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  • : Chronique du choc entre les nations libres et qui tiennent à le rester, et le mondialisme ravageur qui cherche à les soumettre.
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:45

L'atmosphère politique en France devient irrespirable, aussi lourde et morose que le temps (pluie et nuage, qui a parlé de réchauffement de planète?) Seule la perspective de mon prochain voyage, en Italie, en Turquie et en Grèce, au soleil et loin de toutes ces politicailleries, me remet d'aplomb. Allons! Avant cette pause salutaire, revenons sur les péripéties des dernières semaines.

 

 

Quelle belle expérience que cette campagne législative à laquelle j'ai eu la chance de participer, livrant bataille dans la 8ème circonscription de Seine St-Denis (Rosny-sous-Bois, Gagny, Villemomble). Après la calamiteuse campagne présidentielle de 2012, j'avais pourtant choisi de prendre un peu de distance, et de ne plus me mêler de la politique française, médiocre au possible. 

Mais, apprenant la candidature de mon amie Sarah Ben Ammar, je n'ai pas hésité une seconde, devenant son suppléant pour la campagne. En plus du plaisir de militer aux côtés d'une camarade à la compagnie aussi plaisante que les idées, l'élection législative offre l'occasion d'aller porter sur le terrain des idéaux qui me sont toujours aussi chers. 

 

Pourquoi faire campagne dans la 8ème circonscription de Seine-St-Denis? Peut-ête aussi pace que j'aime le charme discret de Villemomble et Gagny, deux banlieues résidentielles que j'ai si souvent parcourues en vélo...

 

La campagne est courte, elle est intense, elle est difficile. "Petits" candidats, nous n'avons ni l'argent, ni les militants, dont disposent les autres partis - et notamment le maire UMP de Villemomble, Patrice Calmejane, notable local dont les myrmidons sont en permanence sur le pied de guerre. 

Nous devons, nous, agir par nos propres moyens; un plan de la circonscription, un seau de colle, des affiches, des tracts, et en voiture! Recouvrir les panneaux d'affichages, officiels ou en libre-service, remplir les boîte aux lettres, rencontrer les gens, recoller nos affiches, voici notre quotidien pendant près de deux semaines. 

La tâche est rude, mais elle a ses côtés agréables: rencontre de militants et sympathisants, découverte du département, longues et passionantes discussions politiques. 

 

Le résultat tombe dimanche au soir: 0,75%. Pour un parti comme DLR, dans un département comme la Seine-St-Denis, c'est tout à fait honorable. C'est moins que le score de Nicolas Dupont-Aignan aux présidentielles - mais cela s'explique aisément si l'on postule que les gens votent plus pour un personnage, que pour un parti. Notre campagne, la première, était une belle campagne, dont nous pouvons être fiers.

Une seule déception: avoir été dépassés (de peu) par le candidat du MNR, un certain Marcel Forestier, dont la campagne et le slogan se réduisait à la maxime: "La France aux Français". (Non content de prendre au FN les voix qui lui auraient permis d'accéder au second tour, il en piquait aussi la devise.)

 

Mais ce qui est fait est fait. Nous avons, Sarah et moi, fait de notre possible pour porter l'idée d'une France libre; nous pouvons nous féliciter d'avoir porté ce message, dans un département qui intéresse peu les partis politiques. 

 

 

Les autres candidats de Debout la République n'ont pas non plus ménagé leurs efforts. Quelle belle équipe de jeunes militants s'est lancée sur les routes de France, afin d'y porter les idéaux du gaullisme, du patriotisme et du rassemblement! 

Quoique je n'aime guère ce terme, c'est avant tout la "diversité" de ces militants et candidats qui me frappe. Diversité sociale, raciale et religieuse. Diversité des parcours aussi: du chevènementiste au nationaliste, en passant par les gaullistes de toujours, c'est toute une France, jeune et dynamique, qui se rassemble dans ce combat!

 

Les jeunes candidats de DLR ont souvent mené eux-mêmes leur campagne, accomplissant un effort remarquable sur le terrain, donnant de leur énergie, de leur argent et de leur enthousiasme. 

 

À 19 ans seulement, Flavien Goulisserian et Esther Lubiato, obtiennent 0,85%, en Bourgogne et en Mayenne. Un score très honorable, qui récompense leur campagne active et leur courage politique.

