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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 19:10

Il est inutile, désormais, d'enfoncer davantage Dominique Strauss-Kahn. Sa chute est une bonne nouvelle pour l'avenir tant de la France que de l'économie mondiale. Celui qui voulait remettre en cause une des prérogatives sacrées de l'Etat, le droit d'établir son propre budget, n'aura jamais l'occasion de défendre cette idée depuis l'Elysée. Avec son départ, la Chine, l'Inde, voire la Turquie ou le Brésil, qui lorgnent la présidence du FMI depuis longtemps, obtiendront peut-être gain de cause, mettant fin à soixante année de domination occidentale sur la finance mondiale. Certes, l'image de la France s'en trouve ternie, à court terme. Mais seuls des journaux de bien mauvaise foi peuvent la rendre responsables des frasques d'un de ses représentants. 

L'image de la France, en réalité, est bien plus ternie par l'attitude des hommes politiques, journalistes et autres personnalités qui, faisant spontanément bloc derrière Dominique Strauss-Kahn, ont témoigné d'une déplorable solidarité de caste. Jean-Pierre Chevènement, que l'on a connu plus inspiré, a lui-même rejoint ces élites mondialisées qu'il dénonçait naguère, et qui présentent l'ex-patron du FMI comme victime d'un "lynchage". Mais de quel lynchage parle-t-on, lorsque la classe politique entière fait preuve de plus de compassion envers Strauss-Kahn qu'envers sa victime présumée? De quel lynchage parle-t-on lorsque journalistes et membres du PS crient allègrement au complot fomenté par les Américains, les Russes, Nicolas Sarkozy ou autres hypothèses farfelues?


 

 

 

On peut regretter que le procès du patron du FMI empêche de porter un jugement de fond sur l'action très néfaste de cette institution...

 

 

Alain Duhamel, toujours dans l'air du temps, a eu le culot de prétendre que trois personnalités, Benard Debré, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, auraient manqué de décence à propos de cette affaire. En réalité, elles se sont contentées de rappeller quelques faits: le premier, que Strauss-Kahn est coutumier de ce genre de frasques; la seconde, qu'il est décrédibilisé pour 2012; le troisième, que la compassion de tous devrait aller en premier lieu à la victime présumée. Une évidence rappellée avec courage, par la suite, par Clémentine Autain et Gisèle Halimi.

 

 Quand la victime supposée, Nafissatou Diallo, employée modèle, n'est pas oubliée, c'est pour être accusée de mensonge. Le dénigrement de la victime: un grand classique des affaires de viol...

 

Certes, malgré les preuves scientifiques et les témoignages qui l'accablent, il faut respecter la présomption d'innocence dont jouit l'ex-patron du FMI. Mais d'ores et déjà, il se murmure qu'il s'appréterait à plaider la relation consentie, ce qui en ferait un coupable impardonnable.

Impardonnable parce que s'il ment, s'il y a eu tentative de viol, c'est un acte abject doublé d'un mensonge honteux, qui ne souffrirait aucune excuse autre qu'une éventuelle pathologie.

Impardonnable parce que si la relation était bien consentie, alors il a trahi la promesse qu'il avait faite en 2008 d'éviter tout nouveau scandale sexuel; tombant bêtement dans un piège, il aura fait passer ses pulsions avant l'image de la France dont il était pourtant un représentant. 


Ne soyons pas naïfs. Que Dominique Strauss-Kahn ait été surveillé, que la justice américaine soit toujours prète à faire tomber un Français, est une évidence. Qu'on l'ait volontairement aguiché est même tout à fait possible. Mais cela ne saurait ni justifier ni excuser un adultère en territoire américain, ni, à fortiori, un viol. C'est au contraire une circonstance aggravante: s'il se sentait surveillé, s'il craignait une cavale contre lui, le leader du FMI aurait du redoubler de prudence et éviter tout dérapage. 

A partir de là, son arrestation n'était ni choquante ni indignante. Certains se plaigent qu'il ait été photographié, menotté, incarceré en vitesse. Mais au nom de quoi serait-il mieux traité qu'un prisonnier de droit commun? 

 

 

 

Bernard-Henri Levy, décidément de toutes les causes, s'était déjà fait remarquer par sa défense d'une Iranienne jugée pour meurtre, Sakineh. Au moins aura-t'il mis d'accord l'Iran et les Etats-Unis, contre son arrogance et sa vision très personnelle de la justice.

 

 

Personne ne demande aux élites françaises de condamner Dominique Strauss-Kahn. En revanche, si elles ne veulent pas donner de la France une image déplorable, elles pourraient avoir la décence de laisser la justice américaine suivre son cours, et de faire preuve d'autant de compassion pour la victime supposée que pour leur collègue. Peut-être serait-il temps, alors, qu'ils s'occupent d'autres Français injustement détenus de par le monde, dont Salah Hamouri n'est qu'un des plus symboliques...

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