Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Nations Libres
  • Nations Libres
  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
  • Contact

Recherche

31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 17:33

Cette chaise vide devait symboliser l'absence de réforme de la présidence Obama. Un symbole difficile à comprendre pour les militants républicains, qui lui reprochent, au contraire, les rares réformes qu'il a entreprises. 

 

Les journalistes américains, puis français, s'en sont donnés à coeur joie après la prestation de Clint Eastwood à la Convention du Parti Républicain, le jeudi 30 aout à Tampa. On a parlé d'un discours "incohérent", "étrange", "hilarant". Il est vrai que l'acteur, sur la forme, n'a pas été très habile. Ce n'est pas un grand orateur et il l'a démontré. Mais pourquoi son discours est-il tombé à plat? Pourquoi a-t-il provoqué les rires et la gêne des militants?

 

La forme n'explique pas tout. Le problème ne venait pas du Clint Eastwood. Il venait du public, et du lieu de ce discours. 

 

Car, à la Convention d'un parti très à droite, c'est presque une critique de gauche à laquelle Clint s'est livré. Il n'a pas reproché à Barack Obama ses idées, il lui a reproché de ne pas les avoir appliquées. 

Lorsqu'il lui a reproché de n'avoir pas fermé Guantanamo, ou lorsqu'il a insisté sur les 23 millions de chômeurs, ce n'était pas le discours d'un Républicain. On aurait pu croire qu'un orateur socialiste, ayant perdu son chemin, s'était retrouvé par hasard à devoir prendre la parole.

Dans un parti de gauche, le discours de Clint aurait fait un triomphe, mais à la Convention Républicain, il ne pouvait être accueilli que très froidement. 

 

Ce décalage n'a rien de surprenant. Si Clint Eastwood a toujours été proche des Républicains, il reste un libre penseur. Au sujet de la guerre en Irak, de la peine de mort, de l'euthanasie, ou de la misère sociale, ses positions sont bien plus à gauche que celles du Parti Républicain. Il avait d'ailleurs fait part de ses espoirs en Barack Obama, sans toutefois le soutenir officiellement. 

 

Par ses films comme par ses prises de positions politiques, Clint Eastwood reste le symbole d'une Amérique conservatrice et individualiste, mais aussi populaire, simple et cultivant la libre parole. Peu compatible, donc, avec les élites néo-conservatrices qui se soumettent autant aux banques qu'aux lobbies. 

 

 

Un peu d'indulgence, donc! Clint n'est pas un orateur, soit. Il est excellent acteur, et c'est bien mieux. 

Et si son discours n'a pas été bien reçu, c'est aussi qu'il sortait de la bien-pensance républicaine. Ce n'est pas un adversaire, mais un déçu de Barack Obama qui s'est exprimé à Tampa. 

Donc, un homme bien plus clairvoyant que les journalistes français qui le raillent, mais restent prisonniers de leur Obamalâtrie. 

Partager cet article

Repost 0

commentaires