L'Union Européenne offre aujourd'hui à l'Allemagne la suprématie économique qu'elle a toujours cherchée, les Etats-Unis se chargeant de son contrôle politique. 

 

Non, décidémment, le 11 novembre n'est pas une belle date. Un siècle après, le vaincu, l'Allemagne, dirige la politique européenne, fait pression sur la Grèce, l'Italie, l'Espagne. Et surtout sur son ancien vainqueur, la France, réduite au rôle de second coûteau dans l'Union Européenne. 

Eva Joly, prompte à collaborer avec cette nouvelle puissance allemande, l'a compris: elle veut faire du 11 novembre une "fête européenne". France et Allemagne mises à égalité. L'agresseur et l'agressé, réunies dans la même catégorie: celle de nations belliqueuses et condamnables. On ôtera au passage l'une des dernières sources de fierté de la France. 

 

Non, non, et non. Je ne peux pas me forcer: je n'aime pas le 11 novembre. 

 

Il m'apparaît si stérile d'entretenir la nostalgie de notre grandeur passée tout en s'empêchant désormais de la retrouver. À ce petit jeu, Nicolas Sarkozy est fort.

 

Encore plus forts sont les jeunes et sinistres imbéciles qui revendiquent haut et fort un patriotisme auquel ils ne comprennent rien. Taper sur l'Arabe, vomir sa haine dans un français déplorable sur des sites tels "fdesouche", rejeter toute approche intellectuelle, idôlatrer un Charles Martel auquel on ne comprend rien et acheter Charlie Hebdo pour s'y faire traiter de fasciste (mais peu importe, puisque Charlie se moque des musulmans, ce ne peut être qu'un journal ami!), la voilà, cette nouvelle génération de "patriotes"! 

Une bande de brutes incultes, brandissant le saucisson en étendard, jouissant sans entraves devant les interventions du dangereux occidentaliste Geert Wilders ou du communautariste Gilles-William Golnadel, et se vivant comme une dangeureuse armée digne de la Résistance, quand ils ne sont qu'une secte minable enfermée sur internet. 

 

Une suprématie raciale et haineuse clâmée en anglais. Du patriotisme, ça??

 

Les rencontres que je peux faire, ici et là, me permettent de rencontrer un peuple tout autre, érudi, intelligent, ouvert. Ces amis, ces amies, avec qui j'ai de longue discussions, qui m'invitent chaleureusement à boire le café chez eux, à parler à la radio en leur compagnie, avec qui je fais de si agréables dîners, qui partagent avec moi de passionantes conversations nocturnes, qui m'accompagnent dans mes activités diverses, du vélo au jeu de guerre "Call of Duty", en passant par les promenades dans Paris, sont tous des gens cultivés, brillants et, même s'ils ne se l'avouent pas toujours, profondément patriotes. Ils sont aussi bien souvent, n'en déplaise à certains, de condition sociale modeste, d'origine étrangère, de religion juive ou musulmane, parfois aussi plus monarchistes que républicains, plus apolitiques qu'engagés. 

Il y a chez toutes ces minorités une formidable aspiration intellectuelle et française! Pourquoi ceux qui se prétendent patriotes la rejettent-ils sans cesse, au nom de questions raciales, religieuses ou idéologiques?

 

Le peuple français avec lequel je veux vivre est ici. Fantasmer sur autre chose, et se priver de voir les richesses que nous abritons aujourd'hui, est stupide est dangereux. 

 

Et je repense à ce lecteur de "fdesouche" qui me sommait l'autre jour de "choisir mon camp". Eh bien! ainsi soit-il. Entre ces incultes fanatiques, et des enfants d'immigrés patriotes, ouverts et cultivés, je n'hésite pas une seconde. Plutôt que ceux qui partagent ma race, je choisis les seconds, qui partagent, eux, ma culture et ma langue. 

 

Je n'ai pas envie de vivre avec les thuriféraires de la race blanche. Je suis bien mieux entouré de tous mes proches, qui sont majoritairement d'une origine, d'une classe sociale, d'une religion, et même d'opinion, différentes des miennes. Mais les bons moments que nous partageons ensemble sont au-dessus de tout cela. Me permettre de vivre avec des gens si différents, gràce à une culture commune qui nous unit, n'est-ce pas aussi cela, le génie français? 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:44

Je me suis rendu ce samedi à la réunion organisée par le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France) en vue de soutenir une éventuelle union des patriotes autour d'un rassemblement dont le Front National serait la jambe droite, la jambe gauche étant consistuée de divers groupements souverainistes (RIF, RPF, etc.) qui serviraient de "pont" avec les souverainistes plus à gauche. 

