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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 16:50

Je me suis rendu les 7 et 8 septembre derniers aux Universités de Rentrée du parti gaulliste Debout La République; une triple aubaine, puisqu'occasion tout à la fois de voir ou revoir de nombreux camarades gaullistes et républicains, de soutenir un parti honorable, et de découvrir ce que c'est qu'un "université" de parti. Départ de Paris le vendredi 7 au matin; direction Dourdan. Charmante petite bourgade de l'Essonne, cadre champêtre et agréable - mais ô combien éloigné de toute agglomération! 

 

Très belle ville médiévale, Dourdan accueillera également les Universités de Rentrée du SIEL, le parti souverainiste de Paul-Marie Coûteaux, au début du mois d'octobre. 

 

Vendredi matin: découverte et installation

 

Nous arrivons au petit matin, par RER, de Paris, à Dourdan; je voyage avec Esther Lubiato, jeune militante gaulliste qui, à 19 ans seulement, avait porté les couleurs de Debout La République aux dernières élections législatives. Un courage et des convictions qui montrent combien le gaullisme, aujourd'hui encore, est capable d'élever une jeunesse au meilleur d'elle-même. 

Arrivée, donc, à Dourdan, puis traversée de la ville, à la recherche de l'hôtel où se dérouleront les Universités de Rentrée. 

 

En arrivant, nous sommes accueillis par Nicolas Chevalier-Roch, puis Omar Ghandour, premiers visages familiers de ce rassemblement qui, à tout néophyte, paraît grandement impressionant. Je fais la connaissance d'un certain nombre de jeunes engagés auprès de Nicolas Dupont-Aignan, comme Olivia Giorgio, ou Norman Charles, au militantisme fidèle et actif. 

 

Des réunions de formations sont organisés... fatigués, nous les loupons. Mais il semble que le parti ait compris combien les nouvelles technologies, notamment de l'internet, sont une arme stratégique essentielle.

 

De nouveaux participants arrivent; Flavien Goulisserian, courageux candidat aux élections législatives (lui aussi à 19 ans seulement), nous rejoint; puis Luc Bouchinet, et David Petitjean, qui n'accusent pas la fatigue de leur long voyage. J'aurais plaisir, tout au long de ces deux jours, à échanger avec eux. (Un regret: l'absence de notre camarade Nora, retenue en Moselle par un imprévu fâcheux...)

 

Repas, repos, et retour sur le campus vers 17 heures. Les choses sérieuses vont commencer!

 

 

Vendredi après-midi: débat sur les stratégies internes du mouvement

 

En arrivant dans la salle de réunion, grand plaisir à retrouver Sarah Ben Ammar, que j'avais soutenue lors de sa dernière candidature, active et engagée, aux élections législatives. 

 

Le débat est déjà bien entamé dans la salle, au sujet notamment du fameux dialogue avec le Front National, dontNicolas Dupont-Aignan avait évoquéé l'ouverture quelques jours auparavant, ce qui a été mal compris, ou mal accepté, par certains militants du parti. 

Il est pourtant évident que ce dialogue devra avoir lieu; il ne s'agit pas de s'allier avec le Front National - ce qui, pour un "petit" parti comme DLR, serait suicidaire. Mais simplement d'échanger avec tous ceux qui ont à coeur la défense du peuple français et de sa liberté. Il y en a à gauche, chez les chevènementistes et les communistes. Il y en a à droite, chez des gaullistes. Il y en a aussi, c'est une évidence, au Front National: un Florian Philippot, par exemple, exempt de tout racisme, et qui défend une ligne "gaulliste sociale", est un interlocuteur aussi valable qu'un autre. De même pour Benoît Girard qui, tout en militant au sein du FN, y combat courageusement et inlassablement toute attitude raciste ou haineuse. 

 

Rappelons-nous que Nicolas Dupont-Aignan, qui est un homme d'ouverture, n'avait pas hésité à manifester aux côtés du communiste Jean-Pierre Brard (à sa gauche), pour contrer la loi HADOPI. C'est une qualité d'un homme d'Etat, que de savoir dialoguer avec tous les hommes de bonne volonté.

 

En bref, ce débat sur le Front National était long, très mis en avant par les médias, mais pas forcément nécessaire, car après tout les propos de Nicolas Dupont-Aignan relèvent de l'évidence - et comment oublier qu'il a été le seul candidat à la présidentielle à militer pour un rassemblement patriotique, hostile à toute forme de racisme? 

 

Le débat avec la salle, qui s'ensuit, laisse une impression mitigée. Des interventions hors de propos sont suivies par des remarques brillantes. Au nombre de ces dernières, retenons celle de Thierry Giorgio, qui propose que DLR milite pour un effacement partiel de la dette. 

Une proposition presque révolutionnaire, mais tout à fait judicieuse, et qui sera d'ailleurs reprise par Nicolas Dupont-Aignan dans son discours du lendemain. 

 

Au soir, dîner copieux, puis retour à l'hôtel qui, au centre de Dourdan, héberge les jeunes participants à ces Universités de Rentrée. 

 

 

Samedi matin: élections chez les jeunes, économistes dans la place

 

L'élection du président de Debout Les Jeunes a été à l'origine de débats assez vifs; d'emblée, je refuse d'y entrer, non seulement parce que je ne connais pas les programmes respectifs des deux candidats, mais aussi parce je serais bien incapable de prendre parti dans de tels débats internes. Je laisse aux jeunes militants, bien mieux renseignés et plus engagés que moi, le soin de m'informer.

