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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 21:20
Parodie "républicaine"

La Marche Républicaine de dimanche se voulait-elle un rassemblement de citoyens unis pour dénoncer le terrorisme, rendre hommage aux victimes et défendre les valeurs républicaines? C'est râté. En quelques heures, les vautours de la politique française comme internationale l'auront transformé en une espèce de vaste parodie, qui frise l'insulte à la mémoire des 17 victimes des attentats ayant ensanglanté Paris.



L'idée d'une manifestation à peine lancée, tous les partis se sont précipités dessus pour en récupérer un bout. Le FN a été le grand cocu de l'affaire. Lui qui espérait regagner l'onction des autres partis à l'occasion de cette marche en a été mis à l'écart sans autre procès. Le parti n'est pourtant pas connu pour avoir été laxiste envers la menace djihadiste. Mais le sectarisme a parlé, et le FN a raté cette belle occasion de goûter au juteux gâteau que les autres partis se partagent avec appétit.
Le président Hollande et son Premier Ministre Manuel Valls sont naturellement en tête du cortège, trop heureux de cette ocasion de regagner - du moins le pensent-ils - un peu de ce crédit qu'ils avaient totalement perdus. Oubliés, les appels à la censure contre Dieudonné, Tariq Ramadan ou Eric Zemmour! Oublié, le soutien sans faille aux djihadistes syriens, dont les frères Kouachi étaient d'éminents représentants! Le PS découvre soudain les vertus de la liberté d'expression et le danger djihadiste (ils n'ont pas été jusqu'à inviter les gouvernements syrien ou irakien, pourtant en pointe dans cette lutte, à manifester...)
Une telle occasion ne pouvait être loupée par l'UMP, dont les gros bataillons défilent, d'Alain Juppé à François Fillon, en passant par Jean-François Copé (qui vole un pain au chocolat finit djihadiste, c'est évident...) Cette manifestation ne sera donc plus un rassemblement de citoyens, mais une tribune d'expression et de publicité de différents partis politiques, ainsi que d'autres mouvements (qui vont des LGBT au CRIF, en passant par le CCIF, SOS Racisme, et les divers représentants religieux).


Les manifestants auront la chance d'avoir à leurs côtés d'autres éminents représentants de la République et de la liberté d'expression, venus du monde entier.
Voyez plutôt.
Petro Porochenko, l'allié des néo-nazis ukrainiens. Néo-nazis à côté desquels le FN fait figure de parti gauchiste.
Avidgor Libierman, ministre des Affaires Etrangères israélien et dirigeant du parti d'extrême-droite "Israel Beytenou", à qui l'on doit l'idée pittoresque d'utiliser la bombe nucléaire contre la bande de Gaza, accompagné du ministre des Affaires religieuses, Naftali Benett, président d'un autre parti d'extrême-droite (tendance religieuse), qui ne voyait "aucun problème" au fait d'avoir "tué beaucoup d'Arabes" dans sa vie (enfin, tant que le FN n'est pas invité, la morale est sauve, n'est-ce pas?).
Ahmet Davutoğlu, premier ministe de la Turquie, pays où un journaliste est menacé de neuf ans de prison pour... avoir caricaturé le Premier Ministre Erdoğan.
Jean-Claude Juncker, délinquant fiscal désormais reconnu.
Divers présidents africains dont l'autoritarisme n'est égalé que par la corruption, et qui infligent aux journalistes de leurs pays respectifs un sort que l'on n'aurait sûrement guère apprécié à Charlie Hebdo.
Eric Holder, ministre de la Justice américain, le même qui s'était chargé des poursuites contre Edward Snowden, Chelsea Manning, et qui semble soudainement découvrir les vertus de l'irrévérence et de la liberté d'expression.
Des ministres du Qatar, d'Arabie Séoudite et des Emirats Arabes Unis, grandes démocraties connues pour leur défense de la liberté d'expression (les 50 coups de fouet reçus hier par un journaliste saoudien pour blasphème en témoignent sûrement) et leur lutte sans faille contre le fondamentalisme islamique et le djihadisme.
Sans oublier les incontournables de la droite austéritaire européenne: Angela Merkel, David Cameron, Mariano Rajoy, et tout l'appareil de l'OTAN (au cas où l'on n'aurait pas compris que l'avenir, c'est l'occidentalisme, qu'on se le dise!)


Nul doute que ceux qui auront refusé de participer à cette mascarade seront taxés de tous les noms - en particulier s'ils portent un patronyme à consonnance étrangère. Nul doute non plus qu'il existe parmi les gens qui vont marcher d'innombrables citoyens sincères dans leurs revendications, et qui ne sont pas responsables de la récupération politicienne de la marche; à ceux-là, on ne pourra que conseiller de se boucher le nez.


Et terminons par citer du Charlie Hebdo: c'est dûr d'être aimé par des cons!

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 00:57
Le Bloc Identitaire face au drapeau algérien ... ou face à son propre miroir?

Les drapeaux algériens pourraient-ils être interdits dans les rues de France les soirs de matchs de l'équipe d'Algérie? C'est en tout cas ce que demande le Bloc Identitaire, s'appuyant pour cela sur des interdictions précédentes. Tout l'intérêt de cette affaire vient du fait que ces jeunes que dénoncent les Identitaires leur ressemblent pourtant comme deux gouttes d'eau. 

 

Tandis que les Identitaires glorifient une pseudo "race française" qui n'existe pas, des jeunes brandissent le drapeau d'un pays, l'Algérie, qu'ils ne connaissent pas. Des deux côtés, on observe la même attitude: une fierté ridicule pour une allégeance fantasmé; une parodie de nationalisme vis-à-vis d'un pays dont on ne connaît ni l'histoire, ni la philosophie ni la littérature. 

Y-a-t il un sens à s'affirmer héraut de la race blanche, quand on sait que l'idée même de la Nation française s'est construite contre le suprémacisme racial?

Mais y-a-t il plus de sens à brandir le drapeau d'un pays où l'on ne vit pas, où l'on ne pourrait même pas vivre, car on n'en connaît ni la société ni les traditions profondes? 

 

Les Identitaires sont des communautaristes commes les autres. Des communautaristes blancs. Et les communautaristes algériens sont des Identitaires comme les autres. Au lieu de rechercher l'accomplissement personnel, à travers des valeurs universelles, ils cherchent la reconnaissance à travers une identité ethno-culturelle complètement fantasmée, réinventée. 

Car cette identité ne sert qu'à montrer son rejet de l'autre.

Quand les Identitaires demandent l'interdiction des drapeaux algériens, ce n'est pas par amour de la France ou par souci de l'ordre public, mais pour montrer leur haine des Arabes. (Sinon, pourquoi soutiendraient-ils des mouvements régionalistes qui rejettent clairement le drapeau français?)

