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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 23:20

 

Après une campagne aussi courte qu'intense, "le Che" a fini par jeter l'éponge. Il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2012, faute de moyens, de parrainages et d'une assise électorale assez importante. Qu'un analyste aussi brillant se retrouve dans cette situation, quand les médiocres Nicolas Sarkozy et François Hollande se disputent le haut des sondages, en dit long sur l'état de suivisme et d'abêtissement du peuple français. Quant à Jean-Pierre Chevènement, il ne peut pas disparaitre ainsi: l'homme est intelligent, livre des analyses remarquables de justesse, et son soutien consituerait pour tout candidat un gage de sérieux. Mais ce gage, à qui le hussard de la République va-t-il le donner? 

 

 

Nicolas Dupont-Aignan, le choix des convictions

 

 

Incontestablement, le candidat de Debout La République est celui qui partage le plus les idées de Jean-Pierre Chevènement. Les deux hommes, qui ont plusieurs fois milité ensemble, font les mêmes analyses et préconisent des solutions très similaires. Seules des différences de forme ou de détail ("le Che" étant davantage républicain, Dupont-Aignan davantage souverainiste) les séparent. 

 

Sur l'indépendance de la France, le contrôle des marchés financiers, la restauration de l'école républicaine, le rejet du communautarisme et du racisme, le choix d'une diplomatie traditionnelle et réaliste, les deux chefs se retrouvent totalement. Le vieux lion de Belfort et le jeune gaulliste de Yerres pourraient aisément former un gouvernement commun, l'expérience et la culture du premier se complétant à merveille avec l'activisme de terrain du second. 

 

Mais voilà, un problème se pose: rallier Nicolas Dupont-Aignan, ce serait rallier un candidat méprisé par les élites et les médias, et dont les chances de succès en 2012 ne sont pas évidentes. Ce serait se couper définitivement du Parti Socialiste pour rejoindre un mouvement jeune, fragile et attaqué de toutes parts. Jean-Pierre Chevènement y perdrait sûrement beaucoup politiquement. Mais il gagnerait tout au moins le prestige d'avoir soutenu le seul à défendre les mêmes idées que lui...

 

 

Jean-Luc Mélenchon, le choix du réalisme

 

 

Si, considérant Nicolas Dupont-Aignan comme trop isolé, Jean-Pierre Chevènement préfére un candidat capable de peser pour l'élection présidentielle de 2012, alors peut-être rejoindra-t-il Jean-Luc Mélenchon. Les deux hommes divergent pourtant sur certains points: plus internationaliste, le Front De Gauche ne défend pas l'autorité républicaine comme le fait Chevènement. 

 

Mais l'hostilité aux marchés financiers et à l'Union Européenne de Maastricht qui leur sert de tremplin, le refus d'un alignement sur Berlin ou Washington, et une certaine conscience jacobine, rapprochent les deux hommes. Jean-Pierre Chevènement pourrait servir de caution républicaine à un Jean-Luc Mélenchon que ses penchants trotkystes rendent imprévisible. Créant peut-être une dynamique qui permettrai au Front De Gauche de devenir la première force socialiste du pays. 

 

 

François Hollande, le choix du renoncement politicien

 

 

Le troisième choix que pourrait faire Jean-Pierre Chevènement serait le plus confortable, mais aussi le moins glorieux. Il peut, tout simplement, décider de se rallier au Parti Socialiste et à son candidat, François Hollande. Et peu importe que le programme de ce dernier ne diffère guère de celui de l'UMP! Le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Chevènement serait sûr, grâce à cet accord, de conserver quelques circonscriptions pour les élections législatives. Peut-être même se verrait-il offrir un poste de ministre, comme au bon temps de la Mitterandie!

 

Mais ce patriote ardent, ce républicain farouche, qu'est Jean-Pierre Chevènement, peut-il vraiment, en conscience, servir de caution à François Hollande? Un homme qui multiplie les démarches communautaristes? Qui ne remet pas en cause la tutelle de Bruxelles et Washington? Qui a soutenu les guerres impérialistes d'Afghanistan, de Côte d'Ivoire et de Libye? Qui participe au détricotage de l'école républicaine? Qui méprise la diplomatie gaulliste et réaliste? 

 

Jean-Pierre Chevènement serait-il capable, pour sauver ses quelques députés, de renier à ce point ses convictions, ses valeurs et ses idéaux? S'il le faisait, alors il demontrerait qu'il est, comme feu Philippe Séguin, un merveilleux analyste, mais sans carrure d'homme d'Etat. 

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commentaires

yannick 14/03/2012 20:31


Très déçu de voir chevènement apporter son soutient à Hollande même si au fond je m'y attendais un peu. Mais après le plus important ce n'est pas tellement le choix de chevènement , c'est
surtout que les sympathisants  chevènementistes fassent le bon choix et votent pour NDA.