Nora Herbet, en Moselle, fait partie de la centaine de candidats qui dépassent 1% (permettant le financement public du parti); une juste gratification pour cette jeune candidate qui a accompli une exceptionnelle campagne de terrain.

1% aussi pour Marie Hennard qui, à 23 ans seulement, a mené le combat tambour battant en Isère.

 

Quid du patron? Nous attendons, dimanche soir, ses résultats avec inquiétude: les médias le donnaient battus, l'UMP avait envoyé contre lui un candidat. Pour moi, pour Sarah, pour Esther, pour Flavien, Nicolas Dupont-Aignan reste un espoir de porter les valeurs gaullistes à l'Assemblée Nationale.

Des premières rumeurs nous viennent. Mauvaises.

Et puis, tombe le résultat: avec 42,8% des voix, Nicolas Dupont-Aignan écrase le candidat de l'UMP (9,5%) et s'impose loin devant la candidate socialiste (30%). Soulagement, fierté: il pourrait être le seul candidat à la présidentielle gagnant les élections législatives. 

 

François Xavier-Villain, dans le Nord, est l'autre grand succès de DLR. Avec 44% des voix, ce proche de Nicolas Dupont-Aignan pourrait bien l'emporter face au PS. 

 

 

Néanmoins, les résultats généraux de ces élections législatives me laissent une impression étrange: celle du triomphe absolu du système mondialiste (UMP et PS), système dont les opposants, même lorsqu'ils l'emportent, se sont montrés bien médiocres. 

 

J'attends avec beaucoup de curiosité les résultats d'Hénin-Beaumont où, comme je l'avais prévu, les sondages ont tapé à côté de la plaque. Marine Le Pen obtient 42% dans la circonscription; avec 21,5%, Jean-Luc Mélenchon est éliminé du second tour. 

Cette candidature sonnait faux dès le départ. Frustré d'avoir été vaincu, à l'élection présidentielle, par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a voulu prendre sa revanche. Par orgueil, à la recherche du bon coup médiatique, il s'est précipité dans une circonscription qu'il ne connait pas, et qu'il pensait gagner car elle est historiquement de gauche. Mais au lieu d'y livrer un combat ouvriériste attendu, il a mené une campagne éloignée des vrais problèmes. Ses diatribes "antifascistes", son agressivité, ont effrayé les électeurs. Son refus de s'opposer frontalement au PS l'a mis en position de faiblesse. Il en a payé le prix, et il a même de la chance d'avoir dépassé les 20%!

 

Si l'échec de Jean-Luc Mélenchon est bien mérité, la victoire de Marine Le Pen ne l'est pas. La candidate du Front National a fait une campagne presque aussi lamentable que son rival. La publication d'un faux tract, dénonçant une amitié supposée entre Mélenchon, et les Arabes et Berbères, était d'un niveau de bêtise consternant. 

Arrêtons nous deux minutes sur cette phrase: "Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb." Même si je n'ignore pas les arrières-pensées de Mélenchon quand il l'a prononcée, je l'approuve pleinement, et je la reprends à mon compte. En effet, ces peuples du Maghreb (Marocains, Algériens, Tunisiens) sont des partenaires essentiels de la France. 

En critiquant cette phrase, Marine Le Pen a montré sa totale méconnaissance des enjeux géopolitiques en Mediterranée. Elle a refait la même erreur, d'ailleurs, lorsqu'elle a reproché à Mélenchon d'être proche de la Chine, de Cuba et de l'Iran: du Bernard-Henri Levy dans le texte!

 

Dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, les deux candidats "anti-mondialistes" se sont ridiculisées dans un duel stérile, tandis que le PS, plus dangereux mais plus habile, plaçait ses pions. 

 

Il est vraiment grand temps que le FN dégage les vieux cons et les jeunes néo-cons qui, en son sein, prônent la "solidarité occidentale" et autres conneries! Dans une circonscription comme celle de Hénin-Beaumont, si ravagée, si blessée par le mondialisme, Marine Le Pen aurait pu être élue du premier coup en jouant sur le social, au lieu de se perdre dans ses obsessions arabo-musulmanes!

Le jeune Florian Philippot, porte-parole du FN, est une des rares personnalités de valeur du parti qui, refusant le clivage gauche-droite, attaque la mondialisation, et non les immigrés ou les musulmans. Son maintien au second tour est une bonne nouvelle. Si seulement il pouvait amener le reste du parti sur sa ligne...

