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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:09

Il est tout à fait intéressant de constater que bien souvent les incultes, les laids, les déclassés, sont parmi les premiers à se réclamer d'une communauté, généralement idéalisée, car seule capable de leur donner la fierté que leur échec personnel leur interdit. Pays d'origine ou de résidence pour les nationalistes chauvins, "race blanche" pour les Identitaires, "Oumma" pour les islamistes, "Peuple élu" pour les Juifs sionistes. 

 

 

Plus l'intelligence, le physique, la situation sociale, le niveau culturel, d'un individu laisse à désirer, et plus vous l'entendrez vanter les mérites de sa race, de sa religion, de son pays, de sa région, ou de n'importe quel autre groupe dont il se revendique. 

 

Tel gros cochon libidineux, passant ses heures devant l'ordinateur, ira clamer sur "fdesouche.fr" sa fierté d'appartenir à l'Europe "blanche et chrétienne", trouvant dans cette idée le physique, le courage et la gloire qu'il sera, pour toujours, incapable d'atteindre. 

Tel auteur minable et sans succès se découvrira soudainement quelque ancètre juif persécuté ou déporté; transformant sa vie d'arriviste parisien en celle de porteur de mémoire et de victime par héritage du génocide. 

Tel petit dealeur de cité se laissera soudainement pousser la barbe et récitera doctemment moult extraits du Coran, pensant trouver dans la religion le prestige moral que ses activités avaient mis à mal. 

 

Résumons: celui qui ne se trouve ni séduisant, ni cultivé, ni courageux, ni quoi que ce soit de mélioratif, s'affirme alors comme Blanc, Noir, Juif, musulman, gay, Corse, ou tout autre particularisme suceptible de lui donner, pense-t-il, une raison d'être fier de lui. 

 

 

L'idée d'universalisme portée par la République présente un schéma inverse: elle incite tout individu à être fier, non point de ce qu'il est par nature, mais ce qu'il devient par son effort personnel. Dès lors qu'un individu acquiert un certain niveau de réussite, il peut alors exister par lui-même et non plus à travers sa communauté. L'auteur de ces lignes ne ressend aucun besoin de s'afficher comme blanc, non pas qu'il en ait honte, mais plutôt qu'il préfère mettre en avant ses quelques succès personnels. Fruit de sa volonté et de son travail, ils sont bien plus valorisants qu'une caractéristique physique qu'il n'a pas choisie, et donc sans intérêt. 

Certains, bien sûr, même dans la réussite, restent attachés à ce prisme communautaire, et le manipulent à leurs propres fins. Mais la communauté est alors pour eux une arme, et non plus une bouée de sauvetage. Les dirigeants des Identitaires, des groupes suprémacistes blancs ou noirs, des mouvements islamistes, des organisations sionistes, ne connaissent le succès que parce qu'ils s'appuient sur une masse de malheureux qui croient trouver, dans ce communautarisme, un moyen de sortir de leur médiocrité. 

 

 

Incapable de mettre fin à ce phénomène (la nature humaine étant ce qu'elle est), la République doit tout au moins tâcher de le limiter, de le canaliser. 

Elle doit prévenir, en premier lieu: si l'on ne veut pas que quelqu'un s'attache à une communauté, alors il faut lui donner d'autres moyens de s'affirmer, d'exister, et de s'accepter; que ce soit par la réussite scolaire, l'engagement dans des associations, le sport, ou toute autre activité permettant à chacun d'affirmer sa personnalité. 

Mais si cela devait échouer, alors il faut offrir à chacun une communauté dont il puisse être fier, sans pour autant qu'elle divise les Français. C'est donc la communauté nationale qui doit rassembler l'ensemble de ses enfants autour de ses valeurs et de sa culture. 

Mais pour cela, il faudrait qu'elle soit réellement une source de fierté. Une France en déclin, soumise à Bruxelles et à Washington, agressive et impérialiste, obéissant aux lobbies et s'auto-flagellant, ne sera jamais une alternative crédible à toutes ces communautés idéalisées. 

 

Autant dire qu'il reste du travail à faire. 

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commentaires

Galaad 07/08/2012 13:53


P.S.: En parlant de nation : http://laicard-belge.blogspot.be/2012/08/jaures-la-nation-la-patrie-et-le.html ;-)

Galaad 07/08/2012 13:46


Un peu simple (et méprisant) mais y a du vrai dans ce que tu dis. Le problème c'est qu'il fut un temps où les déclassés pouvaient se regrouper dans des identités stables, fixes voire populaires,
outre la communauté nationale. Je pense à un Parti Communiste puissant, à une Eglise catholique en forme, etc... Il serait bon de mettre en lien la remontée des communautarismes avec la
pulvérisation des diverses identités fixes au profit d'une conception fluide des identités - cette modernité liquide dont parle Zygmunt Bauman. Ces regroupements ethniques extrêmement rigides ne
seraient-ils pas aussi des réactions virulentes contre une postmodernité où "tout se vaut", où on change d'identité comme de chaussettes, bref où rien n'a plus ni constance ni solidité ?
Maffesoli, théoricien de la postmodernité, se réjouissait déjà en son temps de cette "tribalisation" des sociétés. 

Aurélien Denizeau 10/08/2012 00:40



Oui, en effet, j'approuve la remarque sur les organisations comme le Parti Communiste ou l'Eglise Catholique qui offraient, en ce temps, une "identité" aux déclassés, leur permettant au passage
de s'élever et d'accéder à l'universel...