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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 13:51

Il l'a annoncé ce soir: dix ans après sa courageuse campagne suivie d'un décevant résultant en 2002, "Le Che" sera de nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2012. L'ancien idéologue du patriotisme social de François Mitterrand, qui lui préfèrera le libéral européen Michel Rocard, se relance donc dans la course électorale. Se voulant un "candidat patriote", il bénéficie d'une conjoncture extrèmement favorable, à l'heure ou le libéralisme débridé et l'Union Européenne montrent leurs carences, si ce n'est leur nocivité. Pourra-t-il, pour autant, percer et faire entendre sa voix et sa singularité? Rien n'est moins sûr, à moins d'une campagne audacieuse et de beaucoup de chance. 

 

 

Jean-Pierre Chevènement est probablement, dans le camp souverainiste, le candidat disposant des meilleurs atouts: une longue expérience ministérielle; plusieurs démissions ayant témoigné de la constance de ses convictions; une image d'intellectuel brillant et cultivé. Il lui manque cependant une pièce essentiel à ce puzzle du succès: le soutien populaire.

Pour le gagner, Jean-Pierre Chevènement devra tout à la fois traiter les vraies questions intéressant les Français (Union Européenne et délitement du modèle social, insécurité, pouvoir des banques, identité française), et ne pas oublier les deux piliers sur lesquels doit s'appuyer tout patriote français: souverainisme et réconciliation nationale. 

 

Mais ne risque-t-il pas d'être marginalisé, dépassé? Dans le camps du souverainisme républicain, Jean-Pierre Chevènement, représentant le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), fera face à un redoutable concurrent: Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR). Le candidat gaulliste a pris une avance considérable depuis l'élection présidentielle de 2007, où il s'était présenté (avant de renoncer faute de parrainages), quand Jean-Pierre Chevènement ralliait Ségolène Royal. Aux élections suivantes, le MRC s'abstenait, ou s'alliait avec le PS, alors que DLR se présentait indépendemnent et gagnait peu à peu en suffrages et notoriété. 

 

 

Or, écrasé à droite par la concurrence du Front National, Nicolas Dupont-Aignan a peu a peu gauchisé son discours; défendant l'idée d'un rassemblement national, moins conservateur au niveau des moeurs et de la vie de société qu'auparavant, il se rend donc sur un terrain que Jean-Pierre Chevènement occupait traditionnellement, profitant de plus de son indépendance vis-à-vis du PS comme de l'UMP.

"Le Che" saura-t-il vraiment se distinguer de se discours? A-t-il un projet différent, innovant? 

 

Si ce n'est pas le cas, on peut s'interroger sur la finalité de cette candidature: s'agit-il réellement de donner à la gauche une impulsion patriotique et républicaine capable de refonder les lignes? Ou alors, plus vulgairement, de ramener au candidat socialistes les électeurs patriotes de gauche? Jean-Pierre Chevènement devra, très vite, clarifier cette position, s'il veut représenter pour les souverainistes une alternative crédible. 

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