Le résultat sera très serré; les deux candidats seront bons joueurs. Le vote sera long, fort long, trop long? Les formalités administratives, la file d'attente, peuvent paraître fastidieuses. Mais elles montrent que DLR ne néglige pas les détails, s'attache au sérieux des procédures, et entend encadrer un vote démocratique. Dont acte. 

 

Après l'intervention de Jacques Sapir, je pose en sa compagnie, avec notre camarade issu du républicanisme de gauche, David Petitjean...

 

Mais de ce fait, je rate le gros de l'intervention des économistes invités en matinée. Fort heureusement, je peux assister en partie à celle de Jacques Sapir, figure incoutournable désormais du milieu souverainiste. Un économiste allemand se joint au débat, et de son point de vue tout germanique, démontre la fragilité, l'absurdité, la nocivité, de la monnaie unique. 

Une occasion pour Nicolas Dupont-Aignan de rappeler que son souverainisme ne vise pas à dresser la France contre les autres nations d'Europe, mais bien au contraire à faire collaborer les peuples d'Europe entre eux, afin que chacun retrouve la pleine liberté de choisir son destin et sa politique. 

 

Le déjeûner offre un cadre agréable à des discussions passionées. À ma table, Sarah Ben Ammar, Esther Lubiato, David Petitjean, et Sunny Avry dont j'ai le plaisir de faire la connaissance. Au menu des discussions, le bonapartisme et le despotisme éclairé, les salafistes et la Syrie, le nationalisme et le patriotisme, les Identitaires et le racisme, sans oublier diverses références littéraires, pas toujours conformistes, qui sont évoquées tour à tour. On apprend finalement autant en une heure de repas, agrémenté de ce genre d'échanges, qu'en une journée de meeting!

 

Dans l'après-midi, je crois également nos compagnons de Seine St-Denis, Didier Vasseur et Stéphane Chassigneux. Mais place au discours!

 

 

Samedi après-midi: grand dicours de Nicolas Dupont-Aignan

 

Clou de ces Universités de Rentrée, le discours de Nicolas Dupont-Aignan, président de DLR, aura été particulièrement réussi. Ceux qui veulent l'entendre en entier peuvent d'ailleurs le visionner ici

 

Les grands axes en sont les suivants:

 

  • Un dialogue avec toutes les personnalités de bonne volonté, de la gauche républicaine, de la droite gaulliste, et aussi de ceux qui, au Front National, accepteront l'idée de réconciliation nationale, plutôt que la diabolisation des Français arabo-musulmans. Il ne s'agit donc pas de rallier un autre parti, mais de discuter avec chacun, pour les convaincre de la pertinence du projet gaulliste de DLR.
  • Une dénonciation ferme du désastre social dans lequel l'UMP, puis le PS, ont plongé et continuent de plonger le peuple français. Reprenant la brillante idée de Thierry Giorgio, Nicolas Dupont-Aignan propose un effacement partiel de la dette de la France. Voilà qui ne plaira guère à certains bien-pensants...
  • Une alerte très ferme sur la sécurité: le président de DLR rappelle que les premières victimes de la délinquance sont les populations défavorisées, et que c'est pourquoi il faut combattre cette délinquance avec une très grande fermeté. En mettant fin, notamment, au laxisme de la justice française...

Une très bonne intervention, donc, dans le ton de sa campagne présidentielle. On regrettera simplement que la Chine semble parfois devenir, après la Turquie, la bête noire de Nicolas Dupont-Aignan. On peut, certes, dénoncer le grand capitalisme chinois qui dépèce nos industries. Mais n'oublions pas que ce capitalisme n'est que le produit de la mondialisation, une mondialisation voulue non point par la Chine, mais par l'Occident... 

 

La fin du discours marque celles des Universités de Rentrée; je reste tout de même un peu. Le temps de me faire dédicasser par Jean-Yves Dufour, "camarade de résistance" depuis 2006, son livre La France face au mondialisme. Le temps aussi d'aller voir Nicolas Dupont-Aignan, qui me dédicasse pareillement le livre qu'il avait écrit en duo avec Paul-Marie Coûteaux. 

Je constate à cette occasion qu'il lit la biographie de Napoléon III (par Eric Anceau). Espérons qu'il puisse s'inspirer, davantage encore, de la geste bonapartiste!

 

Avant le discours de Nicolas Dupont-Aignan, nous nous installons en bon ordre derrière lui - privilège de la jeunesse!

 

 

Vers 18 heures, nous reprenons la route pour Paris. Trois grandes leçons doivent être retenues de ces Universités de Rentrée. En premier lieu, l'extraordinaire diversité des sympathisants qui s'y sont rendus: anciens communistes ou chiraquiens, issus du MRC, du PS, comme du FN, jeunes ou vieux, chrétiens, juifs ou musulmans, ouvriers, étudiants ou cadres, c'est toute la France qui se retrouve rassemblée ici. La deuxième leçon, c'est la grande cohérence de Nicolas Dupont-Aignan qui, derrière des déclarations parfois mal comprises, conserve un même objectif: celui de rassembler les patriotes et les républicains sur une ligne gaulliste de rassemblement national. Enfin, dernier enseignement: l'importance de la lutte sociale, ciment de ce rassemblement. Il apparaît clairement que l'esprit du gaullisme est plus que jamais nécessaire à la France; peu l'ont compris; Nicolas Dupont-Aignan en fait partie. Saura-t-il pourtant autant transformer l'essai, et faire de ces Universités de Rentrée le départ d'une grande histoire politique?...

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