Très bon discours de Paul-Marie Coûteaux et d'Alain Bournazel, du RIF, sur l'effondrement du système mondialiste et européïste, et la nécessité d'un rassemblement des souverainistes et des gaullistes, en vue de saisir cette occasion de redonner à notre chère vieille France sa liberté d'action. Intéressante intervention, également, de Dominique Mahé, représentante de DLR, qui fait valoir qu'une candidature de Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle ne serait forcémment handicapante pour cette réunion, le candidat gaulliste rassemblant à gauche et au centre des gens qui n'auraient jamais, de toute manière, voté pour Marine Le Pen. L'UMP en pâtirait probablement plus.


J'y vois un autre avantage: celui d'offrir une alternative à l'ensemble des patriotes qui n'osent rejoindre Marine Le Pen, ou s'y refuse. Il serait temps, en effet, que la candidate du Front National s'exprime très clairement vis-à-vis des groupuscules racistes ou néo-conservateurs (et notamment le Bloc Identitaire) qui gravitent autour d'elle. La France ne peut retrouver sa souveraineté qu'en réunissant l'ensemble de ses citoyens - et cela inclut donc ses 5 millions de musulmans qui, faute d'être respectés par les souverainistes, finiront logiquement dans les bras des mondialistes de tout poil. Par ailleurs, le Bloc Identitaire étant clairement européïste, favorable à l'euro et hostile au souverainisme, il ne saurait participer en aucune manière à ce rassemblement patriotique. 



Ce communautarisme blanc répond à d'autres formes de tribalismes dont on a vu l'expression lamentable au cours de la semaine précédente. Tribalismes respectivement musulman et juif, et qui contribuent à discréditer l'image de communautés, dont la majorité des membres sont d'honnêtes citoyens.

 


Hallucinant spectable, qui n'a pu que considérablement favoriser la diabolisation des musulmans...


Les prieurs de la Rue Myrrha ont finalement été évacués; ayant réussi à obtenir des autorités un bâtiment - une caserne abandonnée - pour y effectuer leur prière du vendredi. Que l'Etat ait aidé à l'instauration d'un nouveau lieu de culte ne me choque pas plus que cela, car un tel bâtiment n'avait de toute façon aucune autre utilité. Par ailleurs, il faudra bien que l'on se préoccupe tôt ou tard du manque de mosquées dans certains secteurs. 

Honte en revanche, à ces quelques dizaines de provocateurs qui, bravant la loi dans une logique d'affrontement, ont dédaigné ce nouveau local pour continuer à prier dans la rue. Honte aussi, et surtout, aux autorités françaises, qui ont été incapables de répondre à cette provocation en faisant appliquer très fermement la loi!

Et que dire de la pathétique prestation du groupe islamiste "Forzanne Alizza", dirigé par un certain Cortex, barbu vindicatif en guerre contre la laïcité républicaine? Perturbant la prière de leurs coreligionaires, ses sbires ont fait irruption dans la caserne, scandant des "Allahou Akbar" et s'empoignant avec le service de sécurité. Le jour où l'ensemble des musulmans comprendront que toute cette vermine communautariste leur fait plus de mal que tous les Claude Guéant du monde, nous aurons fait un grand pas en avant. 


Autre tribalisme, autre imbécilité: à l'appel de la Ligue de Défense Juive (organisation terroriste selon les Etats-Unis et Israel, mais tolérée par les autorités françaises), quelques dizaines de jeunes Juifs ont été formés militairement et envoyés en Israel. But du voyage? Partir en aide aux colons israéliens, au cas où ces derniers, armés et surprotégés, se sentiraient menacés par les civils arabes qui les entourent. 

Outre le ridicule de l'affaire, cette information est inquiétante à double titre. D'abord, elle montre le terrible communautarisme qui ronge une partie des Juifs français - pourtant modèles d'assimilation au 19ème siècle. Mais surtout, elle a été passée sous un silence complet et coupable des médias traditionnels. 

Et c'est alors que je me dis, comme pour les musulmans, que les jours ou l'ensemble des Juifs auront compris le mal que leur font ces milices communautaires, un autre grand pas en avant aura été fait. 

 

Bien qu'elles soient plus ridicules que redoutables, la France peut-elle tolérer la formation de telles milices sur son territoire?

