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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:42

 

À l'heure où les candidatures de diversion ont fini par se retirer, se ralliant généralement à telle ou telle personnalité, il est temps d'examiner la douzaine de candidats qui concourrent encore pour l'élection présidentielle de 2012. Il s'agit de voir leurs atouts, leurs faiblesses, ainsi que d'évaluer leur cohérence. Cette étude (qui ne cherche pas à l'objectivité) s'appuie sur un postulat de départ: le candidat idéal pour la France est celui qui saura lui redonner son indépendance (liberté), tout en protégeant son modèle social (égalité), et en réconciliant ses citoyens (fraternité). 

 

 

Nathalie Artaud

 

Copie quasi-conforme d'Arlette Laguiller, qui fut six fois candidate à l'élection présidentielle pour la formation trotskyste Lutte Ouvrière (LO), Natalie Artaud en a repris la rhétorique: lutte des travailleurs contre le capitalisme, aucun compromis, ni avec la droite, ni avec la social-démocratie, rejet de l'ensemble du système financier. 

 

Les intentions sont louables et la position, indubitablement, très sincère. Seulement voilà: la prose de Natatlie Artaud, qui aurait pu porter il y a quelques décennies, est aujourd'hui totalement anachronique. D'abord parce que les classes moyennes aujourd'hui, sont en voie de prolétarisation, et ne peuvent plus être considérées comme "bourgeoises". Ensuite parce que l'ennemi des travailleurs n'est plus le capitalisme, mais bien le libéralisme sauvage mondialisé, dont souffre autant l'ouvrier en métallurgie que le petit patron qui monte son entreprise. Enfin, parce que l'internationalisme porté par LO fait aujourd'hui le jeu du grand capitalisme mondialisé. 

Ce décalage explique probablement la difficulté de Natatlie Artaud, malgré ses convictions et son courage, à trouver des électeurs...

 

 

François Asselineau

 

Très injustement traité par les médias, ce brillant fonctionnaire, président de l'Union Populaire Républicaine (UPR), a fait de la sortie de l'Union Européen - mais également d'autres institutions comme l'OTAN - son cheval de bataille. Républicain ardent, patriote farouche, il est aussi un homme d'une grande culture (parlant notamment le japonais de façon courante).

 

François Asselineau a livré sur l'Union Européenne des analyses aussi dures qu'implacables, démontrant bien, notamment, comment elle est utilisée pour servir l'impérialisme américain. Homme de culture, il a compris que la vocation de la France était mondiale, avant d'être européenne ou occidentale. Défenseur de la francophonie, il prône une diplomatie gaulliste traditionnelle, avec un grand intérêt porté aux territoires d'outre-mer.

 

Malheureusement, pour des raisons obscures, François Asselineau a pris la fâcheuse habitude de taper, très violemment, sur l'ensemble des autres personnalités souverainistes. Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, etc. ont eu à souffrir de ses attaques. Cette agressivité a eu pour regrettable effet de disperser le camps souverainiste, et de gâcher le talent d'un homme pourtant promis à un bel avenir - même s'il semble devoir se résigner à renoncer à 2012, faute de parrainages...

 

 

François Bayrou

 

Le candidat centriste du Mouvement Démocrate (MoDem) a ceci de particulier qu'il est le seul à pouvoir accéder au second tour et battre, à coup sûr, aussi bien Nicolas Sarkozy que François Hollande. 

 

Il est donc la seule surprise envisageable pour 2012, et semble l'avoir compris, en peaufinant son image de candidat "hors-système". Du "produire français" au refus du communautarisme (dîner du CRIF, loi "du génocide arménien"...), François Bayrou a compris ce qu'attendait le peuple français. Sincérité, électoralisme? Probablement tout à la fois. 

 

Le MoDem reste un parti européïste et libéral classique, et donc, il n'y a rien à en attendre sur le fond. Mais François Bayrou pourrait, à tout le moins, offrir au monde un visage moins ridicule que Nicolas Sarkozy et François Hollande...

 

 

Jacques Cheminade

 

Inconnu du grand public, ce candidat antilibéral a annoncé, à la stupeur générale, qu'il avait réussi à recueillir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Il s'est attiré à cette occasion le mépris d'un Jean-Michel Apathie qui n'a pas hésité à le qualifier de "candidat inutile". Mais Jacques Cheminade est-il si fantaisiste que cela? 

 

Se revendiquant du socialisme de Jaurès, du christianisme social et du gaullisme, le président de Solidarité et Progrès dénonce depuis longtemps le pouvoir exorbitant des banques, et son caractère néfaste pour la France. Prônant la séparation des banques de dépot et d'investissement (une mesure reprise par plusieurs candidats depuis peu...), opposé à l'idée du choc des civilisations, Jacques Cheminade apparaît finalement comme un original, certes isolé, mais visionnaire. Reste à savoir s'il saura faire valoir ces atouts au cours de la campagne présidentielle...