De même, quand des drapeaux algériens sont brandis dans les rue françaises, ce n'est pas par amour sincère pour l'Algérie, mais pour s'affirmer comme groupe à part au sein de la République française. (Sinon, pourquoi des drapeaux français seraient-ils brûlés ou décrochés lors de ces manifestations?)

 

C'est bien tout le danger de l'esprit identitaire (ou communautariste): il ne marque pas l'amour de sa culture, mais le rejet de la culture des autres. Suprême paradoxe des Identitaires: dénoncer ceux qui appliquent (et inspirent) leur pensée et leurs méthodes.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:18

Manuel Valls mène la troupe, Christiane Taubira et François Hollande en auxiliaires. La guerre contre l'antisémitisme, le racisme, la bête immonde et le nazisme est lancée. Sus à l'ennemi, sus à M'Bala M'Bala, à la clique fasciste (comprendre: la droite souverainiste) et aux "antisémites des quartiers populaires" (comprendre: les Arabes de banlieue)! Une croisade antiraciste dont l'avantage principal est de faire oublier le désastreux bilan social, économique et diplomatique du Parti Socialiste. Comme au bon vieux temps de Mitterrand, quoi.

 

Mais un léger problème se pose: de méchantes langues murmurent que le Parti Socialiste n'aurait aucune légitimité en matière d'antiracisme. Et l'on se remémore soudain quelques faits bien troublants...

Pourquoi l'antiracisme des socialistes n'est pas crédible

Manuel Valls et ses amis antisémites: lorsque l'on monte au cocotier, il faut s'assurer d'avoir le slip propre. Ce n'est visiblement pas le cas de Manuel Valls, épinglé récemment sur une photo au côté de son ami néo-nazi, Terry Cooper. Ce dernier a fait savoir qu'il était le seul à "pouvoir faire rire" notre Ministre de l'Intérieur. On se demande avec inquiétude quel était le sujet de la rigolade...

 

Le douteux antiracisme de Manuel Valls: alors qu'il était maire d'Evry, Manuel Valls s'était laisser piéger dans une vidéo où il se plaignait de l'absence de Blancs dans sa ville. Il réclamait qu'on y installât "quelques whites, quelques blancos".

Récidive quelques années plus tard. Devenu Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls commence par dénoncer "l'ennemi intérieur" qui se dissimulerait parmi la population musulmane de France. Puis, dans une de ces envolées délirantes dont il a le secret, il nous expliqua que "les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie" (pays dont, pourtant, beaucoup ne sont pas issus). Si Manuel Valls s'est décidé à lutter contre les préjugés racistes, il doit d'urgence ordonner sa propre arrestation.

 

Un antiracisme à géométrie variable: les Femen font régulièrement le salut nazi dans leurs actions coup de poing, et multiplient les attaques contre les chrétiens. Mais Anne Hidalgo affiche sa "bienveillance" et son "respect" à leur endroit. Et François Hollande a décidé que leur cheffe (celle-là même qui se répandait en insultes envers les musulmans) serait la nouvelle Marianne, figure de la République.

Quant à la circulaire de Manuel Valls, elle réclame une vigilance pour lutter contre "l'antisémitisme et la haine anti-musulmane". Fort bien. Très noble objectif. Mais qu'en est-il de la haine anti-chrétienne? Et de celle envers les athées? Visiblement, certains groupe religieux semblent avoir droit à plus de protection que d'autres...

Enfin, on passera sur le silence total du gouvernement vis-à-vis des actions de la Ligue de Défense Juive, groupe terroriste qui fait régner la terreur parmi les adversaires d'Israel (y compris des Juifs), et vis-à-vis duquel Manuel Valls fait preuve d'une indulgence stupéfiante.

 

Les amitiés suspectes du gouvernement socialiste: François Hollande était visiblement très fier du grand sabre que lui ont offert ses amis d'Arabie Séoudite. Quant on fricote avec cette dictature théocratique, qui interdit le judaïsme et punit l'homosexualité, on ne donne pas de leçon de tolérance.

Sihem Souid soutient Manuel Valls et dénonce les spectateurs de Dieudonné comme "antisémite". De la part d'une grande amie du Qatar, qui ne cesse de défendre cette dictature antisémite, c'est pour le moins paradoxal.

 

En un mot comme en mille, ce gouvernement, qui ne cesse de diviser les Français entre eux, qui joue sur les tensions communautaristes, qui dénonce certains racismes et en tolère d'autres, n'a aucune leçon à donner. Plus que jamais, la croisade de Manuel Valls apparaît comme ce qu'elle est: une pitoyable tentative de faire oublier ses innombrables échecs, tout en essayant de s'attirer les grâce des lobbies communautaristes.

En fin de compte, c'est bien la politique du gouvernement qui va contribuer à faire monter la haine envers les musulmans, les juifs et les chrétiens, et les tensions entre les communautés.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:10

Eric Zemmour a parfaitement résumé le bilan géopolitique de 2013: Vladimir Poutine est l'homme de l'année. En Syrie comme en Ukraine, il a réussi à mettre à bas ses adversaires occidentaux - dont la faiblesse momentanée a permis à un autre pays, l'Iran, de replacer ses pions sur l'échiquier international.

Billet d'humeur du Nouvel An 2013: l'année de Vladimir Poutine; propagande de Reporters Sans Frontière; Dieudonné et sa "quenelle"

La Russie a joué en trois coups gagnants, mettant tous ses adversaires à bas. En accueillant le lanceur d'alerte Edward Snowden, Vladimir Poutine a permis à son pays d'apparaître comme un défenseur des libertés publiques face à la machine de répression américaine. Les révélations de son hôte ont été une arme redoutable face aux Américains.

Une arme qui a compté lors de la crise syrienne de l'été 2013.

 

Répondant aux volontés occidentales d'attaquer la Syrie, Vladimir Poutine a proposé une négociation sur le désarmement de ce pays. Un coup de maître: en acceptant cette négociation, les Occidentaux reconnaissaient implicitement la légitimité du régime de Bachar al-Assad, seul allié arabe de Moscou.

Ceux qui avaient voulu contrer la volonté russe et renverser le régime syrien se sont cassés les dents. Mohamed Morsi, le Président égyptien, a fini renversé par un coup d'Etat. Recep Tayyip Erdogan, le Premier Ministre turc, a été dangereusement déstabilisé par les manifestations de Taksim. Lâché par la puissante confrérie Gülen, il voit désormais son pouvoir vaciller sous les accusations de corruption. 