 

C'est d'ailleurs sans déplaisir que je vois venir la session de l'ONU qui verra les Palestiniens présenter leur demande de reconnaissance en tant qu'Etat-membre, car cet évènnement aura le mérite de gifler simultanément ces deux tribalismes. 

Le passage de la résolution sera un échec cuisant pour les sionistes français, et ce d'autant plus que 70% de nos concitoyens (dont, sans nul doute, un grand nombre de Juifs) soutiennent les Palestiniens dans leur lutte. Et ce n'est pas la pétition d'une centaine de députés, menés par le très communautariste Claude Goasguen, qui va changer grand-chose à cet état de fait. 

Mais le véto posé par Obama sera également une humilation pour les islamistes de France. Voici deux ans, déjà, qu'ils citaient le Président américain comme modèle, pressant la France de trouver "son Obama", proposant "'d'échanger Sarkozy contre Obama". Voici deux ans, déjà, qu'ils se réfèrent au ridicule discours du Caire, dans lequel Barack Obama avait reproché à la France d'interdire le voile à l'école. Voir leur idôle bloquer le droit des Palestiniens à un Etat me procure un plaisir mauvais que je ne parviens pas à dissimuler. 

 

           

Claude Goasguen, député UMP, et Jean-Michel Baylet, radical-socialiste et candidat aux primaires du PS, ont été à l'initiative d'une adresse à Nicolas Sarkozy, lui demandant de ne pas reconnaître la Palestine.

 

On regrette en revanche la frilosité de la diplomatie française, qui n'ose pas s'engager clairement dans ce dossier. J'avais expliqué dans un précédent article pourquoi la France devait voter pour un Etat palestinien, et le faire savoir au plus tôt. Je constate avec plaisir, dans un article du Monde , que cet avis est partagé par d'éminents spécialistes comme Didier Billion ou Hubert Védrine. Hélas! trois fois hélas! notre pays semble incapable de prendre une décision ferme, prisonnier qu'il est de son allégeance à l'Occident et à l'Union Européenne!


Nicolas Sarkozy a pourtant montré lors de sa visite en Libye qu'il était capable de faire d'excellents coups diplomatique. Alors que la guerre libyenne avait bien mal démarré - les activistes du CNT ne trouvant pas l'appui de la population et se faisant militairement vaincre - l'intervention de l'OTAN a permis de faire tomber un régime qui n'était pas franchement sympathique. La France y a gagné un nouvel allié dans la région, et a su éviter le fiasco diplomatique. Dont acte.

 


 

 

Sur le plan des principes, en revanche, force est d'assister que l'on a bien assisté à une guerre d'ingérence, voire néo-coloniale. Le CNT, mélange d'islamistes, de monarchistes, et de criminels de guerre, aura bien du mal à rassembler la Libye, et surtout, à la stabiliser. L'Algérie l'avait bien compris, elle qui a dénoncé dès le début l'intervention occidentale. Par ailleurs, la France s'est attirée l'antipathie de plusieurs pays non-alignés  - Chine, Vénézuéla, Afrique du Sud. Une raison de plus de travailler à redorer son image à l'occasion de la prochaine session de l'ONU...

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 04:18

Quand on a la chance d’avoir grandi sans télévision, et de ne la regarder qu’épisodiquement, on ne peut qu'être exaspéré, à chaque visionnage, par cette incessante propagande qui sans cesse formate les moins informés de nos concitoyens. Florilège sur une semaine (du 20/08/2011 au 27/08/2011) :


Bernard-Henri Levy, spécialiste auto-proclamé d'un monde arabe qu'il combat, fut invité sur toutes les chaines... pour y brasser du vent.


La "libération" de la Libye par les rebelles – en réalité, victoire d’une junte militaire sur une autre, au cours d’une guerre civile dont l’Occident n’avait pas à se mêler, est un bonne exemple de cette politique irresponsable.

Outre que la télévision n’analyse jamais les conséquences géopolitiques de ce changement de régime ;

outre qu’elle essaie de nous faire croire qu’il s’agit d’une victoire du peuple libyen, alors qu’elle n’est que la victoire d’une l’OTAN presque aussi sanguinaire que Kadhafi ;

outre qu’elle affirme que « le monde entier soutient la rébellion », oubliant de nombreux pays arabes et d’Afrique,  la Russie, la Turquie ou le Venezuela ;

outre tous ces points, donc, on peut surtout déplorer que la télévision ne cesse de s’ouvrir aux mensonges et aux bêtises de pseudo-experts du monde arabe, vulgaires propagandistes, dont le premier n'est autre que le « philosophe Bernard-Henri Levy ».