 

 

Nicolas Dupont-Aignan

 

Le président de Debout La République (DLR) a connu une intéressante évolution depuis son départ de l'UMP (début 2007). Gaulliste intransigeant, il a adopté des prises de positions assez courageuses, luttant contre une Union Européenne anti-sociale et autoritaire, et prédisant l'échec de l'Euro. 

Bataillant sans cesse pour élargir son audience, Nicolas Dupont-Aignan a fini par acquérir une certaine notoriété, récompensée par la quasi-certitude d'avoir les 500 parrainages nécessaires à sa candidatures aux élections présidentielles. 

 

S'il a longtemps refusé d'assumer cette étiquette, Nicolas Dupont-Aignan reste un souverainiste solide, hostile à l'impérialisme américaine comme européen. Rejetant la tutelle de Bruxelles et de Washington, il prône une France libre et forte, indépendante, et un retour à une politique étrangère gaulliste. 

Par aillleurs, il est l'un des candidats les plus "modernes", défendant sans cesse la liberté de l'internet (notamment en menant la bataille contre Hadopi). 

 

Anti-communautariste et patriote, Nicolas Dupont-Aignan a toutefois compris que la réconciliation nationale était pour la France une nécessité. Sa politique d'ouverture aux Français arabo-musulmans a démontré qu'il existe un patriotisme tranquille, qui ne divise pas les Français, mais les rassemble. Il est toutefois regrettable qu'il ait conservé une certaine sinophobie, indigne d'un gaulliste.

S'il semble donc le candidat le plus à même de relever la France, il devra cependant se frayer une place au cours de la campagne: les 1% à 2% dont il est crédité le ridiculisent quelque peu...

 

 

François Hollande

 

Après la chute innatendue du candidat du FMI, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande s'est retrouvé candidat du Parti Socialiste (PS) pour l'élection de 2012. Douce victoire pour celui qui en rêvait depuis si longtemps, et avait préparé si minutieusement sa candidature!

 

L'ancien Premier Secrétaire du PS compte avant tout sur le rejet de Nicolas Sarkozy pour se faire élire. Se présentant comme plus rassembleur et rassurant que le candidat sortant, il est pour l'instant favori des enquêtes d'opinions. 

Néanmoins, François Hollande ne porte aucun réel projet alternatif. Ayant soutenu, comme Nicolas Sarkozy, l'Acte Unique de Jacques Delors, ainsi que les traités de Maastricht et de Lisbonne, il est donc totalement prisonnier du libéralisme sauvage prôné par l'Union Européenne, et qu'il n'entend pas remettre en cause. 

 

Des ajustements à la marge, des petites phrases, servent à masquer cette ressemblance. François Hollande et Nicolas Sarkozy sont dans la situation des Républicains et des Démocrates aux Etats-Unis: deux personnalités différentes pour assumer le même programme, décidé par le système financier. 

 

 

Eva Joly

 

La candidate écologiste a raté sa campagne. Propositions étranges et éloignées de l'esprit républicain (jours fériés communautaires, rejet de Jeanne d'Arc et du défilé du 14 juillet), agressivité et maladresses récurrentes ont achevé de ruiner sa candidature. D'autant que les socialistes ne voulaient pas avoir de concurrence à leur gauche. 

 

Eva Joly n'est pas la pire personnalité d'Europe-Ecologie, mais elle paie cher l'idéologie libérale-libertaire d'un parti européïste à l'heure où le libéralisme et l'Union Européenne montrent leurs faiblesses. 

 

 

Marine Le Pen

 

Après l'échec en 2007 de son père, Jean-Marie Le Pen, elle a pu représenter un espoir pour nombre de patriotes qui espéraient une rénovation du Front National. Et, en effet, Marine Le Pen a entamé un travail considérable: exclusions de racistes à la pelle, fin des "dérapages" et calembours douteux, plus d'attention portée à l'économique et au social, et moins à l'immigration. 

 

Marine Le Pen représente, parmi les gros candidats, la seule alternative réelle au système libéral en place. Son programme économique et social, basé sur le rejet du libéralisme prôné par l'Union Européenne, est solide, visionnaire et cohérent. Son hostilité au communautarisme, son attachement à la laïcité, sont également des points en faveur de Marine Le Pen. 

Ils sont également sa plus grosse faiblesse: en prenant le parti d'une laïcité à géométrie variable, visant exclusivement les musulmans, la candidate du FN a pris le risque de diviser les Français. Pire, son obsession anti-islamique l'a poussée à rejeter la diplomatie pro-arabe de son père, au profit d'un occidentalisme qui se rapproche des Etats-Unis et d'Israel. 

 

Si Marine Le Pen se libère de son hostilité (feinte ou véritable) aux arabo-musulmans, elle pourra incarner un courant patriotique puissant. Mais tant qu'elle divisera les Français, elle ne pourra être une alternative crédible - d'autant qu'elle se prive au passage d'électeurs potentiels...

