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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:15

Un an après son élection à la tête de la République française, le premier bilan de François Hollande s'avère aussi médiocre que prévisible. Certes, le nouveau président ne peut être tenu responsable de toute la situation du pays. Cinq années de présidence Sarkozy ont laissé des traces difficiles à effacer. Mais, loin de s'y atteler, François Hollande s'est contenté de marcher dans les pas de son prédecesseur, allant parfois même jusqu'à supprimer les quelques bonnes mesures de ce dernier. Si quelques points positifs peuvent être retenus de cette première année de présidence Hollande, ils pèsent bien peu, à côté de ses nombreux échecs et trahisons. 

 

Hollande-stupide-2.jpg

 

Pour le positif, on retiendra:

-> La réussite de l'intervention au Mali: alors même qu'une telle opération paraissait risquée à première vue, François Hollande a finalement décidé d'envoyer l'armée française chasser les groupes terroristes qui contrôlaient le nord du Mali, sur demande de ce pays. 

Le professionalisme de l'armée française lui a amené une victoire rapide, tout en évitant les bavures à l'encontre des populations civiles. L'opération a permis de contrecarrer les visées américaines et qatariennes sur l'Afrique de l'Ouest, et de rapprocher la France de la Russie et l'Algérie. 

-> La reconnaissance de la Palestine à l'Assemblée Générale de l'ONU qui a quelque peu réhaussé l'image de la France dans le monde; Nicolas Sarkozy avait refusé cette reconnaissance un an plus tôt, par fidélité aux États-Unis. En faisant le choix inverse, François Hollande a affirmé, timidement, l'indépendance de la France. 

-> Le retrait des troupes française d'Afghanistan allait dans la même logique. Quoique tardif et incomplet, il a permis de sortir la France de ce bourbier. 

-> Quelques initiatives d'Arnaud Montebourg, malgré ses reniements multiples. Le refus du rachat de Dailymotion, groupe français, par l'américain Yahoo, par exemple. C'est une goutte dans l'océan, mais ça va toujours dans le bon sens...

 

Voilà qui pèse fort peu dans la balance, à côté d'un bilan extrèmement négatif:

-> L'adoption du pacte d'austérité Sarkozy-Merkel a été l'une des pires forfaitures de François Hollande. Lorsqu'il était candidat, il avait attaqué ce traité, et promis de le renégocier sur le fond. L'Allemagne ayant refusé cette négociation, François Hollande et les socialistes ont choisi d'imposer ce traité au peuple français - en refusant de le consulter par réferendum.

-> Plus généralement, c'est une politique sociale catastrophique qui a été menée. Les fermtures d'usines se sont multipliées, sans que le gouvernement fasse quoi que ce soit pour les empêcher. Si Nicolas Sarkozy avait trahi ses promesses à Gandrange, François Hollande a trahi les siennes à Florange, en laissant délibérément couler ce site industriel. Peu après, l'accord antisocial signé entre le Medef et quelques syndicats proches du PS a donné un nouveau coup de canif au modèle social français... 

-> La division des Français, par le projet du mariage homosexuel, a laissé des traces terribles. En lançant ce débat, tellement sensible, et en refusant de chercher un compromis du juste milieu (mariage sans adoption, par exemple?), François Hollande savait parfaitement ce qu'il faisait. Il s'agissait de faire diversion, pour faire oublier ses trahisons sociales. 

 Le débat ainsi ouvert a été d'une rare violence, dans un camp comme dans l'autre. Insultes et agressions, outrance et confusion, ont caractérisé ce débat. La France en est sortie meurtrie et divisée. 

-> Malgré quelques velleités d'indépendance, sur le Mali ou l'Afghanistan, la France est restée globalement dépendante des États-Unis. Bien évidemment, l'OTAN n'a nullement été remis en cause. En multipliant ses attaques contre la Syrie ou l'Iran, le gouvernement français s'est soumis aux ordres de Washington - et de ses alliés anglais ou qatari. 

-> Au niveau intérieur, le communautarisme avait rarement été autant encouragé et soutenu. Le discours de François Hollande au CRIF a été un monstrueux exemple d'amalgames, de tribalisme et de clientélisme. Il en va de même de la laïcité à géométrie variable d'un Manuel Vals. 

-> Le laxisme judiciaire et politique face à la délinquance a empiré, notamment sous l'influence de Christiane Taubira et de son idéologie libertaire. La suppression des jurés populaires, le refus de construire de nouvelles places de prison, et le soutien à une justice parfois plus dure avec les victimes qu'avec les criminels ont aggravé le bilan, déjà assez lourd, laissé par Nicolas Sarkozy et Rachida Dati. 

-> Enfin, on retiendra le piêtre bilan du gouvernement en matière d'école et d'enseignement. La reprise des cours d'histoire-géographie en terminale est une bonne mesure. Mais elle s'est accompagnée de plusieurs choix calamiteux: on a ainsi supprimé les internats d'excellence, mis en place par Nicolas Sarkozy en vue de restaurer l'élitisme républicain; par ailleurs, l'enseignement de la "théorie du genre" aux enfants à partir de 6 ans transformer l'école en institution de propagande idéologique.

Les réformes de Geneviène Fioraso visant à introduire les cours en anglais dans les universités françaises sont un danger pour la francophonie. D'autant qu'à côté de ça, la ministre prévoit une réforme des écoles de langues mettant en danger l'enseignement des langues rares...

 

Pour ne pas quitter le volet politique, on n'évoquera pas, du reste, les multiples scandales touchant le gouvernement (fraude fiscale, mensonges, népotisme...), bien loin de la "République irréprochable". 

 

* * *

En fin de compte, le bilan de la première année de présidence Hollande est extrèmement négatif. Tout n'est pas à jeter, et on peut même reconnaitre une certaine volonté à des ministres comme Arnaud Montebourg ou Victorin Lurel. Mais dans l'ensemble, la situation économique et sociale, le communautarisme et l'insécurité se sont aggravés. À cet égard, le bilan de certains ministres (Pierre Moscovici, Christiane Taubira, Vincent Peillon, Laurent Fabius) est particulièrement mauvais. Tout se passe comme si l'on avait repris et aggravé le pire du sarkozysme, tout en supprimant les rares bonnes mesures du précédent gouvernement. Est-ce là le changement qui était promis? 


 


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