Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Nations Libres
  • Nations Libres
  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
  • Contact

Recherche

26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 23:33

L'ensemble des maux qui frappent aujourd'hui la France a pour raison principale deux faits implacables et constant: elle est divisée, et elle est dépendante. Frappée de l'extérieur par la perte de sa souveraineté, affaiblie à l'intérieur par les graves divisions qui traversent sa société, le pays est dans la situation d'un groupe de prisonniers qui, refusant de s'unir pour s'évader, préfèrerait de battre pour savoir à qui reviendra le prochain quignon de pain. La crise monétaire, les délocalisations, le racisme, l'intégrisme religieux, la ségrégation des banlieues, le désanchantement vis-à-vis du politique, découlent de ce terrible état de faits. Alors que les élections présidentielle et législatives se profilent à l'horizon du prochain printemps, les Français devraient avoir en tête ces deux idées essentielles: ils ne feront face à ces problèmes qu'en retrouvant leur souveraineté; et ils ne la retrouveront que s'ils s'unient. 


La souveraineté de la France: un préalable à toute politique de redressement national


Les promesses, souvent démagogiques et irréalisables, lancées par les policitiens de droite comme de gauche sont une chimère: aucune politique alternative à celle qui a été menée depuis 30 ans ne réussira si la France ne retrouve pas au préalable son indépendance, en matière économique, financière et diplomatique. Voici trois décennies que notre pays est paralysé par deux dogmatisme qui limitent considérablement sa marge de manoeuvre dans tous les domaines: l'occidentalisme, et l'européïsme. Washington et Bruxelles, l'OTAN et l'UE, le dollar et l'euro, les deux faces d'une même monnaie, les deux jambes d'une structure supra-étatique qui vise à ôter toute souveraineté à ses nations membres. 


Des militaires de l'OTAN défilent devant le drapeau européen: ou la sinistre collusion de l'idéologie européïste et de l'impérialisme américain.


Puisque sa monnaie, l'euro, est gérée par la Banque Centrale Européenne; puisque le traité de Lisbonne lui interdit de se financer auprès de ses propres banques; puisque les règles de l'OMC lui refusent toute politique protectionniste; pour toutes ces raisons, la France ne contrôle plus son économie. 

La France ne contrôle plus non plus sa diplomatie: chaque décision prise doit avoir l'accord des partenaires européens, mais surtout de Washington. L'OTAN, machine de guerre de l'Occident, emploie les soldats français comme mercenaires de l'impérialisme américain. 

La France ne contrôle pas plus ses frontières: l'espace Schengen lui interdit toute surveillance des fleux économiques et migratoires. Pourquoi renvoyer à grand renfort de publicité des "Roms" en Roumanie, s'ils peuvent revenir en France autant qu'ils le désirent? 

La France ne contrôle plus, enfin, son modèle de société: la Cour Européenne des Droits de l'Homme, comme la Cour de Justice de l'Union Européenne, interfèrent dans ses lois et ses décisions de justice, au nom d'une idéologie libertaire dévastatrice. 


Comment veut-on, alors que la majorité des lois votées au Parlement Français sont la transcription de directives européennes, alors que tout un réseau veille à ce que soient respectés les intérêts américains, que la France puisse changer de politique? Ce n'est qu'une fois libre, souveraine et indépendante, qu'elle pourra essayer les modèles alternatifs que lui proposent les hommes politiques. 


La réconciliation nationale, condition nécessaire de l'indépendance


Si la France n'ose pas réclamer cette souveraineté, si elle reste impuissante à retrouver sa liberté, c'est aussi parce qu'elle traverse une grave crise interne qui voit les Français se diviser, se séparer, se replier sur leur communauté et briser ainsi leur cohésion nationale. C'est là le fruit de multiples facteurs: le repli communautaire d'une partie des Juifs de France dans les années 60, suite au traumatisme de l'holocauste, repli vite imité par les autres communautés; le jeu malsain du Parti Socialiste et de ses associations (SOS Racisme en tête), qui a monté les Français d'origine immigrée contre la France, et donc, la France contre ses immigrés; une immigration massive et mal assimilée; la diabolisation des musulmans depuis le 11 septembre. 

Cette division de la France, et sa dépendance, se nourrissent mutuellement. L'Europe et les Etats-Unis se servent des divisions communautaires pour soumettre la France (via le CRIF, le soutien au voile, aux régionalistes, etc.) tandis que les communautaristes se servent de l'UE et des USA pour s'imposer - jouant par ailleurs sur le fait que personne n'a envie d'aimer une France soumise à Washington où à l'OMC.


