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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 19:14

Il y a près d'un mois, je me rendais au congrès de lancement du SIEL (Souveraineté, Indépendance Et Libertés), le nouveau parti souverainiste de Paul-Marie Coûteaux. J'y avais été convié pour assister à la prestation des multiples candidats lancés par le parti aux législatives (que je profite ici pour saluer de leur courage, et j'ai là une pensée pour mes amies Julia et Julie). 

Je fais moi-même, peu après mon talentueux camarade Tristan, un petit discours de politique étrangère - en présence, assez déstabilisante, de Marine Le Pen, alliée du SIEL. J'y développais alors les thèmes gaullistes qui me sont chers: souveraineté, dialogue des civilisations, amitié avec le monde musulman ou la Russie. 

C'est ainsi que je me rendais compte que décidémment, cette diplomatie d'ouverture rencontrait bien plus de succès chez ces nationalistes, qu'au sein des partis traditionnels...

 

 

Malheureusement, ce congrès m'avait aussi montré les limites du mouvement. Si je soutenais, et soutiens toujours sans relâche, le combat souverainiste du SIEL, je refuse en revanche de me positionner "à droite". Or, c'est bien la direction que Paul-Marie Coûteaux a choisi d'imprimer au mouvement. Faisant parler une libérale hystérique peu après moi, il a ensuite placé le SIEL dans le camps de la droite - envisageant même des alliances future avec la droite de l'UMP. 

Je comprends cette stratégie, mais je ne la ferai pas mienne. Je ne suis pas de droite - et pas de gauche non plus, d'ailleurs. Je suis gaulliste, républicain, français, voilà tout. 

 

 

C'est heureusement le ton que je retrouvais le lendemain, au discours de Balard de Nicolas Dupont-Aignan. Venu avec une amie, j'y ai eu le plaisir de croiser plusieurs militants que j'avais déjà vus au SIEL (dont Jean-Yves Dufour, auteur d'un très bon La France face au mondialisme). 

Mais l'ambiance y était décidémment plus rassembleuse. C'est une France de toutes les couches sociales, de toutes les origines et religions, de tous les milieux politiques, qui se retrouvait là. C'était une France rassemblée et combattante - en un mot, gaullienne. 

 

Avant de quitter  le meeting, j'ai le plaisir de croiser trois amis chevènementistes. Les lignes bougent bien! Puis, rendez-vous au mariage d'une amie...

 

 

La suite sera fort peu politique. Le Grand Bal de l'amitié franco-turque me prends les deux dernières semaines de mars. L'effort est rude, mais ni moi, ni mes deux amies Öznur et Ülker, ne baissons les bras. Non pas seulement parce que nous tenons à cette vieille et précieuse amitié franco-turque. Mais aussi parce que ce bal nous fait découvrir des personnes brillantes, qui nous apportent aide et réconfort. 

 

 

Quelle surprise de constater que, parmi les premiers à nous aider, nombreux sont les alévis, les Kurdes, les juifs, les homosexuels, les anarchistes et les gauchistes, toutes ces minorités dont l'Etat turc se méfie! Et que bien au contraire, les ultra-nationalistes mépriseront ce projet, tandis que l'Ambassade l'ignorera complètement!

Quelle déception de constater que, de tous ces proches sur lesquels nous comptions, bien peu de solidarité est venue - à l'exception de quelques amis précieux auquels je resterai grandement reconnaissant!

Quel ironie enfin qu'à Sciences-Po, antre prétendu de la xénophilie, on déchire mes affiches pour ce bal d'amitié franco-turque (avant de me traiter de xénophobe à l'occasion...) !

 

 

Enfin le bal a lieu! Français, Turcs, de toutes origines, de toutes religions, jeunes et vieux, hommes et femmes, se mélangent, se rencontrent, se découvrent, s'amusent. Et la joie des invités, la fidélité de certains amis, nous font vite oublier l'argent (un peu) et le temps (beaucoup) dépensés pour ce bal.

Oui, je suis fier d'avoir contribué à cette belle soirée, et je n'en regrette rien!

 

 

Et de suite, retour à la campagne présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan m'apparaît de plus en plus comme le meilleur candidat. Tandis que Jean-Luc Mélenchon reste prisonnier de son internationalisme, tandis que Marine Le Pen se laisse aller à la facilité d'exploiter l'affaire Merah, il reste le seul à porter un discours sérieux, de liberté et de réconciliation. 

 

J'évite d'aller voir les deux pitres qui se donnent en spectacle à Vincennes et la Concorde. Savoir que l'un d'eux va diriger notre pays cinq ans durant me démoralise profondément. 

 

 

Je me suis rendu en revanche, hier soir, le 17 avril, au meeting de fin de campagne de Nicolas Dupont-Aignan. Décidément, tout y est. S'il reste droit dans ses bottes, l'homme à un bel avenir politique. Peut-être est-il le seul à avoir compris que plus que jamais, souveraineté et réconciliation sont les deux piliers sur lesquels doit s'appuyer la France (comme je l'écrivais il y a plusieurs mois déjà). 

