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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:28

Cinq mois après son élection à la Présidence de la République, les mensonges et promesses trahies de François Hollande s'accumulent. Nombreux sont ceux qui déchantent aujourd'hui - mais n'est-ce pas un peu tard? D'autres, encore tout ébaubis de belles paroles, refusent de voir la réalité en face, et d'admettre que le changement, ce n'est pas maintenant. À ceux-ci, à ces roulés de la politique qui n'ont pas encore ouvert les yeux, voici cinq bonnes raisons d'admettre la réalité: François Hollande s'est fait élire sur des promesses qu'il n'a pas tenues. Parce que ce sont aussi des citoyens qui votent, et si l'on veut éviter qu'il commettent une nouvelle erreur, il convient leur expliquer pourquoi ils ont été trompés. 

 

 

Mensonge n° 1: le Pacte Budgétaire Européen de retour

 

C'était un des piliers de la campagne de François Hollande: le candidat avait promis de combattre, et de renégocier, ce pacte élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, et qui met le budget de la France sous contrôle de juges européens non-élus. Inquiets de ce coup très grave porté à la démocratie française, un grand nombre d'électeurs et de responsables politiques ont soutenu François Hollande en espérant qu'il renégocierait ce traité. C'est le cas de Jean-Pierre Chevènement et Emmanuel Todd, pour ne citer que les deux plus connus. 

 

 

Eh bien! La vérité éclate aujourd'hui aux yeux de tous. François Hollande a menti. Il n'a pas renégocié ce traité. Le Premier Ministre lui-même, Jean-Marc Ayrault, l'a avoué. Et pire, il a fait pression sur les députés pour les forcer à adopter ce traité merkelo-sakozyste.

Pour le dire autrement: François Hollande a critiqué le Pacte Budgétaire Européen. Il a promis de le renégocier. Il a été élu. Il ne l'a pas renégocié. Il a forcé le Parlement à l'adopter (avec le soutien de l'UMP). Et il a bien entendu refuser de demander leur avis aux Français. Est-ce clair?

 

 

Mensonge n° 2: toujours le même cirque médiatique sur l'islam

 

"Nicolas Sarkozy stigmatise les musulmans", "le gouvernement joue sur la peur de l'islam", "je ne diviserai pas les Français", voilà ce que nous expliquait François Hollande lors de la campagne électorale. Eh bien évidemment, une bonne majorité des électeurs musulmans sont allés, pleins d'espoir et de naïveté, voter pour lui. Penez-donc! François Hollande! Ami de Harlem Désir et de Malek Boutih, soutenu par Diam's et Jamel Debbouze! Il serait forcément l'ami, le "pote" des Français musulmans. 

 

 

Bien évidemment, François Hollande a gentiment roulé tout cet électorat. À peine élu, il nomme à l'Intérieur Manuel Valls, qui s'était déjà distingué en regrettant l'absence de "white", de "blancos", dans sa ville d'Evry. Et à peine nommé, Manuel Valls se rend au dîner du CRIF pour y déclarer la guerre aux "prédicateurs" islamistes qui "prônent la haine". Récidivant peu après lors de l'inauguration d'une moquée, il affiche qu'il n'y a pas de place en France pour l'islam intégriste, afin de réclamer, martial, des applaudissements. 

Arrêtons-nous une seconde sur ce dernier point. Le problème n'est pas qu'un ministre dénonce les fanatiques islamistes. C'est son rôle, et on pourrait même l'approuver. Mais lorsque ce même ministre défend d'autres formes de communautarismes, on est en droit de s'interroger. 

 

Cerise sur le gâteau: pour cacher le mensonge n°1 de François Hollande, la ratification du Pacte Budgétaire Européen, Manuel Valls se lance dans une grande opération "anti-islamiste", dénonçant le "terrorisme" qui se cacherait "dans nos quartier", le tout à grands renforts de médias. 

Rien n'a changé depuis Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. Ou plutôt si: les bien-pensant de gauche, si prompts à s'indigner autrefois dans les colonnes duMonde ou de Libération, se taisent prudemment. 

