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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 22:55

Si son nom est connu pour avoir été donné à d'innombrables lycées et facultés de notre beau pays, peu de monde sait combien l'oeuvre de Victor Duruy fut considérable. L'école gratuite, laïque et obligatoire, tant vantée par les Républicains, n'est que l'héritage d'un vaste travail patiemment mené par ce ministre de Napoléon III. Né dans une famille d'ouvrier, Victor Duruy mène une scolarité brillante qui lui permet de finir professeur au lycée Henri IV, où il rédige plusieurs manuels scolaires. 

 

 

Remarqué par Napoléon III pour ses talents d'historiens, il devient en 1963 son ministre de l'Instruction publique, poste qu'il conservera jusqu'en 1869. Son oeuvre magistrale à la tête de ce ministère a posé les bases de l'Ecole publique telle que nous la connaissons, encore, aujourd'hui. À l'époque, seules la loi Guizot (1833) et la loi Falloux (1850) règlementent le secteur de l'éducation. La première prévoit la construction d'une école - réservée aux garçons - par commune; la seconde donne à l'Eglise un droit de regard sur les programmes enseignés. 

Victor Duruy, avec la bénédiction et le soutien de Napoléon III, va assigner deux tâches essentielles à son ministères: démocratiser l'Instruction publique, et la séculariser. 

 

En 1865, le ministre de l'Instruction publique présente à la Chambre des Députés un projet de loi visant à étendre à l'ensemble du territoire français le principe d'une école gratuite et obligatoire. Les députés rejettent ce projet. Victor Duruy ne renonce pas, et fait voter en 1867 une loi qui impose à chaque commune d'ouvrir non seulement une école de garçons, mais également une école de filles. 

D'autre part, chaque commune est encouragée, non seulement à rendre son école gratuite, mais aussi à aider les élèves les plus pauvres à l'aide d'une "Caisse des Ecoles". Un Certificats d'Etudes Primaires ouvre l'accès aux emplois dans la fonction publique, et des cours du soir pour adultes sont organisés. 

Entre 1853 et 1869, le nombre de bacheliers double, et lorsque Victor Duruy quitte son poste, 70% des jeunes français sont scolarisés. 

 

 

L'autre grande oeuvre du ministre est la sécularisation de l'Ecole publique. Le 30 octobre 1867, Victor Duruy fait créer une quarantaine de lycées pour jeunes filles, indépendant des écoles religieuses où la plupart avaient cours. Des élèves de toutes confessions y sont admises.  Cette mesure provoque la fureur de l'Eglise, seule habilitée à éduquer les filles jusque là, et le Pape en personne proteste auprès de Napoléon III, qui tient bon et soutient son ministre. 

Par ailleurs, les sciences prennent une part plus importante dans l'enseignement public. L'histoire et la géographie sont introduites à l'école primaire, la philosophie et les langues vivantes dans l'école secondaire. Plusieurs facultés scientifiques sont ouvertes dans tout le pays. 

 

En 1880, sous la IIIème République, Victor Duruy apporte son concours aux lois sur l'enseignement votées par Jules Ferry. Il s'occupe notamment des mesures portant sur l'enseignement des jeunes filles, et sur le baccalauréat. 

 

 

S'il est aujourd'hui beaucoup moins connu que Jules Ferry, il apparait ainsi que Victor Duruy est le vrai fondateur de l'Ecole publique telle que nous la connaissons aujourd'hui. 

 

Et contrairement à Jules Ferry, lui ne croyait pas à la théories des "races supérieures". 

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