 

Gagnant sur la Syrie, Vladimir Poutine a du essuyer un contre-coup en Ukraine. Les Occidentaux ont essayé de déstabiliser le régime ukrainien (fort peu sympathique, il est vrai), en utilisant sa jeunesse révoltée et tournée vers l'Union Européenne. Echec, une nouvelle fois: Vladimir Poutine a su ramener l'Ukraine sous son influence. Mieux encore, il s'est payé le luxe de libérer le délinquant financier Mikhaïl Khodorkovski et ces pauvres militantes manipulées des Pussy Riot. Se donnant ainsi l'image de tzar magnanime, et faisant taire bon nombre de critiques occidentaux. 

 

Les adversaires de la Russie n'ont eu que de petites vengeances mesquines à se mettre sous la dent. Boycott plus ou moins officiel des Jeux Olympiques de Sotchi pour les Occidentaux. Plusieurs attentats-suicides dans la ville de Volgograd (ex-Stalingrad) pour les islamistes. Rien qui paraisse en mesure d'enrayer l'appétit de puissance d'un ours russe encore mal remis du choc des années 1990, mais bien décidé à retrouver sa place sur la scène mondiale.

 

 

Je découvre à ce sujet la dernière vidéo de propagande de Reporters Sans Frontière: on y découvre plusieurs dirigeants (russe, syrien, nord-coréen, hongrois, turc, italien, azéri, chinois et zimbabwéen) en train de fêter le nouvel an. Un petit message moralisateur en fin de vidéo nous informe que sans Reporters Sans Frontière, l'information serait entièrement contrôlée par ces individus. 

Diantre. Après que Nicolas Sarkozy a, selon Henri Guaino, "sauvé la démocratie en France, en Europe et dans le monde", nous apprenons donc que Reporters Sans Frontière a sauvé la liberté de presse mondiale. 

On passera sur le procédé qui consiste à amalgamer, dans un ensemble complètement incohérent, de vrais dictateurs (Kim Jong-Un ou Ihlam Aliev), des dirigeants autoritaires mais démocratiquement élus (Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdogan) et des démocrates comme Viktor Orban ou Silvio Berlusconi (ce dernier n'étant d'ailleurs plus au pouvoir).

Certes, Reporters Sans Frontières choisit de se concentrer sur la "liberté de la presse", et de ne pas s'occuper du spectaculaire développement de la Chine ou de l'Azerbaïdjan, ou bien de la situation chaotique en Syrie ou au Zimbabwe. C'est un choix.

Mais même avec ce choix, il manque deux ou trois bonshommes sur la vidéo, non? Quid de Barack Obama, l'homme qui a voulu faire condamner le lanceur d'alerte Edward Snowden (authentique défenseur de la liberté de la presse, lui)? Où sont les présidents du Turkménistan, de l'Ouzbékistan ou de l'Erythrée, véritables cauchemars pour les journalistes? Et que penser de l'absence des monarques séoudien, qatari ou émiratis? Faut-il croire que l'argent du pétrole achète tout - y compris la bienveillance de Reporters Sans Frontière?

 

 

Il est vrai qu'en France, la liberté d'expression devient elle-même un concept très relatif, à l'heure où le Ministre de l'Intérieur prétend faire interdire à un humoriste de faire ses spectacles.

Parlons donc clairement de Dieudonné, et expliquons en quoi il est scandaleux de vouloir interdire, soit ses spectacles, soit le fameux geste de la "quenelle" qu'il a popularisé.

Dieudonné, qu'est-ce donc? C'est un humoriste et un provocateur qui, aux origines, riait de tous les extrémistes et de toutes les religions. Après un sketch caricaturant un extrémiste de droite israélien, il avait subi en 2003 une scandaleuse persécution, sur fond d'accusations injustifiées d'antisémitisme.

En réaction à ce lynchage public, Dieudonné a multiplié les provocations. Certaines sont très drôles, d'autres de mauvais goût, d'autres choquantes. C'est au public d'en juger. Je l'écris d'autant plus librement que je n'ai jamais trouvé Dieudonné spécialement drôle. Son obsession de certains sujets (les Juifs, les sionistes et, dans une moindre mesure, l'esclavage) m'agace, et je comprends très bien qu'un certain nombre de Juifs se sentent choqués par ses provocations.

Mais qui a le droit de définir ce qui est drôle ou non? Certainement pas la justice. Vouloir faire interdire les spectacles de Dieudonné, sous prétexte que le Ministre de l'Intérieur n'aime pas ce qu'on y dit, c'est un pas très dangereux vers la dictature. Et c'est une hypocrisie d'autant plus grande que, lors des attaques anti-islam de Charlie Hebdo, Manuel Valls avait été le premier à défendre ce journal au nom de la liberté d'expression...

Il est donc monstrueux de prétendre interdire à un humoriste de faire son travail - même quand on trouve son humour choquant ou pas drôle. Après tout, si Dieudonné tient des propos diffamants ou racistes pendant son spectacle, rien ni personne n'empêche la justice de le poursuivre pour cela. Et s'il doit être condamné, il le sera.

Plus inquiétant encore: Meyer Habib, député UDI proche de l'extrême-droite israélienne, prétend faire interdire la "quenelle". Des personnalités comme Tony Parker ou Nicolas Anelka ont été menacées pour avoir effectué ce geste.

Billet d'humeur du Nouvel An 2013: l'année de Vladimir Poutine; propagande de Reporters Sans Frontière; Dieudonné et sa "quenelle"

Qu'est-ce donc que la "quenelle"? Il s'agit d'un geste plus ou moins vulgaire, imitant le "fist-fucking". Chacun jugera du bon goût de la chose.

Mais là où la mauvaise foi atteint repousse toutes les limites, c'est quand des groupes communautaristes comme la Licra, le BNVCA ou le CRIF prétendent y voir un geste antisémite. Soyons donc bien clair dessus: la "quenelle" n'a aucun rapport, ni avec l'antisémitisme ni avec le racisme, et encore moins avec le nazisme. C'est un geste vulgaire, scatologique même, mais sans lien avec l'antisémitisme. Comment peut-on être débile au point d'y voir un "salut nazi inversé" (sic)?

Il est vrai toutefois que certains fans de Dieudonné ont donné une signification ambiguë au geste: lorsque de jeunes crétins font leur "quenelle" devant les portes d'Auschwitz, ou devant l'école juive où plusieurs enfants avaient été assassinés par Mohamed Merah, on ressent un profond malaise.

Oui, certains "quenelliers" sont clairement antisémites. Il ne faut pas se voiler la face. Mais ce n'est pas le cas de tous. Et ce n'est pas le cas du geste en question. Après tout, si quelqu'un faisait un doigt d'honneur devant les portes d'Auschwitz, ce serait certainement de l'antisémitisme. Est-ce que pour autant, le doigt d'honneur deviendrait antisémite? Certainement pas.