 

 

Jean-Luc Mélenchon

 

Le candidat du Front De Gauche (regroupant le Parti de Gauche et les communistes) avait suivi jusque-là un intéressant parcours. Quittant un PS totalement converti au libéralisme mondialisé, il avait fait une excellente campagne aux élections européennes de 2009, incarnant une gauche sociale, républicaine et même patriotique solide. 

 

La campagne présidentielle de 2012 a hélas montré les limites de Jean-Luc Mélenchon: incapable de sortir d'un clivage gauche-droite totalement artificiel, il a d'ores et déjà annoncé son alliance, au second tour, avec François Hollande. Par ailleurs, son rejet de tout ce qui est considéré comme "à droite" (gaullistes, nationalistes, etc.) l'a poussé à un certain sectarisme, que déplorent d'ailleurs souvent ses militants. 

 

Jean-Luc Mélenchon propose pourtant de très intéressantes alternatives économiques et sociales. Encore faut-il, pour que ce soit efficace, qu'il abandonne son internationalisme et comprenne que la nation est avant tout une protection du peuple.

Il reste le seul grand candidat de gauche de cette campagne - avec les qualités et les défauts qui y sont inhérents...

 

 

Philippe Poutou

 

Candidat sincère et courageux, Philippe Poutou a donné au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) une image bien plus ouvriériste qu'Olivier Besancenot, "le facteur de Neuilly". Son combat est indéniablement nécessaire à l'heure où le capitalisme sauvage fait tant de ravages, mais les solutions qu'ils proposent restent largement inefficaces. 

 

Internationaliste par essence, le NPA fait donc le jeu du libéralisme mondialisé, qui profite de tout affaiblissement des frontières. L'hostilité marquée du parti à tout patriotisme (et à tout esprit trop républicain) l'empêche d'être une alternative crédible: on ne peut libérer la France, si on ne croit pas en elle. 

 

 

Nicolas Sarkozy

 

Le bilan désastreux du président Sarkozy suffit pour comprendre qu'il ne faut pas revoter pour lui. Diplomatie affaiblie, communautarisme exacerbé, modèle social français sacrifié, services publics attaqués. Soit la trahison complète des valeurs gaullistes et républicaines dont il prétendait s'inspirer. 

La France sera tout aussi perdante avec Nicolas Sarkozy qu'avec François Hollande. Pour sauver la liberté, l'égalité et la fraternité qui la symbolisent, elle doit se débarasser de l'UMPS, et de ce président désastreux. 

 

 

Dominique de Villepin

 

La candidature de Dominique de Villepin, soutenue par son parti, République Solidaire, est très intéressante. 

 

Certes, l'homme fait partie du système dominant: il est européïste, a longtemps été atlantiste, et ne propose pas de changement radical de modèle de société. Il fait partie de cette vieille droite chiraquienne qui a oublié les idéaux du gaullisme, lui préférant les vieux rêves libéraux et européens. 

Mais il se distingue de Sarkozy, comme de Hollande, sur un point essentiel: la diplomatie très intelligente qu'il prône, et qui s'inscrit dans la vieille tradition française. Un retour à cette diplomatie conforterait, indéniablement, la place de la France dans le monde. Et rien que pour cela, la victoire de Dominique de Villepin serait une bonne chose pour la France. 

 

Bien malheureusement, il semble avoir sacrifié sa candidature à des considérations plus démagogiques: cet aristocrate distingué, diplomate de formation, a voulu se faire passer pour "le pote des banlieues", une image qui ne lui sied guère. Par ailleurs, s'il affiche une volonté de rassemblement des Français salutaire, Dominique de Villepin est beaucoup trop complaisant avec le communautarisme et les dangers qu'il porte (adoptant en cela l'attitude inverse du FN, mais tout aussi néfaste). Quel dommage, lui qui aurait pu faire une campagne bien plus brillante, en s'appuyant sur sa grande expérience de la politique internationale!

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commentaires

VOTONS 26/03/2012 17:46



VOTONS 26/03/2012 17:44


Il est GRAND temps que le peuple lise son programme,UN PROGRAMME DIGNE DUN PRESIDENT et puis en tant que parents la premiere chose que je regarde cest quil nest pas pour le "mariage homo ni
ladoption d'enfants par les homos" mais seulement pour les pacser. et aussi LA RECONNAISSANCE DU VOTE BLANC et aussi son engagement de faire faire au peuple des REFERENDUMS pour les questions
capitales et aussi arrêter de supprimer des emplois dans le public (hopitaux, enseignement, la poste) car il veut redonner le sens du  service publique au public, il veut faire de la france
le top de la technologie en développant comme il se doit les énergies renouvelables et détruire les anciennes centrales nucléaires mais en nationalisant edf-gdf afin de mieux contrôler les autres
centrales et aussi sortir de l'euro cher en passant par la création d'un euro-franc plus adapté à notre économie (il a toujours prôné le NON pour l'euro)  etc etc...... LISEZ CES 37
PROPOSITIONS POUR UNE FRANCE LIBRE.