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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 17:58

 

Je sais à quel point sont dangereuses les comparaisons entre tout et n'importe quoi. Franco en Espagne; Salazar au Portugal; Pinochet au Chili; Kim Young-sam en Corée du Sud; Adnan Menderes en Turquie; ou Ben Ali en Tunisie: chacun a mené une politique particulière, donc sans égal. Toutefois, ces régimes partageaient tous certains points communs: libéralisme économique, autoritarisme politique, dirigeants coupés du peuple, xénophobie latente. Or, force est de constater que l'Union Européenne, depuis plusieurs années, adopte de plus en plus toutes ces caractéristiques: elle devient peu à peu, comme tous les régimes cités, une "dictature libérale". 

 

 

La destruction des droits sociaux par la force

 

 

Depuis le traité de Maastricht, puis l'Acte Unique de Jacques Delors, puis le traité de Lisbonne (qui fait de la "concurrence libre et non faussée" la base de l'économie europenne), l'Europe a fait du libéralisme économique le coeur de son action. S'ensuivent délocalisations, destructions des modèles sociaux et appauvrissement des peuples. 

Jusque là, cela s'était fait de manière "douce", lentement mais sûrement. 

 

La crise de l'Euro a accéléré les choses. Pour sauver cette monnaie sans avenir, l'Union Européenne a imposé aux peuples affaiblis (en Grèce, en Italie, en Espagne...) des cures d'austérité terribles. Baisse des salaires et des retraites, licenciements massifs, augmentation des heures de travail: une regression sociale comme l'Europe n'en avait jamais connue!

 

Et pour contrer les peuples qui refusent cette saignée, Bruxelles emploie les grands moyens. D'abord, des gouvernements non-élus (en Grèce ou en Italie) sont nommés. Ensuite, ils envoient la police, voire l'armée, écraser les manifestants. Les syndicalistes de gauche subissent une répression terrible, qui n'est pas sans rappeller les dernières années franquistes. 

L'Union Européenne n'impose plus seulement son modèle économique par la ruse, elle utilise désormais la violence brute. 

 

 

Atlantisme, militarisme et xénophobie

 

 

Au Chili, en Espagne, en Argentine, en Corée du Sud, en Turquie, en Grèce, en Tunisie, les dictatures ont été soutenues, voire mises en place par les Etats-Unis. Ces derniers, qui partageaient le même modèle économique, y voyaient en effet des alliés solides contre le communisme.

Afin de plaire au protecteur américain, mais aussi de souder la population derrière eux, ces régimes n'hésitaient pas à recourir à une xénophobie récurrente, contre leurs voisins, contre les pays socialistes, ou anti-impérialistes. 

 

C'est un peu le sens que l'Union Européenne semble vouloir donner à son action. Ainsi pour justifier sa construction, ses défenseurs arguent qu'ils faut se protéger des économies émergentes: Chine, Inde, Brésil, etc.<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ujcCR5Uj108"> Le dernier clip promotionnel de Bruxelles est révélateur</a>: l'Europe, symbolisée par une jeune femme blanche, est attaquée par un Asiatique qui fait du kung-fu, un Oriental brandissant son sabre, et un Noir sautant comme un singe. 

Cette publicité aux relents racistes ressemble aux pires campagnes xénophobes de Franco, de Menderes ou du régime des colonels grecs. Il faut noter par ailleurs que les Etats-Unis, absents du clip, ne sont pas montrés comme des rivaux: l'atlantisme latent de l'Union Européenne se trouve une nouvelle fois mis en lumière...

 

 

Le régime le plus précaire qui soit? 

 

 

L'Union Européenne s'est toujours voulue "démocratique". Elle en a fait le coeur de son discours officiel, comme de son action. Force est de constater que les faits ne suivent pas. Outre son mépris des votes référendaires, l'Union Européenne est en effet dirigée par une Comission non-élue, mais cooptée. Le Président de la Comission est le seul candidat, élu avec des scores dignes d'une république bananière. Le Parlement Européen est certes élu au suffrage universel, mais ses pouvoirs sont ridiculement faibles. Quel avenir pour cet attelage? 

 

Les dictatures en régression sociale ont toujours fini par s'effondrer: en Espagne (1975), au Portugal (1974), en Turquie (1960), en Tunisie (2011). En effet, alors que des Etats comme la Chine, le Qatar ou Cuba compensent leur autoritarisme par un modèle social plus ou moins poussé, les "dictatures libérales" n'ont rien à offrir à leur peuple appauvri. Elles finissent pas s'effondrer, pacifiquement ou dans le sang. 

L'Union Européenne se voulait démocrate, sociale et ouverte. Elle finit autoritaire, anti-sociale et xénophobe. Comme voulant se précipiter vers sa propre fin...

 

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