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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 19:03

Barack Obama ayant lourdement déçu les espoirs de ceux qui voyaient en lui un changement - et dont votre serviteur, méfiant dès le départ, ne faisait pas partie - il est temps de se demander quel candidat américain les Français, et plus généralement les peuples du monde, peuvent espérer voir élu. Malgré ses échecs et reniements, Barack Obama sera certainement le candidat du Parti Démocrate, et il n'y a rien à attendre de lui. C'est donc du côté des Républicains qu'il faut chercher. 

 

Né dans une famille de fermiers modestes, Ron Paul représente l'éthique protestante d'un "self-made-man" ayant gravi progressivement, et gràce au travail, l'échelle sociale. 

 

Très vite, un nom, et malheureusement un seul, semble percer les brumes de médiocrités qui flottent sur le camp républicain: Ron Paul, le candidat libertarien. Son nom sera familier à ceux qui suivent régulièrement les élections présidentielles américaines, puisqu'il fut déjà candidat aux primaires républicaines en 2008. 

Ron Paul est un candidat atypique. Il représente le libéralisme économique le plus pur (le plus dur, diront ses adversaires); hostile à toute intervention de l'Etat, Ron Paul se distingue toutefois des néo-libéraux sur certains aspects: hostile à l'application pratique de la peine de mort, il est également partisan de la suppression de la CIA, ou de la Réserve Fédérale des Etats-Unis. Il fut d'ailleurs l'un des rares républicains à s'opposer, au nom des libertés publiques, au Patriot Act voté en 2001. 

Mais c'est au niveau international que les prises de position de ce candidat libertarien sont les plus originales et les plus intéressantes - puisqu'il propose ni plus ni moins que de revenir au traditionnel isolationnisme américain. 

 

Ron Paul est un des candidats américains les plus populaires sur internet, où ses partisans accusent les médias du système de l'ignorer et de lui donner peu la parole. 

 

 

Une politique étrangère souverainiste et non-interventionniste

 

Certes, Ron Paul n'est pas noir, n'est pas jeune, n'est pas photogénique. Mais la politique extérieure qu'il propose est beaucoup plus révolutionnaire et clairvoyante que les timides changements annoncés, et vite abandonnés, par Barack Obama. Comme ce dernier, Ron Paul a voté contre la guerre en Irak. Mais il s'est aussi opposé aux guerres d'Afghanistan ou de Libye, et à toutes les autres interventions américaines. 

 

Considérant que l'impérialisme américain est profondément néfaste à son pays, dont il esquinte l'image, Ron Paul est hostile à toute intervention étrangère, et partisan d'une stricte souveraineté des Etats. Une idée qu'il a développée dans une vidéo de campagne particulièrement intelligente, disponible ici: http://www.youtube.com/watch?v=JaBu9OL85Ww.

 

Ron Paul avait prédit dès 2003 la grave crise économique qui s'annonce. Malgré son libéralisme économique et son soutien au libre-échange, cet homme dont la carrière équivant à 40 ans d'honnèteté n'a jamais cessé de remettre en cause l'exorbitant pouvoir des banques. 

 

En contre-partie, le candidat libertarien s'annonce comme un souverainiste farouche: il souhaite notamment le retrait des Etats-Unis de l'ONU, l'OMC et l'OTAN. Il souhaite également la fin de toutes les aides aux pays étrangers (y compris à Israel, ce qu'aucun candidat n'avait jamais osé proposer).

Un programme qui, s'il était appliqué, affaiblirait certainement la position américaine à court terme, mais n'entamerait pas la puissance économique du pays, et lui offrirait l'opportunité d'une nouvelle politique, dans un nouveau monde. 

 

 

Le monde peut-il espérer en Ron Paul? 

 

Comme pour tout candidat aux idées révolutionnaires, la victoire de Ron Paul semble peu envisageable. Il est probable qu'au cours des primaires qui s'ouvriront aujourd'hui, il sera rapidement balayé et vaincu par un candidat républicain plus conformiste. 

D'autre part, quand bien même il deviendrait le nouveau président américain, il est certain qu'il ne pourrait pas appliquer son programme tel quel - ne serait-ce qu'à cause de l'hostilité du Congrès. 

 

Pour autant, la victoire de Ron Paul annoncerait peut-être une période plus calme, où les Etats-Unis, en cessant d'intervenir dans les affaires du monde, se réconcilieraient avec lui. Où l'Empire américain se dissoudrait sans que la nation américaine en souffre. 

 

Hostile aux demandes des lobbies, au Patriot Act, aux interventions étrangères, Ron Paul a été surnommé "Doctor No" par ses collègues. 

 

On peut ne pas apprécier le libéralisme de Ron Paul, son soutien au port d'arme, son opposition à l'avortement. Mais ce sont les affaires internes des Etats-Unis. Ce qui intéresse le monde, c'est qu'aujourd'hui, un homme hostile à l'impérialisme américain peut devenir président des Etats-Unis. Et c'est pourquoi tous les peuples libres doivent souhaiter, sans trop d'espoir mais avec détermination, la victoire de Ron Paul aux élections présidentielles américaines. 

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