L'Europe des régions telle qu'on la rêve à Europe-Ecologie. L'idéologie de l'UE vise clairement à diviser les nations en encourageant les séparatismes locaux, détruisant ainsi leur cohésion nationale. 


Entre religions, races, origines et même parfois sexe différents, on ne se comprend plus, aujourd'hui, en France. On se replie sur sa communauté, moyen très confortable de ne pas s'ouvrir. On dénonce la France raciste, les intégristes musulmans, les juifs sionistes, ou la domination machiste, pour diaboliser l'autre et ne pas se poser de question. De Riposte Laïque aux Indigènes de la République, du CRAN au CRIF, de Forsane Alizza à la Gay Pride, des groupements malsains s'appuient sur leurs peurs des gens pour les diviser encore davantage. 

Il faut impérativement sortir de cette spirale infernale. Il faut impérativement que tous les patriotes se rassemblent, au-delà de leurs appartenances personnelles. 


Un dialogue de fond doit se construire entre les Français; il faut rejeter aussi bien le communautarisme que le racisme, qui se renforcent l'un l'autre, et reconstruire une cohésion nationale pour permettre à la France de retrouver son indépendance. Pour cela, il faut que chacun se débarasse de ses préjugés; que les minorités culturelles acceptent d'assimiler la culture française; que la majorité accepte l'idée que l'on peut être un parfait citoyen français en étant juif, musulman, ou d'origine étrangère. 


Une traduction politique fragile mais réelle


Une utopie, ces deux impératifs? Peut-être pas. La multiplication des débats, parfois maladroits, sur le protectionnisme, l'identité nationale, la laïcité, l'avenir de l'euro, montre bien que les Français s'interrogent et s'interessent à ces sujets. Hélas, ils le font souvent d'une manière négative, et ce parce que les politiques, ceux qui devraient porter ces débats publics, ne le font que partiellement. 


Marine Le Pen, Dominique de Villepin: le souverainisme sans l'union nationale, ou la réconciliation sans souveraineté.


Il en est ainsi de Marine Le Pen, qui développe un programme brillant au niveau de la souveraineté de la France. Ayant compris l'intérêt de notre pays à recouvrer son indépendance politique, économique et monétaire, elle pourrait représenter l'espoir du camp souverainiste. Mais comment veut-elle le faire si elle ne rassemble pas les Français? Par démagogie, elle écarte le fossé qui risque de se creuser entre patriotes et Français musulmans. Croit-elle cependant que la France peut retrouver son indépendance tout en affrontant 10% de ses citoyens?


Inversement, Dominique de Villepin, ou Jean-Luc Mélenchon, ont compris la nécessité de rassembler le peuple français - le premier en a même fait un thème de campagne. Leurs discours, respectivement gaulliste et social, pourraient avoir un écho formidable auprès de tous les amoureux de la France et de son peuple. 

Mais hélas, ni l'un ni l'autre n'ose clamer haut et fort l'importance pour la France de recouvrer sa pleine souveraineté. Quelques piques contre l'UE libérale pour l'un, contre l'OTAN atlantiste pour l'autre, ne suffisent pas. Comment veulent-ils appliquer leur programme de rassemblement s'ils ont les mains liées? 


Nicolas Dupont-Aignan, qui refuse tant l'intégrisme religieux que les provocations "saucisson-pinard", et qui assume de plus en plus son souverainisme, pourrait être une alternative crédible, s'il était plus connu et mieux placé.


Les seuls candidats ayant compris la nécessité de rassembler les Français pour restaurer leur souveraineté nationale sont hélas encore marginaux. Jean-Pierre Chevènement et Nicolas Dupont-Aignan en sont, mais le premier risque bien de se rallier au Parti Socialiste, tandis que le second multiplie les erreurs de communication (au sujet de Napoléon, de l'adoption homosexuelle, etc.) François Asselineau s'inscrit aussi dans cette ligne, mais il est peu probable qu'il soit candidat à l'élection présidentielle de 2012. Enfin, divers écrivains et penseurs, comme Paul-Marie Coûteaux, Anne-Marie le Pourhiet, Etienne Chouard ou même Emmanuel Todd s'inscrivent sur cette ligne. Pourront-ils, sur le long terme, influencer la classe politique? 


Il le faut. Il n'y aucune autre alternative. Le débat des prochaines élections portera sur la Nation française, et sur sa souveraineté. Il convient dès à présent de faire en sorte que les bonnes réponses y soient apportées: dialogue, réconciliation nationale, restauration de notre indépendance. Vaste programme, mais Henri IV, Napoléon ou Charles De Gaulle n'y sont-ils pas arrivés en leur temps? 

Partager cet article

Repost 0

commentaires