Or, Bernard Henri-Levy n’est pas philosophe. Il ne connaît rien à la diplomatie. Il a été plusieurs fois pris en délit de mensonge. Il n’a aucune légitimité. Il ment sur le Conseil de Transition, mélange d’islamistes et d’ex-barbouzes de Kadhafi. Au nom de quoi ce pitre est-il interrogé, en lieu et place des vrais spécialistes de la région ?



Autre exemple de désinformation avec la présentation de l’affaire Strauss-Kahn. Jamais ne sont montré le rapport médical, le rapport psychologique, les résultats scientifiques, qui tous plaident contre l'ex-directeur du FMI. Jamais, ou presque, n’est précisé que deux autres plaintes le visent : aux Etats-Unis, au civil, pour la même affaire ; en France, pour l’agression de Tristane Banon.

 

 

Seuls sont interrogés les partisans de l’ex-directeur du FMI. Socialistes français et avocats américains ; jamais ne sont interrogés ses victimes et leurs avocats ; Nafissatou Diallo et Tristane Banon, mais aussi ses adversaires que sont les peuples africains, grec, espagnol, asiatiques ; tous sont laissés dans le silence.

Enfin, la télévision affirme que Dominique Strauss-Kahn serait « blanchi ». Ce qui est faux. Jamais son innocence n’a été prouvée. Elle répète que la femme de chambre a menti plusieurs fois. Sans préciser que Strauss-Kahn aussi. Les charges ont été levées pour délit de sale gueule de sa victime. Pas sur des preuves claires. Malheur aux plus pauvres !



Troisième exemple, plus général : le temps de parole des politiques. Les écologistes et les socialistes sont présentés dans tous les journaux ; sous un jours avantageux ; un parti pris qui serait défendable s’il était contrebalancé sur d’autres chaînes. Or, à part quelques fanatiques sarkozystes – qui ne valent guère mieux – les voix alternatives ne s’entendent tout simplement pas à la télévision. En zappant sur deux jours, apparaissent successivement Aubry, Montebourg, Joly, Vals, Hollande, Morano, Copé. 

 

 

Le Front National, le MoDem ou le Front de Gauche, qui représentent plus d’un tiers de l’opinion, sont totalement absents; comme s’ils n’existaient pas. 


Cherchez l’erreur.


Silence, aussi, sur cette Française malade, morte dans les geôles américaines sans recevoir de soins.


Silence, toujours, sur la famine en Somalie, sujet à la mode en début d’été, mais plus assez rentable médiatiquement.


Silence, enfin, sur les 17 milliards d’euros donnés à la Grèce il y a quelques mois pour renflouer ses banques, alors même que le gouvernement prétend économiser 11 milliards seulement par la rigueur.


Et que dire des ridicules mises en garde contre la « canicule », après un juillet froid et pluvieux, et alors que la chaleur et le soleil que nous rencontrons enfin sont tout à fait normaux en été ? Quatre jours de soleil en aout paraissent presque anormaux, du moins si l'on en croit la télévision.


Que dire quand des œuvres de propagande aussi grossières que Independance Day ou les sempiternels documentaires orientés sur la Seconde Guerre mondiale sont diffusés sur les grandes chaînes, quand ce ne sont pas des émissions décérébantes comme Secret Story ?


Comment, après tant de mensonges, de désinformations, de silences, de bêtises, s’étonner que le téléspectateur moyen croit que la révolution libyenne est menée par un peuple unanime ? que Dominique Strauss-Kahn est l’innocente victime d’une prostituée immorale ? que le réchauffement climatique, le fascisme, l’islamisme, le protectionnisme, menacent une France que défendraient socialistes libéraux et écologistes européïstes ? Bernard Henri-Levy, Eva Joly et Dominique Strauss-Kahn comme héros de la morale télévisuelle !


C'est par internet que les révolutionnaires tunisiens ont mis à jour les mensonges du régime; c'est par ce média, aussi, qu'il nous faut lutter contre la propagande diffusée en boucle sur le petit écran.


Plus que jamais, il faut le dire et le redire : les radios indépendantes, les journaux alternatifs et les sites internet sérieux sont aujourd’hui la dernière source crédible d’information et d’analyses. Citoyens, si vous voulez de l’objectivité et de l’honnêteté, ne regardez plus la télévision !

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