Mais la "quenelle" est tellement pratique pour le gouvernement, à qui elle permet de ne pas parler de ses innombrables échecs (notamment économiques et sociaux)! François Hollande lui-même, en visite chez ses amis d'Arabie Séoudite (une dictature violemment antisémite), a pris le temps de condamner la "quenelle". Aucun président n'avait atteint un tel niveau de ridicule. Qui parlait de changement?

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 22:11

Né en Égypte en 1926, expulsé de ce pays par Nasser en 1962 en raison de ses positions radicales, Youssef al-Qaradawi est une des grandes figures de l'islamisme sunnite moderne. Revendiquant l'héritage d'Hassan el-Banna (fondateur des Frères Musulmans), il bénéficie d'une grande influence dans le monde arabe, mais également auprès des milieux islamistes d'Europe et plus spécialement de France. Encore méconnu du grand public européen, ce personnage est pourtant un acteur essentiel des drames qui frappent le Moyen-Orient ces dernières années.

Un idéologue des djihadistes syriens: qui est Youssef al-Qaradawi?

 

Un important théoricien du Djihad

 

Avant toute chose, Youssef al-Qaradawi est un écrivain, auteur d'une masse volumineuse d'ouvrages consacrés à l'islam. Doté d'une culture solide et d'une certaine indépendance d'esprit, il se démarque des salafistes les plus radicaux par des positions moins extrémistes (estimant par exemple que la peine de mort n'est pas obligatoire envers les apostats, ou condamnant la destruction de statues de Bouddha par les Taliban...)

 

Cependant, le fond de son idéologie demeure extrêmement réactionnaire. Youssef al-Qaradawi rejette la sécularisation des pays arabes et estime qu'aucune loi ne devrait aller à l'encontre de la charria, la loi islamique. Surtout, dans son massif ouvrage Fiqh al-jihad(jurisprudence du djihad), il se pose en théorien de la guerre sainte.

S'il admet volontiers que le djihad, en bien des occasion, consiste en un simple effort sur soi (tel que l'interprètent un certain nombre de savants musulmans modernes), il n'écarte pas le conflit armé. Il affirme que les musulmans doivent combattre "l'injustice", la "tyrannie" et la "dictature", les armes à la main si nécessaire; or, ce sont là des notions bien floues, et al-Qaradawi laisse la porte ouverte à toutes les interprétations.

 

C'est ainsi qu'il avait soutenu les groupes terroristes attaquant l'Algérie dans les années 1990. C'est ainsi aussi qu'il a justifié les attentats-suicides en Palestine, sans la moindre prise de distance.

 

 

Le baiser de la mort à la Palestine

 

"Les opération martyrs sont l'arme que Dieu a donné aux pauvres pour combattre les forts. C'est la compensation divine. La société israélienne est une société militaire. Leurs hommes et leurs femmes sont des soldats dans l'armée, qui peuvent être rappelés à tout moment. Et si un enfant ou un vieux est tué dans ces opérations, il n'est pas visé mais c'est par erreur, et en conséquence des nécessités absolues de guerre, et les nécessités absolues lèvent les interdictions."

 

C'est par ces mots que notre homme justifiait, en 2004, les attaques terroristes en Israel. Il est vrai qu'il est un des plus fidèles soutiens du Hamas (dont la création a eu pour effet principal, comme le souhaitaient les stratèges israéliens, de briser l'unité du nationalisme palestinien). Cette position est doublement criminelle, à l'égard des civils israéliens, mais également du peuple palestinien.

Après 60 ans de combats, il apparaît clairement que le sort des armes sera toujours défavorable aux Arabes. Si le Palestiniens veulent un jour obtenir cet État souverain qu'ils revendiquent légitimement, il leur faut une autre stratégie: la formation d'une élite intellectuelle, politique et scientifique; des appuis internationaux solides; et surtout, une image irréprochable face à un État israélien dont les soutiens s'effritent au fur et à mesure que ses gouvernements se radicalisent.

Le Hamas ne suit pas du tout cette voix. Encourager les attentats-suicides et le terrorisme, c'est condamner les Palestiniens à la diabolisation et à une guerre sauvage dont ils sortiront toujours perdants. Youssef al-Qaradawi est intelligent. Il le sait très bien.

Mais il sait aussi qu'en choisissant la radicalité démagogique, il s'assure une base de soutiens solide et fiable.

 

L'antisionisme qu'il professe dérape parfois dangereusement vers un racisme affiché. Ainsi affirmait-il en 2009:

"Tout au long de l'histoire, Dieu a imposé aux juifs des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait — et bien qu'ils aient exagéré les faits — il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Dieu le veut, la prochaine fois, ce sera de la main des croyants." On s'abstiendra de commenter.

 

De l'internationalisme islamique à l'impérialisme qatari?

 

Curieusement, Youssef al-Qaradawi oublie toute idée de lutte contre "l'injustice" et le "despotisme" lorsque cela s'appliquer à son pays d'adoption, le Qatar. Il est vrai que la famille royale qatarie lui a confié la présidence d'honneur de la Qatar Islamic Bank, ainsi qu'un soutien financier continu. On oublierait ses convictions pour moins que ça!

 

On a ici l'exemple d'un pacte solide où une dictature implacable assure la protection d'un influent prédicateur religieux qui, en retour, joue de son ascendant dans le monde arabe sunnite pour étouffer toute revendication démocratique (contrairement au régime séoudien, le régime qatari n'est guère attaqué par les Frères Musulmans et les salafistes...)

Cela explique le soutien d'al-Qaradawi aux révolutions arabes, là où elles profitaient au Qatar (en Égypte et en Syrie notamment). En revanche, lorsque des milliers de Turcs sont descendus dans les grandes villes manifester contre le gouvernement islamiste, notre éclairé savant a apporté son soutien à Recep Tayyip Erdoğan et fait savoir qu'il priait pour lui...

 

Nous n'avons donc pas affaire à un idéaliste épris de justice et de démocratie, mais bien à un propagandiste utilisant la religion au service de la géopolitique qatarie.

 

 

Les chiites, les laïcs et l'Iran dans le colimateur

 

Cette stratégie a amené Youssef al-Qaradawi a s'engager très fortement dans la géopolitique régionale, en attisant les conflits et en prônant la violence directe. En février 2011, il avait notamment appelé à l'assassinat de Mouammar Kadhafi - Nicolas Sarkozy exaucera son voeu quelques mois plus tard.

 

Mais c'est surtout dans le conflit syrien que Youssef al-Qaradawi s'est aventuré, en profitant pour soulager sa haine des chiites, des laïcs et de l'Iran. Sans la moindre modération, il a ainsi appelé à l'assassinat de tous les civils, religieux et militaires syriens soutenant le régime de Bachar al-Assad; il a prôné la guerre totale contre le Hezbollah, qualifié d'Hezboshaytan (Parti du Diable); en mai 2013, depuis la capitale du Qatar, il s'est livré à une tirade haineuse envers les alaouites, qualifié de "plus mécréants que les juifs et les chrétiens".

