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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:50

"Les gens me disent, ralala, tu viens de donner 10 000 voix au FN... Pfff... C'est ta mère à qui j'ai donné 10 000 coups de bite, sale batard de facho!"

Cortex, artiste français

 

 

En d'autres temps, Sébastien Gozlin, né dans les banlieues d'Île-de-France, orphelin de mère à cinq ans, aurait été pris en charge par la République, élevé dans le culte de l'effort et le respect pour cet Etat qui prenait soin de lui. Peut-être serait-il devenu un honnète travailleur, un universitaire réputé, un père de famille aimant, un fonctionnaire consciencieux. Né en 1981, juste après l'arrivée de François Mittérand à l'Elysée, il est devenu Cortex. Une caricature de rappeur qui compense son inculture et sa nullité artistique par des vidéos chocs diffusées sur internet et par lesquelles, dans un français très approximatif ponctué de termes orduriers, il insulte, en vrac, la France, les autres rappeurs, les personnalités téléviselles, les partis de droite, les homosexuels, les femmes. Ce très lourd échec est celui de la France, et surtout de ceux qui l'ont dirigée au cours des 30 dernières années. 

 

 

De l'antiracisme à la haine de la France

 

En 1983, alors que Cortex n'a que deux ans, la France amorce un virage d'une importance encore sous-estimée: renonçant au socialisme et aux nationalisations, François Mitterrand fait le choix de l'Europe et du libéralisme économique. Pour remplacer les électeurs des classes populaires, trahis et désapointés, la gauche française se cherche une cause et un électorat de substitution. Ce sera le début de la politique "antiraciste", lancée à la demande des socialistes au pouvoir, qui ont tout à y gagner. 

Premièrement, l'idéologie "antiraciste" apporte à la gauche une nouvelle caution morale. D'autre part, elle lui apporte les voix des enfants d'immigrés, un électorat non négligeable. Enfin, elle provoque une réaction conservatrice qui fait émerger le Front National, permettant ainsi de couper la droite en deux. 

"Marche des beurs", création d'associations (SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises et SOS Homophobie), Loi Gayssot-Fabius contre le racisme... les années 1980 et 1990, celles durant lesquelles grandit notre rappeur, pullulent d'initiatives destinées à servir cette politique. Pour des résultats brillants: le 21 avril 2002, la montée des haines et des revendications communautaires.

 

Des gens comme Bernard-Henri Levy (à droite) et Harlem Désir (au milieu) seront parmi les principaux artisans de la politique "antiraciste" qui se met en oeuvre dans les années 1980.

 

Cortex est l'exemple vivant de l'échec de cette politique qui, loin de combattre effectivement le racisme, a développé l'idée dangereuse que la France était un Etat raciste que les immigrés devaient craindre, et que de fait toute attaque contre un immigré était d'origine raciste. 

Notre jeune rappeur noir en a tiré les enseignements, puisqu'au nom de cet "antiracisme", il "baise la France", "baise l'Etat français", "nique la France", pays raciste. S'inscrivant totalement dans cette logique victimaire, Cortex assimile toute critique contre lui à du racisme ou du fascisme. "Moi, je suis antiraciste, donc si tu m'aimes pas, c'est que t'es un raciste", avait-il déclaré sans gêne. 

 

La France étant raciste, tous ses représentants et défenseurs se doivent de l'être. À commencer par les policiers, les "keufs", sur lesquels Cortex explique vouloir "tirer à sec". Dans cette même logique, Cortex "pisse sur la tête de tous les ministres", et s'en prend à tout patriote un peu trop zélé. Ainsi de "la pute Eric Zemmour", que Cortex se propose d'enculer. Ainsi aussi, bien évidemment, de Marine Le Pen, qui "fait des tournantes avec les Noirs et les Arabes", de son père "Jean-Marie le cochon" ou de maitre "Gilbert Connard". Ainsi enfin de Fabrice Eboué, "la grosse bouée", coupable d'avoir, dans un sketch humoristique, cassé un petit minaret. Donc raciste, donc fasciste. 

Et que dire du peuple français, ces Blancs dont le rappeur se vante de "tartiner la soeur et les filles", tous assimilés à "des skins et des fachos"? 

 

"91 Pyramides, tous les racistes, suce-moi la b*te, c'est Cortex, mec de la street", "chante" notre sympathique artiste dans un de ses clips sobrement intitulé "Baise le FN". 

 

Cet "antiracisme" calamiteux, qui pousse à la haine et la victimisation, a un responsable clairement désigné lorsque Cortex fait l'éloge de Ségolène Royal, de Martine Aubry ou de Dominique Strauss-Kahn, qui peuvent être fiers de ce genre d'électeur fidèle qu'ils se sont créés. 

 

 

Misère identitaire

 

Cortex, en bien plus caricatural et monstrueux qu'eux, est hélas le triste symbole de ces jeunes tiraillés entre plusieurs cultures sans en connaitre aucune, et cherchant désespérément à se construire une identité de substitution. Ils ne peuvent pas se sentir français, puisque la France évoque ce pays raciste qu'on leur a appris à détester. Ils fouillent alors dans leurs origines, leur religion, leur ethnie, de quoi compenser cette pauvreté identitaire - en vain.