Une ligne sociale et originale très bien défendue également, dans les Ardennes, par Benoît Girard, candidat "pro-immigrés" du Front National!

Le combat de Florian Philippot est également partagé par mon amie Tamou-Charlotte Soula qui a réussi la belle performance de se hisser au second tour face au Parti Socialiste, dans le Pas-de-Calais. 

 

Quid du SIEL? Malgré les bons résultats de ses candidats (dont Julia Buchman, dont je connais l'engagement souverainiste depuis longtemps), le parti ne décolle pas: Paul-Marie Coûteaux n'atteint que 20% dans sa circonscription. Je le regrette: ce gaulliste historique méritait plus, mais peut-être a-t-il eu tort de se perdre dans un clivage gauche-droite dépassé. 

En revanche, les désistements de certains candidats UMP en faveur du "Rassemblement Bleu Marine" semblent valider, en partie, sa stratégie. 

 

La situation de François Bayrou m'attriste quelque peu. Oh, certes, je ne partage ni son idéologie européïste, ni son conformisme; mais j'approuve la constance de son engagement centriste. J'aime les hommes cohérents, et ils ne sont pas fréquents en politique. L'attitude de l'UMP s'explique (François Bayrou lui a peut-être fait perdre l'Elysée), mais celle du PS est d'une rare mesquinerie. Au moins le candidat centriste tombera-t-il avec honneur...

 

À Sarcelles, François Pupponi (PS) est en ballotage. Le FN a appelé à soutenir l'UMP contre lui, ce que j'approuve. Turcophobe, sioniste invétéré, impliqué dans bien des affaires louches et proche de Dominique Strauss-Kahn, il mérite une sévère défaite!

 

Le score du PS me semble assez faible; l'UMP tient très bien le choc. Faut-il en conclure que le gouvernement a déjà déçu les Français? C'est fort possible, car les premières semaines de François Hollande ont été marquées d'une rare médiocrité. Ceci dit, quel plaisir de ne plus avoir à supporter les François Fillon, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre et autres Claude Goasguen! 

 

 

L'élément qui m'inquiète le plus est l'influence gagnée, déjà, par l'infâme Bernard-Henri Levy, sur le gouvernement - mais aussi l'ensemble du monde médiatique et journalistique. C'est avec dégoût et mépris que j'ai vu ce faiseur de guerre, ce faussaire professionel, venir à Cannes présenter son documentaire de propagande. Kadhafi présenté en tyran totalement fou, combattu par une armée de jeunes et sympathiques rebelles... et au milieu de tout cela, BHL, BHL, BHL, partout. BHL débarquant à Benghazi, BHL soupesant un obus, BHL se promenant au milieu des snipers. Quelle sinistre comédie!

 

Ces deux clowns sont, paraît-il, des révolutionnaires syriens qui, émus aux larmes par le film de BHL, réclament une intervention "humanitaire" (comprendre: une guerre) en Syrie. 

 

Le film a fait un bide. Très bien. Mais BHL continue d'avoir ses entrées dans le monde politique et médiatique. Comment cela est-il possible?

J'enrage quand je pense au sort qu'on réserve, dans le même temps, à Dieudonné ou Eric Zemmour. Le premier, humoriste aux blagues acerbes, s'est vu interdire de jouer dans plusieurs théatres; en Belgique, il a été tout bonnement chassé en plein spectacle, par près de 300 CRS. Le tout sous l'approbation de Xavier Magnée, avocat de Marc Dutroux. Ô inversion des valeurs!

Quant à Eric Zemmour, il s'est vu menacé de quitter son poste, sur RTL, pour une chronique qui n'a pas eu l'heur de plaire à Christiane Taubira. Quand je pense à toutes les chroniques hostiles au gouvernement qui se sont succédé sous Nicolas Sarkozy, je me dis que l'hôpital se fout, un peu, de la charité. 

 

Voilà où en est réduite la France. BHL, milliardaire enrichi par l'exploitation des Africains, faussaire de la pensée, faiseur de guerre, se pavane à Cannes. Pendant qu'un humoriste, et un journaliste d'investigation, sont persécutés par des groupes communautaires pour n'avoir pas pensé comme on le leur demandait. Décidémment, plus que jamais, j'attends ce voyage en Mediterranée. L'air devient trop irrespirable ici. 

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