Naturellement, l'Iran - vieil ennemi du Qatar - n'a pas été épargné par le prédicateur, qui a appelé ses fidèles à le "maudir" et l'a qualifié d'ennemi de la Oumma. La Russie et la Chine ont également été visées par ces attaques.

Sur ce point, au moins, les Occidentaux et Youssef al-Qaradawi se retrouvent dans le même camp...

 

* * *

 

Youssef al-Qaradawi apparaît donc comme un personnage particulièrement dangereux, non seulement en raison de son idéologie, mais aussi parce qu'il est assez habile pour éviter les excès de certains intégristes fanatiques. En France même, il jouit d'une influence inquiétante, en particulier auprès du Collectif des Musulmans de France de Nabil Ennasri (lui-même proche du Qatar et des Frères Musulmans), mais aussi au sein de l'UOIF (branche française des Frères Musulmans), du CCIF (Collectif Contre l'Islamophobie en France), et de certains milieux anti-sionistes. Une influence cependant légèrement écornée par ses dernières prises de position sur la Syrie - et peut-être aussi par les bruits reliant sa dernière hospitalisation, en 2012, à une overdose de viagra?

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:11

Le Président du parti gaulliste Debout La République y parle notamment de souveraineté, de géopolitique et de réconciliation nationale. Lors de ses échanges avec le public (deuxième vidéo), on retiendra ses remarques sur le Vénézuela de Hugo Chavez et l'Iran (33.01), le conflit israélo-palestinien (34.58), et les contradictions françaises en Syrie (50.29). D'autres questions plus anecdotiques permettent d'éclaircir sa position vis-à-vis de la French American Foundation (évoquée en début de vidéo), ou de la franc-maçonnerie. 

 

On regrettera une méfiance bien trop exacerbé envers la Chine, erreur largement compensée par une vision de la France et du monde très nationale-républicaine, et digne de l'idéal français. 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 20:48

La question d'Israel et du sionisme est une des plus débattues en France, dans un contexte souvent très sensible. C'est un débat complexe où les caricatures sont bien trop nombreuses. "Sionisme" et "antisionisme" ont largement perdu de leur sens au dur et à mesure des années, ce qui signifie que tout le monde peut revendiquer l'un ou l'autre, avec des sens très différents. En fonction des points de vue, le sionisme serait une vaste entreprise de domination théocratique du monde, pour d'autres le simple droit à l'existence d'Israel, tandis que certains y voient une forme d'extrémisme nationaliste. Quant aux "antisionistes", ils vont du militant humaniste à l'antisémite carabiné, de l'islamiste au juif intégriste, du nationaliste arabe au patriote français. On s'y perd!

 

Le but de cet article est de sortir de ces caricatures, de démontrer que le sionisme est opposé à "l'idéologie française", et qu'il est dangereux tout à la fois pour les Français juifs, et pour l'idée républicaine. Il ne s'intéresse pas aux Palestiniens ou aux Israéliens, mais à l'impact d'Israel et de l'idéologie sioniste sur la France. 

 

Le sionisme: une origine historique discutable

 

Suite à la guerre des Six-Jours, durant laquelle la France rompit son alliance avec Israel, le grand rabbin de France demanda à être reçu par le Général de Gaulle. Ce dernier l'accueillit avec courtoisie, mais le prévint immédiatement: "si vous venez me parler des Français juifs, vous êtes bienvenu. Si vous venez me parler des affaires d'Israel, j'ai un Ministre des Affaires étrangères pour ça!"

 

Développé à la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle, le sionisme s'appuyait alors sur les persécutions des Juifs qui avaient lieu dans plusieurs pays, en Europe notamment: pogroms, mesures vexatoires, ou attaques racistes. Il prévoyait l'établissement en Palestine (même si d'autres terres furent évoquées...) d'un foyer juif, qui servirait de refuge aux populations juives persécutées. L'idée à terme était celle d'un Etat juif, capable d'accueillir ce "peuple" rejeté dans le monde. 

Dès le départ, cette idéologie était invalidée par trois points. Tout d'abord, la Palestine n'était pas une terre vide, mais une province de l'Empire Ottoman où vivaient, aux côtés de quelques Juifs, un grand nombre d'Arabes chrétiens et musulmans. Ensuite, il existait déjà plusieurs pays où les Juifs non seulement étaient protégés, mais avaient même parfois acquis des positions enviables: les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, pour ne citer que les plus connus. Enfin, il n'existait pas de "peuple juif", comme l'avait reconnu Theordor Herzl en personne*. 

 

La Seconde Guerre mondiale et le génocide accélérèrent considérablement ce combat, permettant la création de l'Etat d'Israel dès 1948. Cette décision, prise dans une émotion très compréhensible, semblait pourtant inutile: après les horreurs hitlériennes, un grand nombre de pays s'engagèrent résolument dans la lutte contre l'antisémitisme. 

 

Ironiquement, le projet sioniste donnait raison à Hitler, qui avait voulu vider l'Europe de ses Juifs. En effet, le sionisme est une capitulation devant les antisémites: cela revenait à considérer l'antisémitisme comme une fatalité, naturelle, contre laquelle il était inutile et vain de lutter. Puisque certains, en Europe ou ailleurs, n'acceptaient pas les Juifs, ces derniers n'avaient qu'à s'en aller. Réalise-t-on combien ce raisonnement est dangereux? Les antisémites voulaient chasser les Juifs de leur pays; le sionisme leur donna raison. 

 

 

Une idéologie aux antipodes de la République

 

Le sionisme heurte de front la République française, et met en danger l'ensemble de ses institutions. Depuis la Révolution Française et le Premier Empire, les Français de confession juive étaient considérés comme des citoyens à part entière, avec les droits et devoirs inhérents. En faisant réformer la pratique du judaïsme, Napoléon avait même réussi à "franciser" cette religion, à créer un "judaïsme français". 

Bien sûr, l'affaire Dreyfus, ou la collaboration du régime de Vichy, ont entâché cette tradition républicaine. Mais Dreyfus avait été innocenté, les Français avaient protégé un grand nombre de Juifs de la milice sous l'Occupation, et en fin de compte, dans les années 1950, les Juifs étaient des citoyens français à part entière - souvent travailleurs et patriotes. 

 

Au cours de la Révolution Française, Robespierre fut un des grands militants pour les droits des Juifs (ainsi que des Noirs). Considérant qu'ils avaient vocation à devenir citoyen à part entière de la République, il réclamait qu'on les rendît "au bonheur, à la patrie et à la vertu, en leur rendant leur dignité d'hommes et de citoyens". Il inaugurait ainsi un modèle d'assimilation qui a fait ses preuves près de deux siècles...