 

Cortex ne sait pas non plus où il en est. Cortex est noir. Il le revendique fièrement, ressortant au passage les pires clichés véhiculés sur ce groupe (se qualifiant de "gorille", le rappeur vante régulièrement sa "grosse b*te de renoi"). Mais ça n'est pas une Nation.

Cortex, alors, se revendique algérien. Il n'en a pourtant aucun trait. Mais puisque la majorité des immigrés en France le sont, il suit la mode. C'est ainsi que l'on a vu Cortex afficher fièrement le ridicule t-shirt montrant la France aux couleurs du drapeau algérien.

 

Cortex en compagnie de son ami Morsay, qui lui non plus n'hésite pas à revendiquer l'Algérie comme son vrai pays - sans jamais y avoir vécu. 

 

Cortex est musulman, aussi. Ou tout au moins, il le revendique régulièrement, parce que c'est l'identité à la mode dans sa banlieue. Pourtant, Cortex boit de l'alcool et en est fier, se vante de "tartiner une pute par soir", encourage le vol et l'agression violente - tout cela n'étant pas très pieux. Mais se proclamer musulman, n'est-ce pas un moyen bien confortable de se racheter une vertu et de se sentir appartenir à un groupe solidaire, parce que supposé victime de racisme? 

 

Cortex, enfin, fonctionne en termes racistes - ultime paradoxe de l'idéologie "antiraciste" dont il se revendique! Ainsi divise-t-il les gens en "renois", "rebeus", "Français" (comprendre: "blancs"), "Chinois" (comprendre: "jaunes"), "Gitans" (comprendre: "Européens de l'est"). Cette séparation inconsciente qui est effectuée démontre un profond malaise: comme si le Français ne pouvait être que blanc et raciste, comme si le rappeur, parce que noir, excluait toute possibilité d'être français. 

 

 

Un "rebelle" au service de la société de consommation

 

Tout en se qualifiant de "Robin de Bois", Cortex représente en réalité le consommateur décculturé tel que le rêve le capitalisme. Abruti par une gauche qui, au nom de "l'antiracisme", l'a empêché d'accéder à la culture française, il devient la proie d'une droite capitaliste qui profite de cette inculture pour lui faire absorber sa publicité. 

 

Ainsi du culte de l'argent: Cortex ne cache pas son admiration pour les riches, à condition qu'ils se soient enrichis de façon immorale ou imméritée: du trader Jérôme Kerviel au pitre de télé-réalité Mickael Vendetta, le rappeur défend tous ces gens pour la simple raison qu'ils ont "fait du gros pognon", ce qui serait digne, selon lui, d'admiration. On admire là une pensée formatée par l'esprit individualiste, qui place l'argent en valeur suprême.

 

Cortex vante pareillement le trafic de drogue, qu'il assimile, par connerie plus que par malhonnèteté, à une lutte du pauvre contre le riche - alors même que la drogue, comme l'avait compris feu Georges Marchais, permet d'abrutir les plus pauvres et de les soumettre à la prédation sociale. 

 

Notre artiste fait par ailleurs l'apologie du sexe et de la déchéance: ne cachant pas son admiration pour Dominique Strauss-Kahn ou Silvio Berlusconi, il attaque en revanche très violemment les homosexuels, accusés d'ête immoraux. On n'est pas à un paradoxe près...

 

Inculte, drogué, américanisé, sans culture, sans valeurs, sans morale autre que l'argent: Cortex représente la parfaite victime de la société de consommation. Un conformisme qui, comble du vicieux, se dissimule derrière l'apparence de la rébellion.  Dans le fond, si les années Mitterrand ont plongé Cortex au fond du trou, les années Chirac l'y ont maintenu avec plaisir. Une situation d'autant plus triste qu'elle touche aujourd'hui des millions de jeunes, notamment les plus pauvres, dans nos banlieues. 

 

 

 

En fin de compte, le phénomène Cortex, insignifiant en lui-même, est terrifiant dans ce qu'il symbolise: une jeunesse, souvent pauvre, souvent immigrée, que l'on a parquée dans les banlieue. À qui l'on a refusé toute culture française, vue comme bourgeoise, par idéologie. Que l'on a élevé à quelques grandes leçons: la France est raciste, et chacun doit revendiquer son identité, même fantasmée, contre elle; l'argent est la seule voix de la réussite. On a appris à Sébastien Gozlin que la lecture, le respect des professeurs, l'autorité, l'Etat, l'effort, le travail, le patriotisme, c'est mal. On l'a transformé de fait en Cortex, rappeur plein de cette haine qu'on lui a inculquée.

Il est facile, aujourd'hui, de lui taper dessus. Il est encore plus facile, et totalement minable, de se servir de son cas pour illustrer des théories racistes. Mais il faut bien voir que Cortex, dans le fond, est une victime. Pas une victime de la France, comme lui ont appris certains politiciens. Mais une victime de ces derniers qui, en le coupant du peuple et de la culture française, en nourissant en lui des sentiments de haine, en ont fait ce qu'il est devenu. Avoir créé de tels monstres restera sûrement le pire crime des idéologues de l'antiracisme et de la société de consommation, cousin!

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