 

Avec une bonne amie journaliste, nous décidons d'aller faire un petit tour au meeting de Marine Le Pen, qui a lieu juste après. Nous arrivons en plein discours électoral. Et décidémment, l'ambiance est bien différente. Le problème ne vient pas tant de la candidate, qui dit des choses assez justes. Il vient des militants qui nous entourent, véritables bêtes brutes visiblement obsédées par le halal et l'immigration. Je caricature, bien sûr. Certains semblent bien plus réfléchis et raisonables. 

Mais il apparaît clairement que Marine Le Pen n'a aucune chance de gagner tant qu'elle n'aura pas débarassé son parti de ces tarés. 

 

Je le redis. J'ai vu chez Nicolas Dupont-Aignan toute la France. Ce peuple patriote, travailleur, de toutes origines sociales et raciales, de gauche comme de droite, y était réuni. Et ça me suffit. 

Je perdrais sûrement ce combat. 

Mais je préfère perdre avec mes idées et mes convictions. 

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commentaires

Charlemagne 21/04/2012 02:43


Bonjour je découvre votre blog qui est très intéressant, vous analysez très finement et honnêtement les personnalités et programmes des candidats. Mais je suis plus radical que vous et me
distingue de vous par les points suivants: je suis pour la sortie de l'UE (et a fortiori pour l'abandon de l'euro) que propose François Asselineau, je suis radicalement islamophobe et
Marine Le Pen est la seule à avoir compris la menace que représentait l'islam conquérant, jamais je n'accepterai le caractère multiracial de la France, qui doit redevenir intégralement blanche et
chrétienne. Pour le reste, je partage vos orientations (anti-atlantisme, alliance avec la Russie, protectionnisme, colbertisme).


 Moi ma dreamteam,


 


C'est Jean-Marie Le Pen Président de la République, Chef des Armées, Florian Philippot Secrétaire général de l'Elysée, François Asselineau
Premier Ministre ou Ministre des Affaires Etrangères, Jacques Cheminade Premier Ministre ou Ministre de l'Economie et des Finances, Jean-Yves Le Gallou Ministre de l'Intérieur, de l'Immigration
et de l'Identité nationale, Bruno Mégret Ministre de l'Industrie, des Transports et de l'Energie, Anne Coffinier Ministre de l'Instruction, Marine Le Pen Ministre de la Justice et Porte-Parole du
Gouvernement, Renaud Camus Ministre de la Culture et du Patrimoine, Yvan Blot ou Roland Hureaux Ministre de la Réforme de l'Etat, des collectivités locales et des administrations, en charge de la
rénovation démocratique et du rétablissement des libertés, Henri Guaino et Nicolas Dupont-Aignan Ministres de quelque chose, Bruno Gollnisch Ministre des Affaires Etrangères.


 


Qu'est-ce que ça aurait de la gueule !


 


C'est une France qui impressionnerait à nouveau le Monde, avec des gens, à sa tête, incorruptibles et inflexibles, ayant présenté dans leur
parcours les plus hautes garanties de patriotisme ardent, sincère et constant, qui les auront fait se distinguer de la bourgeoisie dominante, composée d'attentistes et d'indécis et toujours prête
depuis 1789 à trahir et à s'offrir au fort du moment pour préserver ses affaires, ses intérêts et sa carrière ; imbus de leur mission de premiers défenseurs du peuple français et de la patrie en
danger, faisant renouer la France avec la tradition des Grands commis de l'Etat, présentant les plus hautes qualités morales.


Au plaisir de vous lire, continuez à alimenter très fréquemment votre blog en réflexions politiques, car même si j'ai parfois de nettes
divergences, elles sont toujours très intéressantes.


 


 

Aurélien Denizeau 07/08/2012 12:23



Merci tout d'abord de ces compliments qui me touchent beaucoup! Comme vous, je suis également pour la sortie de l'UE et de l'euro, et en ce sens assez "radical". 


En revanche, je crois qu'on ne peut pas tout à la fois aimer la France, et refuser son multiracialisme, ne serait-ce que parce que l'histoire de France s'est construite sur un mélange des races
latines, gauloises et francques. Refuser le multiracialisme, c'est remettre en cause, par exemple ce fameux mélange "gallo-romain" qui est à la base de notre histoire. N'y a-t-il pas là une
contradiction? 


Anti-atlantiste comme vous, je ne crois pas à une menace représentée par "l'islam conquérant", ou plutôt, je considère que cette menace dépend largement des politiques américaines et européennes.
Partout dans le monde musulman, les islamistes fanatiques sont soutenus et armés par l'Occident: Syrie, Libye, Irak, Tchétchénie, etc. 


En revanche, des pays islamique comme l'Iran, indépendant de l'Occident, ne nous menacent pas, ce qui montre que la menace n'est pas d'essence religieuse, mais géopolitique. 


 


Bien cordialement à vous!