 

Or, le sionisme prétend, au contraire, détacher ces citoyens de la France, pour en faire des citoyens israéliens. En se proclamant "Etat des Juifs" (et non "Etat à majorité juive"), Israel affirme de facto représenter les Juifs français. Et c'est là que le bât blesse: car cela revient à arracher à la France certains de ses citoyens, à les rattacher à une puissance étrangère, et finalement à briser l'unité nationale et républicaine française. 

 

La création d'Israel, et l'idéologie sioniste, ont bouleversé l'assimilation des Juifs français. Alors qu'une partie, notamment au sein des classes populaires, restait farouchement attachée à la France (des personnalités comme Eric Zemmour ou Jean Ferrat, Gérard Oury ou Michel Debré, en sont quelques exemples...), d'autres se détachaient soudainement de la France, au profit d'un sionisme échevelé (Bernard-Henri Levy, Arno Klarsfeld, Patrick Bruel...) qui les poussait au communautarisme. 

 

Le drame est que ce communautarisme, encouragé par l'Etat d'Israel (qui espère ainsi récupérer un jour ces élites en les séparant de la République française), a inspiré toute une série d'autres minorités qui se sont mises, à leur tour, à demander des droits spécifiques, à militer pour des Etats étrangers, ou à culpabiliser la France. Les exemples abondent: demandes de repas "halal", lois mémorielles au sujet de l'esclavage des Noirs ou du génocide arménien, banalisation des termes "islamophobie" ou "racisme anti-blanc"... La boîte de Pandore du communautarisme et de la victimisation était ouverte, et frappe désormais toute la société française. 

Certes, le sionisme n'est pas à l'origine de toutes les tensions communautaires en France, loin de là! Mais, en encourageant le communautarisme juif, il a enclenché une dynamique terrible qui divise aujourd'hui les Français entre eux, selon les religions, races et origines. 

 

La Ligue de Défense Juive, groupe d'extrème-droite pro-israélien (considérée comme terroriste par les Etats-Unis et Israel) a longtemps été protégée en France. Elle a inspiré plusieurs organismes communautaristes, en particulier au sein de l'extrème-droite européenne identitaire, qui la regarde avec admiration. 

 

 

Israel, un danger pour les Juifs de France?

 

Dans cette société de tensions communautaires, Israel n'est pas une protection, mais un danger pour les Juifs français. En effet, via le sionisme, il prétend régulièrement les représenter, être leur pays légitime. 

Et de ce fait, les bombardements israéliens, la colonisation et l'humilation des populations palestiniennes, sont immédiatement rapportés aux Français de confession juive dans l'imaginaire collectif. Nos compatriotes juifs sont parfois considérés comme co-responsables des dégats de l'armée israélienne, et se voient demander des comptes sur les agissements d'un pays étranger, où ils ne vivent même pas!

 

Imaginons un instant que l'ensemble des Français musulmans soient arbitrairement associés à l'Arabie Séoudite, ou que l'on réclame des comptes aux protestants sur la politique américaine ou britannique. Ne serait-ce pas un scandale, contraire aux valeurs de la République? 

 

Si seuls les pro-Israéliens étaient pris à partie, il y aurait là une certaine logique. Mais l'on est arrivé à un point où, dans certaines écoles, des enfants juifs se font prendre à partie à cause de la politique de Benjamin Netanyahou! En réalité, associer les Juifs à Israel, dans un pays pro-palestinien comme la France, est un crime; cela revient à mettre ces citoyens à danger, et entretient des confusions très dangereuses. D'autant qu'en retour, un nombre croissant de musulmans s'identifient désormais à la Palestine. 

Alors que la France possède le plus grand nombre de citoyens juifs et musulmans d'Europe, ce serait un véritable désastre d'importer le conflit israélo-palestinien sur son sol. Le petit peuple juif et musulman serait la première victime de cette politique suicidaire, hélas acceptée par les gouvernements français depuis des années.

 

Richard Prasquier, président du CRIF, aux côtés de l'innénarable imam Hassen Chalghoumi. Censé représenter les israélites de France, le CRIF a trahi cette mission, et se fait désormais porte-parole des faucons israéliens. On imagine l'effet désastreux sur l'opinion publique d'une telle politique...

 

Il faut d'ailleurs ajouter que ce problème ne se limite pas à la France: partout dans le monde, des Juifs sont victimes de la politique menée par Israel, qui prétend les représenter et commet en leur nom des actes répréhensibles.

 

 

Désioniser la France, désioniser Israel

 

Il apparaît que le sionisme est une idéologie contraire aux valeurs de la France, et dangereuse pour la République. C'est donc une idéologie contre laquelle il faut lutter avec ardeur, si l'on ne veut pas exposer notre civilisation à de graves soucis. 

 

Ce combat commence par "désioniser" la France: c'est-à-dire refuser que nos citoyens juifs soient associés à un pays étranger. Un Français de religion juif est français, point à la ligne. Il peut nourrir une certaine affection pour Israel (tout comme des chrétiens se sentent parfois proches de la Serbie, des Arabes de la Palestine ou des hindous de l'Inde...), mais il ne doit en aucun cas considérer ce pays comme le sien, ou lui faire allégeance. En contrepartie, il faut refuser très fermement qu'Israel parle en leur nom - et bien sûr, il faut combattre les antisémites qui cherchent à les détacher de la France. 

 

L'association entre "Juifs" et "politique israélienne" est du pain béni pour les racistes anti-juifs, qui n'hésitent pas à instrumentaliser la cause palestinienne pour déverser leur haine. Ainsi l'exemple de ce commentateur de vidéos qui, confondant (exprès?) antisionisme et haine des Juifs, se livre à des commentaires aussi stupides que répugnants...

 

"Désioniser" Israel sera aussi, à terme, une nécessité. Même si sa création fut une erreur (pour les raisons précédemment évoquées), il est impensable de revenir dessus: les drames humains et les difficultés diplomatiques l'empêcheraient. Un pays juif existe désormais, et existera toujours. Quel sera sa forme? Etat souverain vivant aux côtés d'une Palestine libre et indépendante? Ou bien Etat fédéré, au sein d'une confédération multinationale, rassemblant Juifs et Arabes, juifs, musulmans et chrétiens? En tout les cas, il faudra tôt ou tard qu'Israel cesse de se proclamer "Etat des Juifs", pour devenir un simple "Etat à majorité juive". 

Ainsi, il cessera de mettre les Juifs du monde entier en danger, et sous la menace d'une double allégeance. D'autre part, libéré de ses contraintes idéologiques, il pourra se débarasser des faucons belliqueux qui le gouvernent, et tenter d'ouvrir une paix réelle avec les nationalistes arabes. Il est temps de refermer la parenthèse sioniste, qui est néfaste pour les pacifistes israéliens, pour les Palestiniens, pour la plupart des Juifs dans le monde, et pour la République française. 

