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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 22:44

Dans un communiqué publié ce matin sur le site du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), son président, Richard Prasquier, dénonce l'éviction de quatre élus socialistes pour les élections législatives à Paris. Le motif de son inquiétude? Les évincés sont juifs. En somme, le Parti Socialiste serait en train de commettre une nouvelle shoah? Richard Prasquier ne le dit pas, mais son hallucinant communiqué pourrait presque le sous-entendre. Encore une fois, le CRIF montre qu'il n'est pas une institution républicaine et égalitariste, mais un groupe de pression communautariste et pro-israélien qui ne fera que monter l'antisémitisme en France. 

 

 

Richard Prasquier, prudent, précise qu'il "est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait" (qui donc?) mais que "je me garderai de les suivre". Très habile, il introduit le soupçon de racisme, sans oser le formuler clairement. "L’effet d’affichage des noms des évincés est désastreux", estime le président du CRIF. Tiens donc? On reconnaitrait les juifs à leur nom? Voilà une analyse bien rapide, et qui n'est pas sans nous rappeller quelques fâcheux souvenirs historiques. 

 

Puisqu'il n'y a pas d'antisémitisme, qu'est-ce donc qui chagrine Richard Prasquier? Il nous l'explique de suite: "plusieurs de ces « évincés » sont garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d’une mémoire des persécutions et des luttes communes". Tiens donc! Parce que leurs ancètres ont été victimes de pérsécutions, ces gens auraient de facto droit à une place électorale, une circoncription? Mais alors, ne faudrait-il pas réserver des places à des députés des Antilles, à des députés harkis, à des députés issus de l'immigration coloniale, tous porteurs d'une mémoire de persécution? 

 

Mais les vrais inquiétudes du CRIF sont révélées dans le dernier paragraphe: on reproche au PS de "céder aux sirènes de la détestation d’Israël dont malheureusement les Verts ont absurdement fait un de leurs étendards." 

Ne pas investir un député juif, ce serait donc détester Israel? Il faudrait rappeller à Mr. Prasquier que ces élus sont des citoyens français, pas des ambassadeurs israéliens. Il faudrait lui rappeller, ensuite, que lorsqu'on a chassé Rama Yade ou Christine Boutin du gouvernement, ni le Sénégal ni le Vatican ne se sont sentis attaqués. 

Il faudrait lui rappeller, enfin (mais cela, peut-il seulement le comprendre?), qu'il n'a pas à défendre un pays étranger, et qu'il n'a pas à demander aux partis de le faire. Ou alors, qu'il cesse de se dire représentant des Juifs de France, et qu'il se présente comme l'avocat d'Israel.

 

Richard Prasquier termine avec cette sinistre menace: les choix du Parti Socialiste "seront perçus par la communauté juive" de manière négative. Non, M. Prasquier. En France, République laïque et égalitaire, il n'y a pas de "communauté", ni juive, ni quoi que ce soit d'autre. En France, il y a des citoyens qui votent selon leurs convictions. Et pas selon les voeux d'un organisme communautariste dont le président vient de prouver qu'il avait sa place à l'asile d'aliénés. 

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