 

 

Mensonge n° 3: les fermetures d'usine se poursuivent

 

 

François Hollande devait lutter contre la désindustrialisation du pays, et empêcher les fermetures d'usine. Il l'avait promis, en partie pour s'attirer les grâces d'Arnaud Montebourg, son ex-concurrent aux primaires socialistes, et chantre du protectionnisme européen. 

 

Promesse trahie, encore une fois. L'Etat a été bien incapable d'empêcher Lakshmi Mittal de fermer son usine en France, mettant ainsi des centaines de salariés à la rue. Et pour cause! Refusant toute idée de protectionnisme, le gouvernement socialiste soumet la France à la concurrence déloyale des entreprises indiennes ou chinoises, entreprises qui ne subissent pas les contraintes sociales et environnementales des entreprise françaises. 

 

D'autres mesures aggravent encore cette situation: en instaurant un ridicule boycott de l'Iran, le gouvernement français a conduit à l'arrêt des ventes de voitures à ce pays. L'industrie automobile française a durement ressenti le choc, et plusieurs centaines de licenciements sont à prévoir. 

 

 

Mensonge n° 4: une diplomatie toujours alignée sur les Etats-Unis

 

Le Parti Socialiste a toujours été atlantiste. Pourtant, lorsque Nicolas Sarkozy avait rejoint le Commandement Militaire intégré de l'OTAN, il avait affiché un désaccord de façade. Il avait également condamné plusieurs décisions diplomatiques de l'ancien président. Pouvait-on espérer une diplomatie nouvelle pour la France, comme le promettait François Hollande?

 

Mensonge, encore une fois! Le nouveau président a nommé au Quai d'Orsay Laurent Fabius, atlantiste convaincu, peu différent idéologiquement d'un Alain Juppé ou d'un Bernard Kouchner. François Hollande a adopté la même diplomatie catastrophique que son prédécesseur, à savoir: alignement sur les Américains; soumission aux intérêts du Qatar et de l'Arabie Séoudite; hostilité profonde envers l'Iran; ingérence aggressive en Syrie. 

Et bien entendu, la France reste dans le Commandement Militaire intégré de l'OTAN...

 

 

 

Mensonge n° 5: pas de République exemplaire

 

Ce devait être la fin des scandales, du bling-bling, de l'étalage de la vie privée. François Hollande devait être un Président "normal", qui ne nommerait pas son fils à la tête de l'Epad, qui ne dînerait pas au Fouquets. 

 

Il est vrai qu'il n'a pas dîné au Fouquets. Il a déjeuné au Laurent (menu à 262 euros, le double du Fouquets), en compagnie de Bernard-Henri Levy, en prime. 

Il est vrai aussi que François Hollande n'a pas nommé son fils à la tête de l'EPAD. C'est Amin Khiari, fils de la vice-présidente socialiste du Sénat, et déjà mis en cause pour des carences de gestion, qui est pressenti.

Il est vrai que la Première Dame de France n'est plus une chanteuse "people". Elle est plutôt du genre à se disputer publiquement, par tweeter interposés, avec son ancienne rivale en amour. 

Il est vrai enfin que le Ministre de l'Economie n'est pas soupçonné de conflits d'intérêts. Seul le Premier Ministre a été condamné par le passé. Et l'on ne reviendra pas sur Laurent Fabius et l'affaire du sang contaminé. 

 

 

 

Pourquoi ce rappel? Il est trop tard, désormais, pour changer les choses. Les Français avaient le choix entre dix candidats. Ils ont choisi, probablement, les deux plus dangereux pour le second tour. L'un d'eux est devenu président. Il avait promis le changement. Le changement n'a pas eu lieu. Ne pleurons pas sur le lait renversé. Mais il est toujours bon de rappeller qu'on ne peut pas croire aux promesses de ceux qui sont au pouvoir depuis 30 ans, et ne les ont jamais tenues. 

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