 

 

 

* "Le bon Juif Daniel veut retrouver sa patrie perdue et réunir à nouveau ses frères dispersés. Mais sincèrement un tel Juif doit savoir qu'il ne rendrait guère service aux siens en leur rendant leur patrie historique. Et si un jour les Juifs y retournaient, ils s'apercevraient dès le lendemain qu'ils n'ont pas grand'chose à mettre en commun. Ils sont enracinés depuis de longs siècles en des patries nouvelles, dénationalisés, différenciés, et le peu de ressemblance qui les distingue encore ne tient qu'à l'oppression que partout ils ont dû subir ." C'est ainsi que Theodor Herzl, l'un des "fondateurs" du sionisme, avait réagi au personnage de Daniel, Juif d'une pièce d'Alexandre Dumas.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:21

 

Comment organiser la présence de l'islam en France, en évitant les deux pièges que sont le repli communautaire et le contrôle de la religion par les politiques? Comment permettre une réconciliation entre la pratique musulmane et la culture traditionnelle française? Comment faire taire tout à la fois les intégristes qui veulent islamiser la France, et les extrémistes qui ne voudraient chasser les musulmans de notre pays? Peut-il exister un "islam français", comme il existe un islam turc, un islam perse, un islam malaisien, un islam russe? 

 

C'est à ces multiples questions que le groupe de réflexion "Fils de France" tentera de répondre, lors de son colloque du 27 octobre, à Paris. En plus des fondateurs du mouvement (dont Camel Bechikh, très éloquent), seront présents divers intellectuels spécialistes de l'islam français, en particulier Malek Chebel et surtout l'excellent Tareq Oubrou (recteur de la mosquée de Bordeaux). 

 

Jusqu'à il y a peu, les organisations musulmanes en France se divisaient en deux branches, peu attirantes. D'un côté, les "blédards" instrumentalisés par le gouvernement français pour défendre des objectifs politiques (et dont Hassen Chalghoumi, "imam di la Ripoublique", est un exemple tragi-comique...) De l'autre, des groupes hostiles à la République et à la France, et refusant que les musulmans français acquièrent pleinement la culture française. Ces groupes communautaristes voudraient ainsi que les musulmans vivent dans une bulle, coupés des Français, ou même imposent une culture étrangère à la France. 

 

Fondé il y a quelques mois (avec le soutien de personnalité aussi diverses que Nicolas Dupont-Aignan, Robert Ménard ou Tareq Oubrou...), "Fils de France" permet de sortir de ce clivage stérile, en considérant que les musulmans, en France, sont des Français à part entière. Que de ce fait, ils doivent avoir le droit de pratiquer librement leur religion, tout en assimilant pleinement la culture et les traditions françaises. 

 

 

 

Inscription obligatoire par mail: colloque.2012@filsdefrance.fr

 

Adresse du colloque: 15 ter rue de Vaugirard (Sénat)

RER B, station Luxembourg

Métros 4 et 10, station Odéon

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:43

Si la proposition de Marine Le Pen d'interdire le voile et la kippa dans la rue était critiquable, la réponse que Manuel Valls, a cru devoir lui apporter, a été proprement effarante et indigne de tout républicain qui se respecte. S'exprimant à la Grande Synagogue de Paris, le ministre de l'intérieur a encouragé l'ensemble des juifs de France à "porter avec fierté leur kippa", kippa dont il était lui-même coiffé. Qu'un socialiste critique une proposition du Front National, c'est de bonne guerre. Mais que par démagogie et facilité il encourage des comportements communautaristes, voilà qui est inadmissible. 

 

L'interdiction du voile et de la kippa (auxquels pourrait s'adjoindre le turban sikh) est en réalité inapplicable. En résulterait une crise intérieure grave qui profiterait aux communautaristes de tout poil, et affaiblirait gravement la nation française. Voilà ce que l'on aurait, plutôt, pu répondre à Marine Le Pen. 

 

 

La pratique religieuse reléguée au privé: une vieille tradition française

 

Entre les menaces d'interdiction, et la complaisance électoralisme, il existe un juste milieu, qui est celui de la République. Puisque Manuel Valls fait mine de le méconnaitre, attelons-nous à le lui rapeller. 

La République française est un régime universaliste, laïc et unitaire. Cela signifie que l'ensemble de ses enfants forme une communauté de citoyens égaux. Comme la France a été déchirée par les guerres de religion, comme elle abrite des gens de toute croyance, il a été décidé de reléguer la religion au cadre privé. Cela permet à l'ensemble des Français, chrétiens, juifs, musulmans, ou autres, de vivre ensemble sans être séparés par des querelles culturelles ou théologiques. 

 

La République décourage toute manifestation ostensible d'appartenance à la religion. Non point par hostilité à cette dernière, mais parce que dans l'espace public, il est préférable d'afficher ce qui rassemble, et non ce qui divise - et en France, historiquement, la religion a souvent été facteur de division. Personne n'a oublié les massacres des guerres entre protestants et catholiques... 

 

Simplement, la République française est aussi un pays de tolérance. Face au conservatisme, elle s'est imposée certaines limites. Les règles républicaines ne s'imposent pas toujours par la force. En l'occurence, le port du voile, ou de la kippa, ou d'un quelconque turban, relèvent de la liberté individuelle. Ils sont donc autorisés. Autorisés, mais pas encouragés. Et c'est toute cette distinction que Manuel Vals n'a pas compris: un ministre de la République doit défendre la liberté de chaque citoyen, mais il n'a pas à les encourager à afficher, en public, des symboles religieux communautaristes.

 

Les juifs ont le droit de porter la kippa, les musulmanes ont le droit de porter le voile. Mais un ministre ne doit pas les encourager à les porter "avec fierté". 

Il devrait, au contraire, encourager ceux et celles qui ne les portent pas, malgré la pression de leurs communautés, et restent dans un schéma d'assimilation républicaine traditionnel. 

D'ailleurs, n'aurait-on pas hurlé au communautarisme, si Manuel Vals, dans une mosquée, embelli d'une longue barbe, avait encouragé les musulmanes à afficher fièrement leurs voiles ou, pourquoi pas, leurs burkas? 

 

 

Manuels Valls, multirécidiviste du communautarisme

 

Notre ministre de l'intérieur n'en est pas à son coup d'essai. Au cours de la campagne présidentielle, déjà, il s'était déclaré lié, "par sa femme", à Israel , "de manière éternelle". Une très dangereuse confusion, donc, entre les Français juifs, et un pays étranger. Être amoureux d'une femme juive ne crée pas de lien obligatoire envers Israel, de même qu'être amoureux d'une musulmane n'entraine pas une attirance subite pour le Qatar. 

