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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:26

Encore une fois, c'est une mauvaise nouvelle qui attend les automobilistes français: le prix des péages d'autoroutes devrait augmenter de 2,5% pour cette année, une hausse assez importante pour quiconque utilise régulièrement les grands axes routiers. Or, si les autoroutes françaises restent de très bonne qualité, elles n'ont connu aucun développement particulier qui justifierait une telle hausse. Ce n'est là qu'un des premiers des nombreux effets pervers qu'entraine la privatisation des autoroutes. 

 

Les embouteillages sont aujourd'hui une des plaies du réseau autoroutier français. Et la présence de nomberux péages sur les voies ne fait que les aggraver. 

 

Entamée par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, poursuivie par les gouvernements UMP de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, la privatisation des autoroutes françaises s'inscrivait alors dans la vague néo-libérale des années 1980/1990. L'idéologie portée alors par des Etats-Unis triomphants, via l'Union Européenne, poussait à privatiser l'ensemble des services: on considérait alors que les compagnies privées, par le jeu de la concurrence, étaient plus à même d'en assurer le bon fonctionnement, et de baisser leurs prix. Par ailleurs, tout service était pour l'Etat une charge, et l'on cherchait à faire des économies. 

 

Le résultat est aujourd'hui bien décevant. Les autoroutes françaises sont toujours d'excellentes qualités, mais commencent à vieillir, sans que de grands travaux d'envergure soient entrepris pour l'avenir. On crée fort peu de nouveaux axes routiers, et surtout, elles ne sont plus gratuites. Non seulement les autoroutes sont payantes, mais les prix tendent de plus à augmenter d'année en année. Comment expliquer cet échec? 

 

La carte des autoroutes françaises et des sociétés qui les détiennent. On constate que certains groupes, comme APRR à l'est ou Sanef au nord sont en position de monopole, bien peu compatible avec le principe de libre-concurrence...

 

En réalité, il suffit de comprendre que les autoroutes font partie, comme les chemins de fers, comme la poste, de ces grands services dont l'Etat doit s'occuper, car ils ne sont pas adaptés à la privatisation. 

Pour qu'un secteur devienne privé, il est essentiel qu'une concurrence libre et non-faussée puisse s'exercer entre les divers acteurs qui s'en chargent. Concrètement, cela signifie que le consommateur doit avoir le choix entre plusieurs produits, et sélectionner celui dont le rapport qualité/prix est le meilleur. 

Or, un tel modèle était tout simplement innaplicable aux autoroutes. En effet, le consommateur, ici l'automobiliste, n'a tout simplement pas le choix du produit. S'il veut aller de Lyon à Marseille, il est obligé d'emprunter la seule autoroute faisant ce trajet. Et ce, quels qu'en soient le prix et la qualité. 

Par ailleurs, le but des compagnies privées étant la rentabilité, il est évident qu'elles n'ont aucun intérêt à investir dans de grandes infrastructures d'avenir, qui leur coûteraient fort cher, sans attirer davantage d'automobilistes. 

Enfin, toujours par souci de rentabilité, il est évident que les zones faiblement peuplées ne seront jamais desservies: construire de nouvelles autoroutes, pour si peu de monde, ne serait pas non plus rentable. 

 

 

Seul l'Etat, parce qu'il a le souci du bien public et de l'intérêt général, est capable de remplir de telles missions. Et c'est pourquoi la privatisation des autoroutes françaises était une erreur qui montre aujourd'hui ses effets pervers. Socialistes et libéraux devraitne y réfléchir avant de privatiser services postal ou ferroviaire. Mais il est vrai que l'Union Européenne ne leur laissera guère le choix...

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