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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 12:00

Les manifestations régionalistes en faveur de la "Charte Européene des langues régionales et minoritaires" qui ont eu lieu ce samedi 31 mars marquent une véritable menace pour la République française. Cette charte voudrait en effet imposer ces langues dans tous les domaines (justice, éducation, médias...) sans se soucier des frontières. Alors qu'il semblait réglé depuis bien longtemps, le problème des langues régionales a ressurgi à trois semaines seulement de l'élection présidentielle. L'occasion pour certains hommes politiques de montrer le peu de cas qu'il font de notre tradition républicaine...

 

La Charte Européenne des langues régionales et minoritaires: il est intéressant de noter que les Etats confrontés au séparatisme (Serbie, Azerbaïdjan, Géorgie, Russie, Belgique, Moldavie...) ont refusé de la ratifier. En revanche, mis à part l'Espagne, tous les pays l'ayant acceptée jouissent d'une forte cohésion linguistique qui les protège de ses effets pervers. 

 

 

Les langues régionales, support du séparatisme

 

La France est un Etat unitaire, jacobin et centralisé. Elle l'est depuis plusieurs siècles - depuis bien avant la Révolution. Elle est en somme une nation, un ensemble de citoyens réunis par une culture commune. Il est évident que la langue est au coeur de cette culture; et si le français ne se limite pas à la France, il est évident qu'on ne peut être de culture française sans en parler la langue. 

 

Une langue n'est pas un outil neutre de communication. Elle porte aussi un mode de vie, une histoire, une culture, des traditions. Il est donc évident que deux peuples parlant des langues différentes, ne peuvent former une nation unie et soudée (comme le montre le tragique exemple belge). Ils peuvent former une confédération, un Empire, une fédération. Mais pas un Etat-nation à la française.

Les langues régionales sont un héritage précieux de l'Histoire et de notre culture. En revanche, il serait terriblement dangereux de les institutionnaliser. De la Catalogne aux régions kurdes, l'histoire du monde nous enseigne qu'un peuple parlant une autre langue que son Etat, cherche tôt ou tard à s'en séparer. 

 

Coincée entre des pays linguistiquement instables (croix rouges), la France fait aujourd'hui face à de nouveaux assauts des langues régionales (croix oranges). 

 

 

L'Union Européenne, soutien des régions contre les nations

 

Bien évidemment, la "Charte Européenne des langues régionales et minoritaires", qui vise à promouvoir les langues régionales, a pour but principal d'encourager ce régionalisme, voire ce séparatisme. Il faut se rappeller que la vocation originelle de l'Union Européenne est de dissoudre ses nations dans un vaste ensemble fédérateur. 

Il est donc bien naturel qu'elle utilise les langues régionales comme une arme redoutable en vue de fractionner, puis de faire imploser, les Etats-nations qui la composent. Cette manoeuvre n'a rien de nouveau. De Hitler annexant les Sudètes, jusqu'à l'OTAN bombardant la Serbie, les grandes opérations de destruction des Etats se sont toujours appuyées sur le séparatisme linguistique. 

 

La France ne compte en son sein aucune minorité régionale. C'est une de ses grandes forces, et c'est ce qui soude sa nation. C'est pourquoi elle ne doit pas perdre cet atout en ouvrant la porte au régionalisme linguistique. 

 

 

La classe politique, entre patriotisme républicain et démagogie régionaliste

 

Seuls Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon, en rejetant catégoriquement la "Charte Européenne des langues régionales et minoritaires", ont agi en républicains exemplaires. Tous deux ont rappelé que la République étant une et indivisible, il est hors de question de la fractionner en aires linguistiques. Que ses citoyens sont libres de parler telle ou telle langue, mais que l'Etat ne doit reconnaître que le français. Nicolas Dupont-Aignan avait d'ailleurs très justement noté que ce texte allait à l'encontre de l'esprit même de la Révolution Française. 

Il est à noter que Nicolas Sarkozy refuse également de ratifier cette charte, malgré ses sympathies affichées pour certains régionalistes. Il en va de même de Marine le Pen, bien qu'elle eût chanté peu avant l'hymne corse, au mépris de la tradition nationaliste. 

 

À l'inverse, Eva Joly, François Hollande ou François Bayrou ont montré leur mépris total des institutions républicaines en s'engageant à ratifier cette charte. Il est probable que ces trois candidats manifestent ici tout à la fois leur soumission à l'Union Européenne, leur mépris de la République, et une certaine démagogie électoraliste. S'il reste des républicains et des patriotes pour les soutenir, qu'ils en tirent les conséquences!

 

Manifestants réclamant un statut officiel pour la langue occitane. 

 

Il ne s'agit plus ici d'un combat entre la droite ou la gauche. Il s'agit de savoir quel avenir nous souhaitons. Un pays unifié par une seule langue, ou divisé et morcelé entre plusieurs? Le centralisme ou le séparatisme? La nation solidaire, ou la fédération fragile? 

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