Une semaine avant son plaidoyer pour la kippa, Manuel Valls avait pris la défense d'une tradition cruelle, la corrida. Il en avait le droit. Mais, au lieu d'invoquer la tradition, ou des raisons pratiques, le ministre de la République fit appel à... ses origines espagnoles! Depuis quand les origines familiales, étrangères, d'un ministre français doivent-elles influencer sa politique?

 

Ainsi démontre-t-on la papelardise d'un Manuels Valls qui, du reste, se présente régulièrement comme un républicain et laïciste sévère. L'affaire des kippas est le dernier acte d'une triste comédie dont le comédien principal aura fini par faire allégeance au communautarisme, alors même qu'il prétendait vouloir le combattre. 

 

 

Juifs ou musulmans? Lesquels seront en premier victime de Manuel Valls?

 

Paradoxalement, la sortie du ministre de l'intérieur, et plus généralement son communautarisme, risquent de faire bien plus de mal aux musulmans, et aux juifs, que n'importe quelle idée de Marine Le Pen. Loin de raccoiser les esprits, Manuel Valls a soufflé sur les braises de tensions communautaires déjà bien fortes dans notre pays. 

 

Dès lors qu'un ministre s'éloigne de la neutralité totale qu'il doit entretenir vis-à-vis des religions, c'est l'ensemble des groupes religieux du pays qu'il met en danger, en brisant un très fragile équilibre...

 

Les musulmans, tout d'abord, ressentent très mal le "deux poids, deux mesures" que leur applique le ministre. Pourquoi défendre la kippa, quand on ne défend pas le voile? Pourquoi se prosterner devant les communautaristes du CRIF, quand on villipendie les communautaristes islamistes? 

L'attitude du ministre de l'intérieur renforce bien évidemment le malaise des Français musulmans et pourrait les pousser droit dans les bras des fondamentalistes. 

 

Mais les juifs risquent peut-être plus gros encore. En encourageant le port de la kippa, le ministre semble vouloir les pousser à se distinguer des autres citoyens. Pire, son "deux poids, deux mesures" risque de renforcer l'hostilité d'autres "communautés" à l'égard des juifs, et faire monter un antisémitisme de frustration particulièrement violent. Les victimes pourraient bien être les Français juifs, soummis tout à la fois aux pressions de certains communautaristes, et aux menaces d'une hostilité que Manuel Valls attise sans même s'en rendre compte. 

 

Loin de protéger qui que ce soit, l'attitude de Manuel Valls fait en réalité beaucoup plus de mal aux musulmans, aux juifs, et à la République, que n'importe quelle proposition, aussi absurde soit-elle, de Marine Le Pen.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:09

Il est tout à fait intéressant de constater que bien souvent les incultes, les laids, les déclassés, sont parmi les premiers à se réclamer d'une communauté, généralement idéalisée, car seule capable de leur donner la fierté que leur échec personnel leur interdit. Pays d'origine ou de résidence pour les nationalistes chauvins, "race blanche" pour les Identitaires, "Oumma" pour les islamistes, "Peuple élu" pour les Juifs sionistes. 

 

 

Plus l'intelligence, le physique, la situation sociale, le niveau culturel, d'un individu laisse à désirer, et plus vous l'entendrez vanter les mérites de sa race, de sa religion, de son pays, de sa région, ou de n'importe quel autre groupe dont il se revendique. 

 

Tel gros cochon libidineux, passant ses heures devant l'ordinateur, ira clamer sur "fdesouche.fr" sa fierté d'appartenir à l'Europe "blanche et chrétienne", trouvant dans cette idée le physique, le courage et la gloire qu'il sera, pour toujours, incapable d'atteindre. 

Tel auteur minable et sans succès se découvrira soudainement quelque ancètre juif persécuté ou déporté; transformant sa vie d'arriviste parisien en celle de porteur de mémoire et de victime par héritage du génocide. 

Tel petit dealeur de cité se laissera soudainement pousser la barbe et récitera doctemment moult extraits du Coran, pensant trouver dans la religion le prestige moral que ses activités avaient mis à mal. 

 

Résumons: celui qui ne se trouve ni séduisant, ni cultivé, ni courageux, ni quoi que ce soit de mélioratif, s'affirme alors comme Blanc, Noir, Juif, musulman, gay, Corse, ou tout autre particularisme suceptible de lui donner, pense-t-il, une raison d'être fier de lui. 

 

 

L'idée d'universalisme portée par la République présente un schéma inverse: elle incite tout individu à être fier, non point de ce qu'il est par nature, mais ce qu'il devient par son effort personnel. Dès lors qu'un individu acquiert un certain niveau de réussite, il peut alors exister par lui-même et non plus à travers sa communauté. L'auteur de ces lignes ne ressend aucun besoin de s'afficher comme blanc, non pas qu'il en ait honte, mais plutôt qu'il préfère mettre en avant ses quelques succès personnels. Fruit de sa volonté et de son travail, ils sont bien plus valorisants qu'une caractéristique physique qu'il n'a pas choisie, et donc sans intérêt. 

Certains, bien sûr, même dans la réussite, restent attachés à ce prisme communautaire, et le manipulent à leurs propres fins. Mais la communauté est alors pour eux une arme, et non plus une bouée de sauvetage. Les dirigeants des Identitaires, des groupes suprémacistes blancs ou noirs, des mouvements islamistes, des organisations sionistes, ne connaissent le succès que parce qu'ils s'appuient sur une masse de malheureux qui croient trouver, dans ce communautarisme, un moyen de sortir de leur médiocrité. 

 

 

Incapable de mettre fin à ce phénomène (la nature humaine étant ce qu'elle est), la République doit tout au moins tâcher de le limiter, de le canaliser. 

Elle doit prévenir, en premier lieu: si l'on ne veut pas que quelqu'un s'attache à une communauté, alors il faut lui donner d'autres moyens de s'affirmer, d'exister, et de s'accepter; que ce soit par la réussite scolaire, l'engagement dans des associations, le sport, ou toute autre activité permettant à chacun d'affirmer sa personnalité. 

Mais si cela devait échouer, alors il faut offrir à chacun une communauté dont il puisse être fier, sans pour autant qu'elle divise les Français. C'est donc la communauté nationale qui doit rassembler l'ensemble de ses enfants autour de ses valeurs et de sa culture. 

Mais pour cela, il faudrait qu'elle soit réellement une source de fierté. Une France en déclin, soumise à Bruxelles et à Washington, agressive et impérialiste, obéissant aux lobbies et s'auto-flagellant, ne sera jamais une alternative crédible à toutes ces communautés idéalisées. 

 

Autant dire qu'il reste du travail à faire. 

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